2.8.09

Se fausser compagnie

"C'était il y a longtemps. Tout le monde a pris ça pour un caprice. Un ami m'a même dit "c'est la transgression absolue. Tu te rends compte ? Refuser le prénom que tes parents t'ont donné pour en choisir un autre !"(...) j'ai d'abord accolé mes deux prénoms. Mais ce n'étaient pas des prénoms simples et composables. Ca ne donnait rien d'habituel comme Marie-Claire ou Anne Sophie. Plutôt quelque chose d'assez grotesque comme Cunégonde-Gertrude ou... Mais j'ai tenu. Au fil du temps, le premier prénom a disparu, et le second, celui que j'avais voulu, s'est imposé. J'avais réussi à me fausser compagnie."
Florence Noiville, in la donation, ch 17

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