46e mermaine. Les couvertures, les couettes, les édredons font des rêves de vacances. Ne pas s'alarmer. Glisser dessous des cartes postales de plages au Grosolleille salé parfumées à l'ail et au basilic. Ca ne gratte pas, et ça sent bon.
(...)
Il existe quelque chose de plus transparent que le vent, c'est l'ombre du vent, elle est invisible, même en pleine lumière.
Claude Ponti. Almanach ouroulboulouck.
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17.11.12
18.8.12
Canicule
33e mermaine :
"les températures sont extrêmement élevées, avec des gros degrés bouillants sur les thermomètres, les maximales, corrigées de variations saisonnières sont dépassées. Buvez du thé."
Claude Ponti, Almanach ouroulboulouck
Ce chien est fou : il souffre tout le temps de la chaleur, mais de temps en temps, il file au soleil !
"les températures sont extrêmement élevées, avec des gros degrés bouillants sur les thermomètres, les maximales, corrigées de variations saisonnières sont dépassées. Buvez du thé."
Claude Ponti, Almanach ouroulboulouck
Ce chien est fou : il souffre tout le temps de la chaleur, mais de temps en temps, il file au soleil !
20.6.12
C'est l'été la veille de l'été
"Vingt quatrième mermaine. Le beau temps fait le beau, il est tout frais tout neuf. Les nuages jouent à saute-mouton par dessus les sommets des montagnes, le Grosoleille est en tee-shirt. pensez à aérer ses pensées et à caresser ses espoirs."
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti
11.6.12
Temps instables
"Peut-être l'ai-je effrayée avec un si fort grand amour, se dit le Grossoleille, en voyant une si vide absence de la Plune dans le ciel. En plus, la pluie pleut toute triste sur mon parapluie."
Almanach ouroulboulouck, 22e Mermaine, Claude Ponti
8.4.12
Prenez-vos précautions : c'est pour demain !
"Quatorzième mermaine, deuxième mermaine de Javril. Il pleut toujours à droite, il fait beau toujours à gauche, et on sourit le matin, on pleure l'après-midi. Sauf si l'on a pris soin de passer tout le lundi à cloche-pied avec une lanterne bleue sur la tête."
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti
Et c'est Pâques, la fête des poussins et des œufs ...
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti
Et c'est Pâques, la fête des poussins et des œufs ...
23.3.12
Joyeux printemps
"Onzième mermaine. Le Grosoleille range ses habits d'hiver dans son coffre à habits d'hiver. Il sort ses habits de printemps de son coffre à habits de printemps, les essaie devant son miroir Kirentoubo, sourit, et leur sert le petit déjeuner."
Claude Ponti, l'almanach Ouroulboulouck.
19.3.12
C'est la saison
"12e mermaine :
La plui et le beau temps se mélangent. C'est la mermaine des arcs-en-ciel, des bulettes de Grossoleille à essuie-glace, des parapluies solubles, des bottes nu-pieds, des manteaux rafraîchissants et des glaces chaudes."
La plui et le beau temps se mélangent. C'est la mermaine des arcs-en-ciel, des bulettes de Grossoleille à essuie-glace, des parapluies solubles, des bottes nu-pieds, des manteaux rafraîchissants et des glaces chaudes."
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti
29.2.12
Le 29 Février, on se pose des questions stupides...
Lorsqu'un mois commence, comment être sûr que le mois précédent est terminé ?
"Le mois précédent est le mois d'avant. Le mois qui commence est le mois de maintenant. Le mois suivant est le mois d'après. Tous les mois d'après sont devenus des mois d'avant après avoir été des mois de maintenant. De même, tous les mois d'avant ont été des mois d'après avant d'avoir été des mois de maintenant... Tout Ouroulboulouck avec son cerveau réveillé voit que cette question n'a pas de sens; ni à l'endroit ni à l'envers et pas plus qu'hier qu'aujourd'hui ou demain."
Claude Ponti, Almanach ouroulboulouck 8e mermaine
"Le mois précédent est le mois d'avant. Le mois qui commence est le mois de maintenant. Le mois suivant est le mois d'après. Tous les mois d'après sont devenus des mois d'avant après avoir été des mois de maintenant. De même, tous les mois d'avant ont été des mois d'après avant d'avoir été des mois de maintenant... Tout Ouroulboulouck avec son cerveau réveillé voit que cette question n'a pas de sens; ni à l'endroit ni à l'envers et pas plus qu'hier qu'aujourd'hui ou demain."
Claude Ponti, Almanach ouroulboulouck 8e mermaine
2.1.12
2 Janvier : le jour des mauvais vœux
Et si on consacrait le 2 Janvier aux mauvais vœux ?
Ce ne serait pas très difficile pour 2012. L'année a toutes les chances d'être mauvaise, donc on n'a peu de chance de se tromper : crise, chômage, présidentielle, peut-être fin de l'euro...
Et puis quel plaisir de pouvoir passer de "à lui je ne lui souhaite pas mes meilleurs vœux" à "je te souhaite de tout mon cœur une mauvaise année".( Le tutoiement dans cette situation parait plus naturel.)
Tous ces mesquins, ceux rencontrés brièvement dans une administration, quotidiennement au travail, toute une vie dans une famille. Dans l'enthousiasme de l'année nouvelle, les bulles du champagne, des bonnes résolutions, on les avait oubliés. Et puis la journée du premier janvier n'est pas terminée que ça y est, certains se rappellent à nous, en avant-garde.
Bien sûr , souvent, ils n'ont guère besoin de nous pour la passer mauvaise : petit esprit, jalousies, petites magouilles, déceptions dérisoires, inaptitudes aux petits bonheurs.
Pourtant, leur souhaiter un dégât des eaux, un contrôle fiscal, un divorce, certaines plaies d'Egypte avant Pessah (pustules, ténèbres, vermine), ça ne mange pas de pain...
Le 2 janvier, le jour des mauvais vœux, ça vous dit ?
extrait de Mô-Namour de Claude Ponti
Ce ne serait pas très difficile pour 2012. L'année a toutes les chances d'être mauvaise, donc on n'a peu de chance de se tromper : crise, chômage, présidentielle, peut-être fin de l'euro...
Et puis quel plaisir de pouvoir passer de "à lui je ne lui souhaite pas mes meilleurs vœux" à "je te souhaite de tout mon cœur une mauvaise année".( Le tutoiement dans cette situation parait plus naturel.)
Tous ces mesquins, ceux rencontrés brièvement dans une administration, quotidiennement au travail, toute une vie dans une famille. Dans l'enthousiasme de l'année nouvelle, les bulles du champagne, des bonnes résolutions, on les avait oubliés. Et puis la journée du premier janvier n'est pas terminée que ça y est, certains se rappellent à nous, en avant-garde.
Bien sûr , souvent, ils n'ont guère besoin de nous pour la passer mauvaise : petit esprit, jalousies, petites magouilles, déceptions dérisoires, inaptitudes aux petits bonheurs.
Pourtant, leur souhaiter un dégât des eaux, un contrôle fiscal, un divorce, certaines plaies d'Egypte avant Pessah (pustules, ténèbres, vermine), ça ne mange pas de pain...
Le 2 janvier, le jour des mauvais vœux, ça vous dit ?
19.7.11
Fuji, cent vues (24) : quand les oiseaux prennent des risques...
Edo no Fuji
Ce dragon-poisson, s'il pouvait lâcher son toit, il le croquerait bien ce moineau ! On se croirait dans une image de Claude Ponti !
in Bih-Bih et le Bouffron-Gouffron
30.6.11
Sus aux Lellebore-Lasphodèle
A l'heure des restrictions budgétaires, des réductions de postes, des fermetures de classe, nous arrivent des petites jeunes qui rentrent dans la carrière. Souvent par la petite porte, des débuts tortueux, commençant au centre aéré, ou au balai, ou aux deux, bien sûr quatre jours par semaine mais de 7h30 à 18h30 avec vingt minutes de pose. Il y a le grand enthousiasme, le plaisir de l'odeur du propre, du travail bien fait, vite fait, le plaisir de voir passer les enfants des larmes au rire, du gribouilli aux jolies demoiselles aux longs cils, de la lecture d'une histoire quand la maîtresse est absente, du sourire de celle-ci lorsqu'elle rentre soudain dans la classe.
Et puis la vague des besogneuses. Celles qui n'ont jamais connu le plaisir de l'odeur du propre, celles qui ont oublié celui de voir passer les enfants des larmes au rire disant il chiale encore celui là. Nombreuses, appartenant à des castes diverses dont elles refusent l'interaction par esprit de corps, dont tout membre extérieur ou cheveu qui dépasse devient corps étranger. Vaguement sympathiques prises une par une, elles deviennent une masse hostile, s'individualisant dans les petites blessures, les petites actions mesquines, les allusions perfides, les ragots, les dénonciations calomnieuses. Sans l'aide de Blaise le dompteur de tache, on est foutu. Les plus résistantes s'obstinent, les autres rentrent dans le moule ou deviennent elles-mêmes des Lellebore-Lasphodèle. J'espère que la mienne restera une fée, une petite fée brulée dont les ailes vont repousser.
Et puis la vague des besogneuses. Celles qui n'ont jamais connu le plaisir de l'odeur du propre, celles qui ont oublié celui de voir passer les enfants des larmes au rire disant il chiale encore celui là. Nombreuses, appartenant à des castes diverses dont elles refusent l'interaction par esprit de corps, dont tout membre extérieur ou cheveu qui dépasse devient corps étranger. Vaguement sympathiques prises une par une, elles deviennent une masse hostile, s'individualisant dans les petites blessures, les petites actions mesquines, les allusions perfides, les ragots, les dénonciations calomnieuses. Sans l'aide de Blaise le dompteur de tache, on est foutu. Les plus résistantes s'obstinent, les autres rentrent dans le moule ou deviennent elles-mêmes des Lellebore-Lasphodèle. J'espère que la mienne restera une fée, une petite fée brulée dont les ailes vont repousser.
2.5.08
Ponti et Murakami

photo Adachihara Hatsuo
J’ai été chargée par Christian pour la journée de formation du 26 Avril, de présenter l’œuvre de Claude Ponti, de la rendre accessible à ceux qui ne la connaissaient pas et surtout à ceux qui, après s’y être frotté, ne la comprenaient pas, y restaient insensibles.
Et maintenant, je suis chargée de faire un compte-rendu et je n’y arrive pas. Comment le faire sans la base picturale, sans les textes intégraux que j’ai lus ? Pour le tenter, j’ai repensé au texte de Cable, un blogger que j’ai lu hier, texte qui parlait de mon écrivain préféré Haruki Murakami :
Je cite:
« Je me suis dit que c’était moi qui n’avais pas compris le sens caché, que mon manque d’expérience de lecture était en faute…alors j’ai cherché les réponses sur Internet. Bah en fait, j’avais raison dans ce que je lui reprochais; il n’y a aucun sens à cette histoire. Même l’auteur le dit dans une interview: “Je n’ai aucune idée du sens de cette histoire. J’ai écrit un rêve, mais moi-même je n’en comprends pas le sens. Bon en fait, en le relisant des dizaines de fois comme j’étais obligé puisque c’est moi qui l’ai écrit, j’ai commencé à comprendre le sens caché. Je recommande donc aux lecteurs de le lire plusieurs fois, ils y verront plus clair.”. Cet abruti est un grand comique. Lui-même dit qu’il a écrit un truc qui n’a pas de sens, et il demande aux gens de le lire plusieurs fois! Hallucinant. A lire les quelques critiques sur ses œuvres, ce genre d’histoire, c’est son style. Ses histoires (…) sont toutes en dehors de la réalité et n’ont aucun sens. … »
Je n’avais jamais songé à cela, à rapprocher Ponti et Murakami. Mais Câble a raison, en un sens, je comprends sa critique. Car Murakami ou Ponti ont en commun d’aller chercher leur texte dans l’Océan de la Mère des Histoires
« A 11h15, l ‘écorce des arbres disparaît. Les arbres s’ouvrent comme des portes. Dedans, on voit le bleu de l’Océan de la Mère des Histoires. L’eau de cet Océan est faite de toutes les histoires du monde. Toutes. Celles qui ont été mille fois racontées, celles que presque personne ne connaît, celles qui ont été oubliées, celles que l’on n’a pas encore racontées et celles qui n’ont pas encore été inventées.
C’est un Océan immense qui n’a pas de bord, pas de fond. Les poissons trouvent les passages entre notre monde et l’Océan de la Mère des Histoires. Ils sont silencieux et légers comme des bulles de savon. Ils ne disent jamais rien. On ignore ce qu’ils font. Ils survolent les palais, les écoles, les maisons perdues, les pauvres cabanes de pêcheur, puis ils repartent sans que l’on sache pourquoi. »
(Claude Ponti, Georges Lebanc, 11h15)
Je n’aimais pas Claude Ponti. Les dessins m’effrayaient, et puis tant de violences et de grouillements chez les poussins. Mais en même temps, j’avais le sentiment que quelque chose m’échappait. Alors j’ai suivi mes élèves de maternelle. Je les ai observés dans le coin lecture devant la grosse pile de livres que j’avais apportées et que je ne savais pas attaquer avec eux. Ils l’ont fait pour moi, ils ont regardé, page après page, regardé encore. Et ri, encore et encore. Alors j’ai été leurs yeux et j’ai lu pour eux. J’ai découvert l’écrivain, le tisseur de mots, le détourneur d’expression, le dresseur de listes. Les livres pour les Tous-Petits, la série Tromboline et Foulbazar : j’ai « étudié » le A avec eux en le chatouillant et en lui faisant peur ; j’ai suivi la fourmi à Grosse Voix pour trouver le père, la mère, les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, les copains, les copines, etc du bébé bonbon. J’ai découvert Blaise et les poussins, ces personnages qui vivent derrière les livres et qui nous ouvrent les portes du mystère de l’écriture, et dont la violence apparente n’est là que pour nous aider à affronter la fadeur du monde que nous proposent les adultes.
J’ai attaqué les livres plus importants. J’ai voyagé avec Petronille et parcouru les noms de ces 120 petits comme les autres énumérations de Ponti : le goûter au square de Georges Lebanc, celui des invités d’Anne Hiversaire. J’ai exploré ma vallée.
Comme toujours en littérature. j’y ai trouvé soutien dans les jours de peine : j’ai grimpé dans « l’arbre sans fin » dans les jours de deuil, j’ai été architecte dans Schmélele et l’Eugénie des Larmes : « c’est une maison qui s’est construite autour d’une petite fille avec les larmes qu’elle pleurait. Une petite fille si malheureuse qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps. Une fois la maison construite, la petite fille est partie. Tout son chagrin était passé dans les murs de la maison. ». J’ai offert à mon amoureux Bizarre…bizarre , car comme Mademoiselle Oiselle « je laisse beaucoup de moi-même sous cette branche de Charmilla »
Quand je n’ai pas le temps, je me contente des quatrièmes de couverture où les codes-barres délirent.
Bien sûr, Câble a raison.« Ses histoires sont toutes en dehors de la réalité et n’ont aucun sens. … » On n'est pas obligé d'aimer Claude Ponti ou Murakami, et d'aimer leurs histoires .Et bien, je serai comme Pétronille : qu'il y ait un sens ou non, je n’en ai rien à faire, et je veux suivre toujours les poissons de l'Océan de la Mère des Histoires.
3.6.07
Une pensée pour Albert

extrait de Ma vallée de Claude Ponti,
Le texte, dessous, dit :
Certains jours, je monte à l'Observatoire. Je m'assois au bord de la toute dernière pierre et je regarde la mer...
23.5.07
Schmélele *
"Schmélele entre dans la Maison-du-Chagrin. C'est une maison qui s'est construite autour d'une petite fille avec les larmes qu'elle pleurait. Une petite fille si malheureuse qu'elle a pleuré toute les larmes de son corps. Une fois la maison construite, la petite fille est partie. Tout son chagrin était passé dans les murs de la maison."
Claude Ponti, Schmélele et l'Eugénie des larmes.
Bientôt, je déménage...
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