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4.3.22

Conjuguons avec Murakami (12) : lecture

 "Ce fut ainsi que se termina mon dimanche matin : je lus au très étrange frère de ma petite amie un extrait d'Engrenage d'Akutagawa"

MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond

24.1.19

Meurtre et Commandeur (59) : où la daurade devient sardine

" "Mais si c'est difficile de t'expliquer avec des mots, pourquoi ne le dessinerais-tu pas ? Après tout, tu es peintre.
- Si tu ne peux pas avec des mots, répondis-je, fais-le avec des images. Facile à dire. En réalité, bien difficile à faire.
- Cela vaut au moins la peine de chercher, non ?
- Le capitaine Achab aurait peut-être dû poursuivre une sardine" répondis-je.
Masahiko rit. "Pour sa sécurité peut-être. mais l'art ne naît pas de ce genre d'attitude.
- Oh, arrête, s'il te plaît. Dès qu'on sort le joker "art", il n'y a plus de discussion possible. "
MURAKAMI Haruki, Le Meurtre du Commandeur, Livre 2, ch.42, Si ça se casse en tombant par terre, c'est un œuf, ed.Belfond

1.1.19

Meurtre et commandeur (50) : réglé comme une horloge

"Elle ne manifesta aucune réaction. Je n'étais même pas certain que mes paroles aient atteint ses oreilles.
Je fis une nouvelle tentative : "Emmanuel Kant menait une vie extrêmement régulière. Les habitants de la ville, en le voyant se promener, pouvaient régler leur montre sur son horaire."
Ces paroles n'avaient aucun sens dans ce contexte, je voulais seulement voir comment Marié réagirait. Constater si oui ou non ce que je disais était parvenu à ses oreilles. Mais elle ne répondit toujours rien. le silence environnant était toujours plus profond. C'était le seul effet qu'avait produit ma tentative. Quant à Emmanuel Kant, il poursuivait sa promenade quotidienne d'une rue à l'autre de Königsberg, dans un éternel silence, avec une parfaite régularité. les derniers mots de son existence furent : "Es ist gut." ("C'est bien.") Ce type de vie existe aussi. "
 MURAKAMI Haruki, Le Meurtre du Commandeur, Livre 2, ch.35, Vous auriez mieux fait de laisser cet endroit tel quel,  ed.Belfond

13.12.18

Meurtre et Commandeur (42) : les routes en pente

"Franz Kafka aimait les routes en pente. Il était attiré par toutes les espèces de pente, oui-da, nimporte laquelle. Il prenait du plaisir à contempler les maisons plantées là le long de la pente raide. Assis sur le bas-côté de la rue, immobile, ce gars contemplait pendant des heures et des heures entières ces bâtisses-là. Jamais ne s'en lassait,  des fois penchant la tête, des fois la redressant, ainsi de suite. C'était un zèbre bizarre à bien des égards, ô dame oui."
MURAKAMI Haruki, Le Meurtre du Commandeur, Livre 1, ch.28, Franz Kafka aimait les routes en pente,  ed.Belfond

16.3.18

Du premier amour

"Je crois vraiment que la force du premier amour est extraordinaire, que c'est une force plus grande que tout ce qu'il y a d'autre, que l'on ne peut rien faire contre et que tout simplement il faut apprendre à vivre avec. "
Zeruyah Shalev, dans un entretien à propose de Douleur