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23.4.18

Randonnée 06 : Circuit de la Cacia

Pays de Roquestéron, départ Sigale, Randoxygène Moyen Pays n°18

diaporama Flickr ici :
Randonnée randoxygène Cime de la Cacia
Départ au village de Sigale, le parking était plein, nous nous sommes garés à la sortie du village, sur la route, aux emplacements autorisés.
Le sentier est bien décrit. A la fin de la descente, il doit y avoir une erreur de balisage, car nous sommes arrivés un peu plus loin, à la balise 141 et non à la 140 que nous avons trouvé ensuite; ça a rallongé sans beaucoup d'intérêt ... mystère.
Indispensable de monter à la cime de la Cacia, la vue y est magnifique : 360° y compris (Mercantour). Mais si je la refais, je m'arrêterai là et ferai un aller-retour : la suite casse les jambes, on redescend dans la forêt, ok on est à l'ombre, mais il n'y a aucune vue et la forêt n'est pas particulièrement jolie. Puis on marche sur la route pour un kilomètre : ce tronçon est très joli, dans une clue, vue sur la rivière et le vieux pont, mais ça on peut le faire en voiture
Trajet lavande.
Mais déconseillée en été : il doit faire beaucoup trop chaud !
A l'arrivée, rafraîchissement au bar-restaurant de la ville. La patronne est souriante. Nous visiterons le village en détail la prochaine fois, là, nous étions trop fatigués !

15.4.16

Nous mourons tous par petits bouts : un an



Cela fait un an qu'il nous a quittés. Souvent, sur les sentiers qu'il aimait, comme ici au Col de Veillos, j'aime à l'imaginer derrière moi, sur mes pas, comme tout au long de ses dernières années, plus, je le sens, il est là qui trottine et je souris malgré mon cœur qui se serre.

11.2.16

Cent vues (92) : envies de raquettes ...



 Musashino no Fuji, de Hokusai

A présent, le plateau de Gialorgues doit être recouvert d'un grand manteau de neige, sous lequel les brins d'herbe attendent sagement des lunes plus clémentes...

18.8.15

Randonner (2) : Sauvage du bout du monde

Roya village
Je n’étais jamais venu dans ce village de Roya, si loin de la vallée du même nom. C’était pour moi le départ du mythique Mont Mounier que chaque année je me fixe comme objectif sans concrétiser. On ne pouvait pas rêver meilleur point de départ que cet enchantement de village ensoleillé, aux granges robustes, beaucoup moins chic que Saint Dalmas le Selvage. La balade d’une demie-heure vers le Pas de Roya, fut un enchantement, le long de la rivière dont le nom m’échappe, laune, pont naturel, prairie, et une montée vers le col de Pal à donner envie de partir sans manger.
Mais j’avais vu le gîte dans la vieille école, qui déjà, sur internet, m’avait fait rêver. Il était tard et je n’avais pas envie de me contenter de mon paquet de gaufres au miel, même bio. Sur le chemin du retour, je m’imaginai très bientôt dormir là pour franchir ma mythique montagne. J’imaginai donner l’adresse à mon amie qui chercher un petit abri avec laune proche. Une vraie Perrette.
A l’arrivée au village, il était bien un peu tard, deux heures moins le quart. Des parents avec un jeune enfant se dirigeaient vers la table, évoquant un grand père qui allait tout manger, ce qui me donna de l’espoir. L’assiette du randonneur, 12 €,  me laissait présager quelques délices qui allait me faire abandonner mon repas communautaire habituel …
J’arrive sur la terrasse. La petite famille avait rejoint les grands parents et s’installaient à table. Je reste debout, hésitante, alors qu’un autre couple mangeait déjà et que deux randonneurs allemands sirotaient une bière. Personne ne sort. J’entends dire par la grande tablée que l’hôtesse étant seule le service serait un peu lent, aussi je décide de m’installer. Pendant vingt minutes, j’ai assisté au manège : au bout de cinq minutes, l’hôtesse sort de sa cuisine, solide femme de la cinquantaine. Elle prend grand soin de cette jolie famille :y a t-il suffisamment d’ombre, on peut apporter un autre parasol ; au deuxième voyage,  elle apporte les sets et commande les boissons. Elle retourne dans sa cuisine, on entend des bruits de vaisselle, les enfants s’impatientent. Elle ressort avec un grand plateau de bières fraîches et de sirop. Dans un nouveau voyage, elle saisit la commande, menu pour les grands et assiettes de charcuterie pour les petits. Sera-ce trop ? Non, elle rajoutera les frites. Elle rentre. Il était deux heures, un quart d’heure s’était écoulé depuis que je m’étais assise. Des bruits de cuisine. J’ai décidé d’attendre cinq minutes, montre en main. Rien. Il ne s’est rien passé. Personne n’est ressorti ensuite. Pendant près de vingt-cinq minutes, j’ai attendu sur une terrasse sans que l’hôtesse m’adresse une seule attention, un seul regard, un seul signe.
Alors, je n’ai pas attendu la cuisson des frites de mes voisins. Je suis partie, sans rien dire. Je ne sais pas si dans ce cul de sac du bout du monde on ne sert que les familles que l’on connaît. Je ne sais pas non plus si ce l’on ne mange que sur réservation. Je ne sais pas si l’on ne prend plus les commandes après 14h. Je ne sais pas si l’on ne sert pas de boisson, même les bières bio des Hautes Alpes mentionnées sur l’ardoise. Je ne sais pas si l’on ne sert pas les asiatiques, quoique mon compagnon lui faisait dos et comme elle ne m’a même pas regardé une seule fois, ç’aurait pu être tout aussi bien un extra-terrestre. Affamée, fatiguée, je n’ai pas eu le courage de demander une explication, une attention, celle que le client peut s’attendre à avoir de son hôte. Peut-être était-elle surbookée pour huit couverts à midi. Je ne le saurai jamais. Pour atteindre ma montagne mythique, très bientôt j’espère,  je dormirai à Isola.


3.8.15

Randonner (1) : le col de Gialorgues

Gialorgues.Col2
Le soir, avant de me coucher, je retourne au plateau sous le col de Gialorgues, et je contemple le paysage qui m'entoure. Parfois, je rajoute les ânes du berger. Et je repense au film de Jean-Jacques Annaud le dernier loup de Mongolie. Ici aussi rôde le loup ...
Mes photos :
Col de Gialorgues
Liens pour trouver les coordonnées de la randonnée :
ici : http://www.photos-provence.fr/mercantour/lacs-de-gialorgues.html

28.10.14

On s'est baladé : la Roche de l'Abisse

Personne n'a l'air de connaître en France ce fabuleux endroit. Nous avions prévu plusieurs fois cette randonnée et deux fois au moins avons du renoncer à cause du brouillard. Mardi, nous avions décidé de suivre ce circuit:
Partis de Nice très tôt, nous sommes arrivés au Col de Tende avec un temps épouvantable, et nous avons du renoncer, très déçu. Nous avons fait alors une randonnée en voiture en cherchant un temps plus clément vers le Fort Marguerite puis vers Casterino. Le temps est devenu magnifique, et un chasseur nous a indiqué un autre itinéraire possible pour la Roche de l'Abisse, au départ de la balise 376. C'était beaucoup plus long, mais magnifique. Le brouillard sur le col de Tende était somptueux, et cerise sur le gâteau, un petit troupeau de chamois nous a rejoint au sommet !
Les photos 

24.10.14

On s'est baladé : Lac Vert et Fontanalbe


A la poursuite de l'automne des mélèzes, nous sommes allés à Casterino prendre le départ pour le Lac Vert et Fontanalbe.
Nous avons suivi presque cette randonnée, avec un détour au Lac des Grenouilles, et surtout un retour par l'autre piste beaucoup moins joli que l'aller, plus long et qui fait ensuite marcher sur le goudron. L'aller retour ce sera très bien, la prochaine fois.
 

30.9.13

Mes notes de chevet (109) : Choses à voir

Au cinquième mois, il est très agréable d'aller à quelque village dans la montagne.
Les mares d'eau semblent en vérité de simples taches toutes vertes, car leur surface est envahie par d'abondantes herbes qui ne laissent rien voir. Mais quand on passe lentement, tout droit à travers ces mares, l'eau transparente qui était cachée rejaillit, bien qu'elle ne soit pas très profonde, sous les pas des gens. C'est très joli.
Sei Shônagon, Notes de chevet


Mes notes de chevet : Cet été, j'ai vu dix, quinze, peut-être vingt lacs de montagne. L'été prochain, je verrai dix, quinze, peut-être vingt lacs de montagne. Peut-être les mêmes et peut-être d'autres. Ne me demandez pas pourquoi. Ce sont Choses à voir. 




6.1.13

Dernier dimanche de vacances

Suivre l'adage du principe annuel.
En profitant des vacances jusqu'au bout :

avec une belle ballade (destination décidée de façon impromptue...)
du réconfort à l'arrivée 




une clôture du jour des plus belles:


et une galette dans le four ...

25.4.12

Mes notes de chevet, 86 : Puits

"Le puits de Horikane.
Parmi les puits dont l'eau jaillit, celui qui est dans la montée des rencontres me charme.
Le puits dans la montagne; on le cite comme exemple, quand on parle de choses peu profondes, et je me demande quelle est l'origine de cette habitude."
Notes de chevet, Sei Shônagon
L'empire de la passion, de Kurosawa
Mes notes de chevet : 
Je me souviens du puits, mais absolument pas de l'endroit. A chaque fois, je lançais un caillou, et puis j'attendais, j'attendais, l'angoisse grandissante, le plouf final qui semblait ne jamais vouloir venir. A une certaine époque, ma vie s'est transformée en puits. Heureusement, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Peut-être un jour retrouverai-je cet endroit perdu. Lancerai-je alors le caillou ?