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15.3.26

Le souvenir des belles choses: l'odeur des asperges sauvages

 Hier, j'ai profité du dernier jour de beau temps de la semaine pour programmer une "chasse aux asperges sauvages". J'ai pris la ligne 15 jusqu'à l'arrêt au nom qui fait rêver : "les escaliers de verre". Les escaliers ne sont pas en verre mais en béton, avec des rampes imitant des lianes. On y grimpe pour arriver sur les flancs du mont Boron qui regorgent de petites asperges printanières. Mais en ce moment, il y a aussi des tapis entiers de freesias sauvages, odorantes, petites étoiles blanches au milieu du vert prairie du au printemps si pluvieux. J'y ai découvert une terrasse aire de taichi avec vue sur la rade, toute embaumée du parfum des freesias.
Certain vilain ces temps-ci m'a rappelé le souvenir de ma mère, "et ses tentatives de suicide, sa chaise longue où elle s’était condamnée à perpétuité à l’immobilité". Ce n'est pourtant pas ainsi qu'elle reste dans mon cœur. Mais ici, au cœur du printemps. Si j'étais rédactrice du Talmud, j'y rajouterai que ma mère aura part au monde futur. Non pas parce qu'elle fut une fervente croyante. Mais parce qu'elle m'a appris à ramasser les asperges sauvages. Ce petit bonheur qu'elle m'a laissée pour toujours peut vous sembler dérisoire, il fait pourtant partie de ses mérites qui ont construit celle que je suis devenue. Dans mon enfance, nous allions chaque printemps ramasser les asperges dès qu'elles dressaient leur pointe. Je ne sais pas quel âge j'avais à mes débuts, mais je n'étais pas autonome, je ne savais pas les trouver (en cherchant par exemple un asparagus plante d'où la nouvelle pousse sortait); et comme toute enfant, en étais bien marrie; aussi ma mère avait mis en place un stratagème très efficace, elle "sentait l'odeur d'une asperge" tout près d'elle, et du coup, je pouvais la découvrir et la cueillir. J'étais transportée de bonheur. Et plus encore, je me souviens avoir prononcé les mots fièrement, quand avec l'expérience je les trouvais seules, "celle-là tu ne l'as pas sentie !". Je ne sais si c'est ce bonheur qui me saisit encore aujourd'hui quand je pars en chasse. Alors que dans la vie je suis très myope, il est très rare que j'en rate une lors de ma collecte. Certainement par le rayonnement de l'odorat de ma mère. 





8.1.24

Le souvenir des belles choses : au quotidien : (1) les papas du marché

 La moitié des vacances, c'est le temps des papas : au marché, un papa qui chante avec sa petite fille de 4 ans une nouvelle version d' Amstragram ; un autre qui rit avec son bébé qui n'est plus tout à fait un bébé puisqu'il commence à faire ses premiers pas, émerveillés l'un et l'autre et en rire ...


5.1.24

Meilleure année 2024 : 2023 est finie, bon débarras

 Je ne sais pas vous, mais 2023 fut personnellement une année de merde. Beaucoup d'ennuis, petits ou grands, beaucoup de déceptions. Mon seul moment de vrai bonheur, d'humanités partagées, de découvertes, fut mon voyage en Israël en juin 2023, ce qui me rendit encore plus cruels les événements d'Octobre. Je suis touchée sur tous les fronts, dans mon pays, dans ma communauté, dans ma famille, dans ma personne. Le révisionnisme est partout. Mon âme a très mal résisté, encore moins mon corps. 

Mais 2024 est là, et l'énergie du Dragon me pousse à y croire encore. Malgré tout, des projets ont germé en 2023, de beaux projets, contrecarrés, mouvementés, mais ils ont porté déjà des fruits, me poussant dans mes retranchements et vers de nouvelles découvertes. Les soutiens furent rares mais chers. 

L'un des chantiers est la reconquête de moi-même, et le plus simple est d'être telle que je suis, toujours été, droite dans mes bottes le plus simplement possible, et retrouver la joie intérieure qui m'habite depuis l'enfance même dans l'adversité. Une de ses pistes est la musique. Avec la découverte de mon instrument, je me lance dans ce que je n'ai jamais osé encore, des arrangements musicaux personnels. Bien sûr, le chemin est encore long, mais je vous livre ici les résultats de mon premier essai, une chanson très connue en Israël, issue d'un poème d'une jeune héroïne hongroise, Hanna Senecz. Je la chante toujours dans l'intimité de mes cascades ou de mes rivages. Je l'ai chantée autrefois aussi en public. J'avais besoin de me la réapproprier, aussi je lui ai associée deux chansons d'amour judéo-espagnoles de mon répertoire. Certes, elle prend une autre dimension, moins simple, plus mystérieuse, plus mélancolique aussi ; mais ainsi, elle correspond mieux à l'air du temps ...

"Mon dieu, que jamais ne cessent le sable et la mer, le bruit de la mer, le fracas du tonnerre, la prière de l'homme"



13.9.20

Le souvenir des belles choses (3) : serviettes de toilette (1)

 Comme, au sortir de la douche, je me posais la question qui tournait dans ma tête, comment continuer, voici que j'eus la réponse avec un drap de bain.



Nous n'aimions pas les "souvenirs" et lors de nos nombreux voyages, nous ramenions des objets pour le quotidien.
Cette serviette là a 27 ans. Le rouge en est un peu délavé, à peine. Quand j'étais petite, je lisais le journal de Mickey, que j'achetais dans la boutique toute noire du buraliste à l'angle de ma rue, je pouvais y aller seule car il n'y avait aucune rue à traverser, mais le magasin lui-même, un vieux tabac tout noir, et le coin des magazines pour enfant, tout sombre au fond, étaient assez impressionnants ; c'est pourtant là que je trouvais mon journal, et les poches, et les parades, puis les Pifs gadget et les Totoche Poche, et puis après le vieux buraliste très gros en tablier blanc qui avait la voix de Bourvil a vendu à Monsieur Marcel qui a tout transformé. Adolescente, j'avais commandé au catalogue de la Redoute de toutes petites serviettes avec la couverture du journal de Mickey, mais je rougis en y pensant parce qu'elles ont eu un drôle d'usage ensuite, si ma mère avait su lequel elle ne les auraient pas commandées, ces serviettes Mickey ... Mais celle-ci , celle de la photo, est plus tardive, et plus grande , et j'ai craqué en la voyant , dans la vitrine du centre commercial de Broadway, juste en face de l'immeuble qui ressemble à un fer à repasser. Juste après, nous nous sommes pincés plusieurs fois pour voir si le décalage horaire ne nous avait pas flingués : il y avait des éléphants qui défilaient dans la rue, dirigés par des hommes enturbannés et chargés de femmes en saris qui jetaient des pétales de fleurs : c'était le défilé de campagne d'un juge de paix. New York, c'est le miracle perpétuel. Quand je suis arrivée dans cette ville, j'étais à la fois dans mon élément familier, des lieux que j'avais vus des centaines de fois au cinéma, mais tout à coup les dimensions étaient multipliées, insaisissables. De notre chambre d'hôtel, nous voyions l'Empire State Building par la fenêtre. Je ne me souviens pas avoir tant visité de choses que ça dans les huit jours que j'y ai passé, mais je me souviens avoir fait la même chose qu'à Venise : marcher, marcher, marcher. F. y était allé aussi pour le travail et nous avons visité dans un building avec gardien à casquette, une femme qui avait été en classe avec Angela Davis et qui habitait, en face de celui où John Lennon était mort assassiné, un appartement recouvert de livres et de trompe l'œil en forme de livres; nous avons visité une autre femme aussi, qui avait une galerie en immeuble dans Gramecy Park d'où aurait bien pu sortir Woody Allen. Dans mon album, il y a cinq photos : moi avec une famille d'ours sculptée devant le Musée National, une immense limousine blanche comme dans les dessins animés de Tex Avery, deux photos d'un concert de Franck Amsallem, de qui nous avons fait la connaissance dans son appartement de Brooklyn. Grâce à lui, j'ai pu me promener dans tous les paysages familiers des romans de Chaïm Potok,  avec en prime la maison du Rabbi qui était encore en vie, mais je n'ai pas visité le Zoo, parce que je n'aime pas les zoos.
 Il y a aussi une photo prise depuis l'île de la statue de la liberté. Nous avons du nous arrêter là en attendant de  reprendre le bateau. Rien de particulier au premier coup d'œil, même au deuxième, une vue tranquille sur Manhattan. En y regardant de plus près, à travers les arbres, on y voit les deux tours les plus hautes, deux tours jumelles.

7.9.20

Le souvenir des belles choses (2) : berechit ...

... ou comment commencer ? où commencer ? Les premiers souvenirs qui reviennent ne sont pas les premiers, et ne sont pas d'un temps mais d'un lieu. Bizarrement, c'est là qu'a décidé de finir son voyage mon amie morte cet été, pourtant je suis presque sûre de ne jamais y être allée avec elle. Lorsque je me baignerai, à Eze, j'aime à imaginer que j'y croiserai une petite cendre accrochée à une algue. Ou à un oursin.

Mon histoire avec Eze commence bien avant mon adolescence. Eze , c'était la plage mythique de mon enfance. La plage, c'était le Cros de Cagnes, où j'allais quotidiennement avec mes parents pendant tout le temps des grandes vacances d'été. Eze, c'était "la Plage". 

Je n'ai aucune idée de ce qui déterminait le fait de s'y rendre. Je me souviens cependant que c'est là que mon père y avait tenté sa première expérience de pêcheur en mer, et nous avec, et que j'avais attrapé un gobbi, dont simplement le nom me faisait rêver (pourtant, je m'aperçois aujourd'hui que je n'en savais pas l'orthographe : il faut écrire gobie et il figure même dans Wikipedia; je prends conscience également qu'il doit falloir dire go-bie, avec l'accent sur la deuxième syllabe, alors que je dis gob(bi).) C'est vrai que c'était aussi le nom d'un grand désert qui me fascinait sur le grand atlas vert de mon frère. C'était aussi le nom du singe dans ma méthode de lecture, Macoco, que les indigénistes voueraient aux enfers aujourd'hui, peut-être avec raison, mais qui ont fait mes délices dans l'apprentissage de la lecture. C'était aussi la plage de Lydia, ma marraine, qui a sa page dans Wikipedia comme le gobie. La plage où elle aimait se rendre hors saison, comme le font les Russes; et comme c'était la plage de Lydia, ce ne pouvait être que la plus belle des plages, n'est-ce pas ?
C'est sans doute pour cela que j'ai décidé d'y emmener mon amoureux, pour le premier bain.

Aller à Eze était déjà une aventure. Il fallait, comme Lydia, prendre le train omnibus, et nous le faisions depuis sa gare à lui, Nice-Riquier. Au lycée, nous avions très peu d'argent de poche, et c'était au guichet que nous achetions les petits tickets en carton épais que le poinçonneur trouait à l'aller et ramassait au retour. Nous avons vite compris que le contrôleur ne restait pas longtemps sur le quai, et que si nous trainions un peu, au retour, nous allions pouvoir conserver le ticket en carton et ainsi, puisqu'à la gare d'Eze il n'y avait déjà plus de chef de gare sur le quai, économiser le retour à l'infini en voyageant en règle.

Quand on arrive à la gare d'Eze, toute petite gare typique du réseau, il faut contourner et franchir les rails par un tunnel, en passant sous la voie, et descendre parmi les villas, jusqu'à la ruelle qui mène à la plage. La ruelle est toujours là, les maisons y sont minuscules, peut-être pas si prisées que cela puisque la grande voie qui mène à Rome y fait passer tous les trains très vite dans la grande ligne droite que représentent la route et la plage. 
A Eze, il fallait se baigner chaussé. C'était une plage encore sauvage, avec posidonie et oursins. J'avais peur des oursins et des piquants dans les pieds qui précédaient l'aiguille rougie au feu par ma mère qui les enlevait ensuite en triturant bien. Les galets étaient énormes et inconfortables, et les navires y faisaient souvent déposer de grosses taches de cambouis qui tâchaient irrémédiablement habits et chaussures. Oui, c'était vraiment une plage pour esthètes et non pour hédonistes. Je détestais le cambouis, les piquants d'oursins et j'avais peur des algues et de ce qu'elles dissimulaient :  ma solution était de marcher le moins possible sur les énormes cailloux, de me glisser dans l'eau et de nager le plus vite possible au loin, d'où l'on pouvait admirer la combinaison des falaises, des pins parasols et des villas méditerranéennes. Avec sous soi des kilomètres de fonds transparents. Un ami que j'y amenais plus tard, dans la vingtaine, champion de natation, ne pouvait supporter d'y rester et , à ma surprise, me révéla pourquoi : devant cette immensité abyssale, il avait une peur panique. 
F. gardait aussi son petit cousin parisien de 9 ans pendant les grandes vacances, et nous le trainions à la plage, en pleurs : il voulait rester devant la télé pour regarder ses émissions fétiches. Il a maintenant des enfants qui ont largement passé cet âge, et je me demande s'ils aiment la mer...

Je n'ai pas conservé les premières photos que nous y avions prises, mais je m'en souviens parfaitement : lui, sur la plage, avec des colonnes de galets superposés, en équilibre.  A part ces tas de pierres, je ne me souviens absolument pas de ce que nous y faisions : lectures, discussion, bronzage. Tous ces instants ont du se muer en fines particules, emportées par le vent, accrochés à une algue ou à un oursin. 


30.8.20

Les disparus. Le souvenir des belles choses (1)

 


Dans la plupart des enterrements, il y a une ou plusieurs photos. Ces photos sont choisies par les survivants. Celles que l'on a sous la main ou plutôt celles que l'on a minutieusement sélectionnées ? Le spectateur, lui, ne sait pas. Il suppute. Parfois il se rappelle du lieu de la photo, de l'époque de la photo, et cela l'émeut, le renvoie à lui même, à la perte, à sa propre mort ... 

Certains disparus ont des biographes : à leur mort, ceux-ci écrivent en leur souvenir leurs souvenirs. Et parfois l'on apprend des choses que l'on ne savait pas du tout sur la personne. Que l'on aurait pu ne pas savoir. Que l'on n'aurait pas voulu savoir ... Dont on aimerait savoir plus ...

J'ai vécu avec quelqu'un pendant trente ans. Je savais tout de lui. Cela ne m'a servi à rien le jour où il m'a plantée là.

 Je vis avec quelqu'un depuis treize ans jour pour jour, je ne sais rien de lui, pas même sa couleur préférée. Cela me convient. C'est bien ainsi.

Pourtant, au jour de mes obsèques, que restera t-il de mon parcours de vie,  et particulièrement de ces trente années bien remplies de seize à quarante-six ans ? Ma fille se souvient sans doute des dernières, et des suivantes si douloureuses qu'elles ont pulvérisé les souvenirs, surtout les bons. Moi-même j'ai scotomisé pas mal de mon passé pour aller de l'avant.  Autour de moi la Grande Faucheuse sévit; ainsi de mon petit mariage de 1978 à la Mairie de Nice, depuis quinze jours, tous les témoins sont morts. Pour enrichir le tout, on a fait de moi un personnage mauvais, dans de mauvais ouvrages dont ceux qui survivront au pilon stagneront sur des étagères. Daniel Mendelsohn dit dans les disparus :"Etre en vie, c'est avoir une histoire à raconter. Etre en vie, c'est précisément être le héros, le centre de l'histoire de toute une vie. Lorsque vous n'êtes rien de plus qu'un personnage mineur dans l'histoire d'un autre, cela signifie que vous êtes véritablement mort." Ces morts de l'été, cette lecture, un signe, le déclic : il me vient un devoir d'écriture. Seule en mesure de le faire, je veux me souvenir et l'écrire. Le souvenir des belles choses. Des belles choses seulement. En ces trente ans de vie commune, elles ont constitué mes jours, elles m'ont façonnée, car j'avais seize ans quand elle a commencé. Si ce couple n'est plus, il a bien existé, il a été heureux et moi à l'intérieur et de cette lumière est née aussi celle que je suis, jour après jour et que je n'ai pas trahie. 

Alors, commençons ...

3.8.15

Rituels d'été (1) : le bain

Sans titre
De bon matin, enfiler le maillot, rouler la rabane, fermer la fermeture éclair de mon sac à fleurs berlinois. Le boulevard est encore calme, à l'ombre un petit vent caresse les cheveux. Traverser la Prom en croisant les vélos, les joggueurs et le commis qui a acheté des baguettes industrielles pour la plage privée et les a glissées dans un sac Little Marcel.
Descendre sur la plage toute proprette, débarrassée des canettes de bière et des cartons de pizza laissés par les noctambules qui pullulent en ces temps de canicule. L'eau aussi est transparente, pas encore opacifiée par les remous et l'huile solaire. Les plus vieux sont déjà installés, certains roulent déjà leur serviette pour repartir.
Dérouler la rabane, sortir la serviette, enfiler les chaussures, sortir les lunettes de l'étui.
L'eau est fraîche, délicieuse. Trois respirations et hop. Quarante crawlées vers le large. Petite pause, coup d'œil vers le parasol détecté comme repère au départ. Le Negresco tout brillant sous l'azur et le dôme-petit-frère voisin. Planche, tout devient calme, silencieux, la mer a aspiré le vent. Quarante crawléees dos sécures, aucun voisin à heurter, les nuages à contempler et de temps en temps les palmiers de la Prom pour rétablir la ligne de mire.
Retour même programme, vers la plage et les premiers signes d'agitation, les vacanciers plantent les relax, gonflent les bouées, trempouillent les bébés.
Montée des galets, essuyage avec la serviette Obélix de la station Total, rhabillage. La rabane un peu effilée mais dont je n'ai pas trouvé l'identique chez le Russe, est repliée et roulée, petit nœud sur le tissu tahitien, petit tas mouillé dans le sac recyclable. Traversée de la Prom, les joggueurs sont rentrés. Remontée du boulevard, les couleurs sont plus vives, les bruits plus perceptibles et comme une petite musique de soleil, d'embruns, de caresses de galets. Un nouveau jour d'été commence...

1.1.12

Bonne année du dragon

L'année 2011 fut une drôle d'année. Riche en surprises des plus diverses, parfois bonnes, souvent mauvaises. Elle m'aura appris à apprécier d'autant les plaisirs précieux, brefs mais répétés, que la vie nous permet de saisir juste en ouvrant les yeux si l'on sait se tenir prêt.

25.8.11

Le souvenir des belles choses : Y.

Danser l'alegria en tapant des talons, manger des boulettes de riz en pique-nique, battre le fouet empli de poudre verte, regarder la finale de la coupe du monde de rugby, apprendre à plier un foulard, manger une soupe chaude en guise de médicament, allumer de l'encens dans un cimetière, frapper des mains en encourageant la danseuse à pois, visiter un vieil oncle à la campagne, déguster toutes sortes de biscuits aux algues, aller à un cours d'aquagym en japonais, recevoir des cartes postales du monde entier, se baigner dans un onsen, poser pour un portrait de nous, apprendre la recette de la pizza et du couscous, faire des devoirs de français sur l'économie, rire, chanter la vie en rose.

19.8.11

le souvenir des belles choses : O.

Regarder un nouveau ciel et y trouver la croix du Sud, boire du champagne sans modération, contempler la cascade d'Escragnolles, feuilleter un agenda somptueusement décoré, se promener dans la garrigue, décrire les personnages de la grande crèche, cueillir des cerises dans un grand panier, faire une balade à dos de dromadaire, évoquer une vie aventureuse, manger de l'omelette.

17.8.11

Le souvenir des belles choses, 1 : L.

Aller à la première de Starwars, manger des sushis à Sendai, chercher des asperges sauvages, faire une partie de Fantaisy, faire le bisou à Nini et Moumoute, regarder Death Note sur internet, chanter il avait les mots, fabriquer un jardin japonais, regarder FBI portés disparus, ouvrir les cadeaux de Hanoucah, chercher le Hamets de Pessah à la bougie, danser l'alegria en claquant des talons, faire bruisser la ceinture de sequins, commander le menu au petit restaurant de Tinos, dormir sur un bateau à Amsterdam, voir Harry Potter au cinéma, manger des cigares au chocolat grecs, boire un appfelschorle.