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26.9.11

Bonne année 5772

A quoi tient une bonne année ? De vieux rêves réalisés, avec le passé revisité qui vous fait un clin d'œil. Des nuages qui n'arrivent pas à masquer le ciel bleu. Tenir le cap sans perdre de vue l'horizon. Avec toujours la mer tout près.
Je vous  souhaite la nouvelle douce comme le miel.

7.8.11

Les scones à l'Irlandaise

La recette des scones irlandais de Seamountfarm :

340g de farine
1 sachet de levure
85g de beurre
40g de sucre
60g de raisins secs

Mélangez tous ces ingrédients dans un bol

1 œuf battu
15cl lait

Mélanger jusqu’à obtenir une pâte moelleuse légèrement collante
Remplir des moules à scones.

Cuire dans le milieu du four à 200° (th6) 15-20mn.

Bon j'ai arrangé un peu, j'avoue : j'ai fait tremper les raisins dans du rhum arrangé !

5.8.11

Images d'Irlande, 1 : Baltimore

Baltimore, c'est mon endroit préféré en Irlande. Un tout petit village, 2 rues qui se croisent à angle droit, 1 épicerie-tabac-marchand de journaux-etc., quelques restos et pubs, et le va-et-vient des bacs vers les îles près du camion de frites. Présent partout, le plus populaire des habitants. Il a ses habitudes bien réglés, et s'il marche parfois solitaire sur le trottoir, il sait parfaitement où il va. Il connaît les horaires de fréquentation du café, du resto, a un geste gentil pour chacun mais n'est jamais insistant. La crème quoi. D'où son succès, particulièrement auprès des filles ...

4.8.11

Irlande, Inde, Grèce, ou la combinaison des lieux et des sens


Au bout du bout du monde, au B&B Seamount Farm en Irlande, en lieu et place du traditionnel irish breakfast, j'ai commandé des naans au cottage cheese. Bien m'en a pris.
A mon retour, j'ai eu la forte envie de réitérer, et suis partie en quête de la recette des naans côté virtuel et du cottage cheese côté matériel. Et puis au petit matin, c'était parti.
 Je me suis dit que pour les accompagner, rien ne valait un bon tchai épicé, comme celui que concocte mon ami céramiste Didier en Grèce. 
Et la nostalgie m'a rattrapée, de ces tchais bus chez lui;  à l'aube quand on avait rangé les céramiques encore toutes chaudes sorties du four, ou simplement quand j'étais sa voisine à Iamia. L' odeur de la cannelle, du lait concentré dans sa petite boite grecque, la voix, l'intonation même de la question lors de la proposition gustative. Ces matins là font parti de mon précieux petit capital de vie, et pour cela je lui en serai éternellement reconnaissante.



31.7.11

28.7.11

Le son de l'Irlande, 2 : concours de dressage de chiens ou Babe, le retour

Un des événéments les plus mémorables que j'ai vécu dans ce voyage en Irlande est le concours de dressage de chiens bergers. Pendant la fête du village de Eyzeries, il figurait dans le programme du Family Festival, la fête patronale, mais je ne sais pas si les bergers étaient locaux ou venaient de plus loin. Nous sommes arrivés un peu en retard et nous avons vu une demi-douzaines de concurrents.
L'épreuve est très codifiée et on gagne ou perd de multiples points selon les réussites ou échecs de son chien. J'ai trouvé ici les règles en français, et cela m'a éclairé car je n'avais pas tout compris ! Les bergers étaient d'âge très différents, et les chiens étaient tous des boarders colley ou de petits mélanges sur cette base. Cette race a une réputation modiale qui n'est pas volée, et ses chiens sont très jolis avec une allure très simple. Pour ceux qui ont vu Babe, le cochon devenu berger, les parents adoptifs du héros sont des boarders colley australiens.
Voici un des participants, devenu spectateur ensuite : les chiens peuvent en toute confiance assister à l'épreuve, ils sont très obéissants. Certains pleurent un peu parfois pour manifester leur enthousiasme. Il y en avait jusqu'à quatre dans la même voiture, je pense qu'ils ont du participer au concours de beauté qui précédait et que j'ai raté !
 Celui-ci bien sûr n'est pas berger, mais il est là "de droit " : c'est un Lévrier Irlandais, normalement le plus grand chien des races de chien, mais pas celui-là. Je n'en avais jamais vu de blanc. Il est resté très sage et ne s'est levé qu'à la fin de la compétition.
Le parcours se déroule en plusieurs étapes.
1. La recherche.
Au signal, le berger lance son chien à la recherche d'un mini-troupeau de cinq moutons. Il part comme une bombe, à toute vitesse, tout léger, c'est très impressionnant déjà. Les spectateurs, les voient, là-bas, très loin, dans un pré, à 400m, gardé en attendant par un autre berger et un autre chien qui maintiennent le calme le temps que le chien concurent ait trouvé son troupeau. Normalement, son berger ne doit pas l'aider à  trouver, mais si le chien n'y arrive pas, il lui donne quelques indications dans le langage qu'il tire du sifflet qu'il tient autour de son cou, et de quelques ordres à la voix (mais l'équipe perd des points). Le chien doit arriver sans affoler les moutons.
2. La prise de possession 
"Le chien doit prendre le contrôle des brebis fermement et calmement".
3. L'amener.
Le chien doit ramener les moutons, aidé par quelques commandes.
Voici l'arrivée de l'un des concurrents :

3. La conduite :
Il y a ensuite un parcours à effectuer : le chien doit guider les moutons entre deux plots, aidé par son berger. Le chien ne doit pas aller trop vite. Le berger ne doit pas bouger de son poteau :

4. La séparation
L'équipe doit réaliser des séparations. Dans ce village, on semble en faire plus que dans le site que j'ai trouvé. L'équipe sépare les moutons en deux, trois, quatre, le chien répond aux ordres du maître qui prononce les bons nombres. J'avoue qu'au début je n'avais pas compris, je n'arrivais pas à y croire !

5. La mise à l'enclos
Visiblement c'est la partie la plus difficile de l'épreuve. Cela prenait parfois beaucoup de temps, car il y avait toujours une brebis pour sortir au dernier moment !

Chaque concurrent à son style. Ce jeune berger, très mignon façon Brad Pitt, siffle entre ses doigts.
Le terme crié est lie down, où le chien s'allonge sans bouger, comme figé, afin que le mouton ne le voit plus.

Ce sont de vrais champions, quelle performance ! L'équpe gagnante a été celle du berger le plus vieux que l'on voit sur les images. 
Parfois, c'est la catastrophe : un très vieux berger et un très vieux chien ont échoué, les moutons se sont perdus dans la colline en face et il a fallu ramener l'équipe en quatre quatre, les moutons étant ramenés par une équipe non-participante berger-maître à pied. Les deux devaient être un peu sourds. Mais le public a été très gentil. J'ai lu dans les règles qu'il y a aussi des points rajoutés quand les brebis se montrent particulièrement désagréables, ce que j'ai vu aussi : quelles têtues !
Je ne me suis pas lassée d'observer les chiens participer. Pauvre Hatsuo ! Le responsable du concours était très content que l'on reste et il est venu parler avec nous dans un moment de pause (quand on cherchait un chien concurrent qui avait complètement disparu sans trouver ses moutons !)

Apprendre à regarder passer le temps

Charles Fort, Kinsale, Irlande

"- Père dit-il le matin de son anniversaire, près de la rivière argentée, je veux devenir poète.
     Le prête fronça les sourcils d'une manière quasiment imperceptible mais qui trahissait toutefois une profonde déception. Le soleil se reflétait dans la moire de l'eau. Un poisson-lune passa entre les bouleaux puis disparut sous le pont de bois.
- La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule. Comme cette rivière.
     Yuko plongea son regard dans l'eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et lui dit :
-C'est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps."
Neige, Maxence Fermine, ch. 2

27.7.11

Le son de l'Irlande, 1 : fête foraine


Un soir d'été à Kinsale, un accordéon, un train mécanique, et des enfants qui jouent sur un toboggan gonflable.