20.5.12

Fuji, cent vues (46) : se blottir

Fuji no muro, Hokusai

Non, pour une fois, nous ne verrons pas le Fuji de loin. Nous voici en son cœur. En cette semaine de rénovation politique en France, me voilà prête à une exégèse amusée de circonstance. La montagne se regarde de loin, elle est dure à gravir, comme nous le rappelle les deux personnages du premier plan. Une fois que l'on y est, il faut trouver une caverne, et bien s'y serrer. Peut-être pour se réconforter, peut-être pour apprécier. En tout cas occuper le terrain. Le personnage central, en pantalon à carreau, prend en tout cas plus de place que les autres. Qu'en sera-t-il par la suite ?

La fin des temps (1) : attente

"J'essayai de siffler Dany boy pour voir, mais les sons produits ressemblaient seulement aux soupirs d'un chien atteint de pneumonie."
La fin des temps, Murakami Haruki, Pays des merveilles sans merci, ch1 L'ascenseur-Silence-Rondeurs

19.5.12

Auf wiedersehen Dieter ...


La voix des chanteurs ne s'éteint jamais.

Chipendales

Donna Summer, pour moi, restera associé à "the Full Monty", avec lequel j'ai découvert le cinéma anglais comme je l'aime ...

Le passage de la nuit (18) : fin

"Le jour s'est enfin levé. Il y a encore du temps avant que ne revienne la prochaine obscurité."
Murakami Haruki, le passage de la nuit, ch18, six heure cinquante-deux

18.5.12

Le passage de la nuit (17) : épistolaire

"Je t'écrirai une longue lettre, dit Takahashi. Comme dans les romans d'autrefois."
Murakami Haruki, le passage de la nuit, ch 17, cinq heures trente-huit

17.5.12

Mes notes de chevet (89) : fonctionnaires de cinquième rang

"Quand une femme habite seule, j'aime que la maison soit partout en désordre, et le mur de terre écroulé. S'il y a un étang, je suis ravie qu'il croisse quantité d'herbes aquatiques. Sans que les armoises fines poussent en abondance dans le jardin, il faut que l'on puisse apercevoir çà et là des herbes vertes sortant du sable. "
Notes de Chevet, Sei Shônagon


Mes notes de chevet : Je n'ai pas de jardin, mais les nombreuses petites herbes qui s'échappent des dallages du balcon, j'ai beaucoup de peine à les ôter ...

Le passage de la nuit (16) : dans la cave



"Ton solo, il était bon. Il venait des tripes"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch 16, quatre heure quarante-sept

16.5.12

Le passage de la nuit (15) : sur l'enclume

"Petit à petit, c'est mon style. Je suis une besogneuse.
-Tu travailles à ton rythme, dans ton coin. Un peu comme le forgeron du village, celui de la chanson, tu vois, non ?"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch 15, quatre heure trente-huit

15.5.12

Le passage de la nuit (14) : musculation


"On pourrait croire que le tempo lent contraste avec les mouvements du corps; en réalité, l'homme se cale sur la musique, il contrôle ses gestes d'une manière précise."
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch12, trois heure cinquante huit

14.5.12

Le passage de la nuit (13) : happy end


"
"Et après, demande Mari, qu'est-ce qui se passe ?"
Takahashi essaie de se souvenir, il regarde en l'air.
"Happy end. Ils vivent longtemps, heureux et en bonne santé. La victoire de l'amour. "   "
Murakami Haruki, le passage de la nuit, ch.9, trois heures sept.

13.5.12

Fuji, cent vues (45) : vu de là-bas, vue d'ici

Hokusai, Matsugoshi no Fuji
Photo prise aujourd'hui. On a les monts Fuji qu'on peut, mais on les aime...

Le passage de la nuit (12) : neige


La pauvreté, avec Ryan O'Neal, c'est toute de même plutôt stylé. Il fait une bataille de boules de neige avec Ali Mac Graw ; elle porte un gros pull blanc ; en fond, on entend la musique sentimentale de Francis Lai. Mais si moi je faisais la même chose, je crois que ça n'aurait pas autant d'allure. Dans mon cas, la pauvreté, c'est juste la pauvreté. Même la neige, je sui sûr qu'elle ne tomberait pas comme il faudrait."
Murakami Haruki, le passage de la nuit, ch.9, trois heures sept.

12.5.12

Marché du samedi : des ciflorettes !

Encore des pâtes, encore du chèvre frais, mais fraises ciflorettes, premières cerises et tournesol...

Le passage de la nuit (11) : sifflotement


"Takahashi est en train de chercher le meilleur rapport qualité/prix parmi les divers laits. "
Murakami Haruki, le passage de la nuit, ch.7, deux heures quarante-trois

11.5.12

Le passage de la nuit (10) : claviers


"Et ce, en fixant d'un air sévère son écran, tandis que ses doigts pianotent au rythme de la musique, sans qu'il en ait spécialement conscience. Aucun mouvement superflu. Dans la pièce, il n'y a que cette musique ciselée et précise du XVIIIe siècle et lui.
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch.7, deux heures quarante-trois

10.5.12

Le passage de la nuit (9) : micro-balai


"Pendant ce temps, Komugi empoigne son balai en guise de micro et chante à tue-tête"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch.6, deux heures dix-neuf

9.5.12

Le passage de la nuit (8) : cliché

"Kaoru retourne à 22h52 et regarde image par image juqu'à ce qu'elle trouve la bonne.Elle agrandit la zone où l'homme apparaît. L'imprime. La tête de l'homme est imprimée en couleurs, bien visible.
     "- Trop fort, dit Komugi
       - On peut vraiment faire des trucs pareils ? demande Koorogi."
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch.6, deux heures dix-neuf

8.5.12

Le passage de la nuit (7) : toilettes


Il n'y a personne. Juste la musqiue diffusée par le haut-parleur du plafond.

Les alentours s'obscurcissent. "I can't go for that" résonnent dans les ténèbres qui s'épaississent.
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch5, une heure cinquante-six

7.5.12

Le passage de la nuit (6) : vinyle


"L''aiguille de la platine poursuit sa ronde dans son sillon. Nonchalante, la musique d'Ellington. Sensuelle. Une musique faite pour la pleine nuit."
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch 5, une heure dix-huit

marché printanier

Pivoines, courgettes en fleurs, petites févèttes que j'ai mangé crues en salade mélangées aux gnocchis verts et blancs. Pâtes vertes et fromage frais de chèvre.

6.5.12

Marché de Turin : barba di frate

Découvert cette plante sauvage sur le marché de Turin. Recette du vendeur qui ne m'a parlé qu'italien, mais lentement : bouillie cinq minutes, et assaisonnée avec un fil d'huile d'olive et de citron, c'est délicieux ! Un petit goût d'herbe creuse.

Le passage de la nuit (5) : cinéphilie


"A bien y réflechir, fait-elle, c'est bien trouvé comme nom de love-hotel"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch 5, une heure dix-huit

5.5.12

Le passage de la nuit (4)


"Un vieux vinyle de Ben Webstern tourne"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, ch 5, une heure dix-huit

4.5.12

Le passage de la nuit (3) : fin de chapitre




"Dans le restaurant flotte April Fools de Burt Bacharach"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, chapitre 1, minuit moins cinq.

3.5.12

Le passage de la nuit (2) : old school

"au lycée, je me suis mis à jouer dans des groupes. Au début, c'était plutôt genre rock."

Murakami Haruki, Le passage de la nuit, chapitre 1, minuit moins cinq.

2.5.12

Le passage de la nuit (1bis) : vocation tromboniste

"La première fois que je l'ai écouté, j'en ai presque pleuré. Je me suis dit "ça, c'est mon instrument." Le trombone et moi, c'est une rencontre du destin."
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, chapitre 1, minuit moins cinq.

1.5.12

Manger avec Murakami : Le passage de la nuit (1) : salade de poulet

"Que vaut une civilisation qui n'est même pas capable de griller un toast selon tes envies ?"
Murakami Haruki, Le passage de la nuit, chapitre 1, minuit moins cinq.






Le lieu : Denny's à Shibuya (Tokyo). De salade de poulet, point.
Grâce à Hatsuo, j'ai trouvé ce lien qui explique que l'on ne sert plus de salade de poulet chez Denny's. Il ne reste plus qu'à la cusiner soi-même.

30.4.12

1Q84, le son (48) : conclusion et boucle

"Il lui revint alors les paroles que le leader avaient prononcées juste avant de mourir durant la nuit d'orage. Les paroles d'une chanson."

29.4.12

1Q84 : des questions au père

"Désirez-vous rester seul avec votre père un moment?" demanda-t-elle à Tengo. C'était une question prévue par le règlement, ce que perçut Tengo dans sa façon de la formuler.
"Non, ce n'est pas nécessaire. Merci" répondit-il. Même s'il était demeuré seul avec son père dans cette pièce, il n'aurait rien eu de spécial à lui dire. Il en était déjà ainsi lorsqu'il était vivant. A présent qu'il était mort, il n'y avait pas brusquement toutes sortes de questions dont il voudrait lui parler.
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 21, Tengo, Quelque part dans un coin de sa tête

28.4.12

1Q84 le son (47) : primates


"Nous sommes comme les hominidés du film, déclara Komatsu. Ces êtres qui ont des longs poils, et qui tout en hurlant des trucs qui ne veulent rien dire tournent et tournent sans cesse autour du monolithe."
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 18 Tengo Du vrai sang rouge

27.4.12

1Q84 le son (46) : the collector


La plupart des gens n'imaginent pas être kidnappés un jour. C'est quelque chose qui ne leur traverse pas l'esprit. Non ?
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 15, Tengo, Quelque chose dont il n'était pas autorisé à parler

26.4.12

1Q84 le son (45) : baignoire (3)


"Je crois que j'ai déjà entendu ce nom là quelque part"
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 13 Ushikawa C'est ça revenir à la case départ ?

25.4.12

Mes notes de chevet, 86 : Puits

"Le puits de Horikane.
Parmi les puits dont l'eau jaillit, celui qui est dans la montée des rencontres me charme.
Le puits dans la montagne; on le cite comme exemple, quand on parle de choses peu profondes, et je me demande quelle est l'origine de cette habitude."
Notes de chevet, Sei Shônagon
L'empire de la passion, de Kurosawa
Mes notes de chevet : 
Je me souviens du puits, mais absolument pas de l'endroit. A chaque fois, je lançais un caillou, et puis j'attendais, j'attendais, l'angoisse grandissante, le plouf final qui semblait ne jamais vouloir venir. A une certaine époque, ma vie s'est transformée en puits. Heureusement, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Peut-être un jour retrouverai-je cet endroit perdu. Lancerai-je alors le caillou ?

1Q84 : vêtements

"Il portait une veste de tweed, un pull léger en cachemire, une écharpe également en cachemire, un pantalon en laine et des chaussures en daim. Son allure de toujours. Chaque article, de qualité supérieure, de très bon goût, était usé juste au degré adéquat. Ses vêtements semblaient faire partie de lui. Tengo n'avait jamais vu Komatsu vêtu d'habits neufs. Peut-être dormait-il avec ses nouveaux vêtements ou bien se roulait-il par terre avec pour qu'ils aient l'air d'avoir été portés. Ou lors, il les lavait un certain nombre de fois et les laissait sécher à l'ombre. Une fois qu'ils avaient atteint la teinte et l'usure convenable, il les portait en public."
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 15, Tengo, Quelque chose dont il n'était pas autorisé à parler

24.4.12

1Q84 le son (44) : baignoire (2)


"Si Sibélius avait su qu'on l'écoutait ainsi, il aurait froncé ses gros sourcils,des rides se seraient creusées sur sa nuque
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 13 Ushikawa C'est ça revenir à la case départ ?

23.4.12

1Q84 le son (43) : baignoire (1)



Du moment qu'il y avait une musique de fond cela lui suffisait.
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 13 Ushikawa C'est ça revenir à la case départ ?

22.4.12

Mystères ordinaires (7) : un tigre sur la boîte aux lettres


Mais que va-t-il devenir ?

1Q84 : bien dit

"Tu sais, Aomamé, avait dit Ayumi en caressant son verre de vin. Je crois qu'il n'y a aucune logique et pas assez de bonté.
-Peut-être bien, avait répondu Aomamé. Mais ne t'inquiète pas. Un jour, ce monde-ci s'achèvera. Et Le Royaune adviendra.
- Je n'en peux plus d'attendre."
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 11, Aomamé, ...il n'y a aucune logique et pas assez de bonté

21.4.12

Fuji, cent vues (44) : sous la fenêtre

Kakemono no hottan, Hokusai

Ciel ! Le Mont Fuji !

1Q84 le son (42) : smiley




"La chemise portait un grand smiley. La dernière fois qu'il avait vu ce dessin, c'était au début des années soixante-dix."
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 9, Tengo, Tant que la sortie n'est pas bouchée

20.4.12

1Q84 le son (41) : karaoke


"Sans doute s'étaient-elles déjà exercées auparavant. Elles s'en tiraient parfaitement. Tengo, lui, ne brillait pas au karaoké ...

Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 6, Tengo, Au picotement de mes pouces

19.4.12

1Q84 : s'occuper de ses vieux

"-Mais c'est bien, je crois, déclarait l'infirmière
-Que ce soit bien ou pas, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre.
- Pourtant tout le monde ne le fait pas
- Parce que la plupart des gens sont occupés, ils ne vivent pas comme moi. "

Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 3, Tengo, Toutes les bêtes sauvages portaient des habits

18.4.12

Marché du mercredi : livraison à vélo

1Q84 : le goût

"Le menu était invariable : du chinchard salé et séché, une omelette, une tomate coupée en quatre, des algues séchées assaisonnées, une soupe au miso agrémentée de coquillages shijimi et du riz blanc. Mais, pour une raison inconnue, tout était toujours délicieux."
Murakami Haruki, 1Q84, livre 3, ch 3, Tengo, Toutes les bêtes sauvages portaient des habits

17.4.12

1Q84 le son (40) : encore et encore


"J'en ai besoin pour ma gymnastique."
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 2 Aomame Seule mais plus solitaire

16.4.12

1Q84, l'image (1) : souvenirs d'enfance

Cette image a bercé mon enfance, je voulais la queue du tigre Esso :
"Le Tigre avait la tête de côté, il souriait et agrippait dans sa patte un tuyau d'essence."
Murakami Haruki, 1Q84 livre 3, Aomama, ch2 Seule mais pas solitaire, p35

15.4.12

Photographier le ponton, jour après jour

Marché entre deux orages

1Q84, le son (39) : fin du monde




"A fixer longuement ce paysage, Aomamé finissait parfois par avoir l'impression d'avoir été abandonnée sur une planète inhabitée. Comme dans ce film qui dépeignait le monde après une guerre nucléaire. C'était quoi le titre déjà ?"
1Q84 Livre 3, MURAKAMI Haruki, ch 2 Aomame Seule mais plus solitaire

14.4.12

1Q84, le retour : tome 3

Je ne me le pardonnerai pas : tome 3 paru depuis le 1er mars, et je ne le savais pas...
Su hier soir à 10h, acheté ce matin à l'ouverture, commencé à lire en sortant sous mon parapluie.

J'y ai trouvé la phrase exacte du moment, de mon moment :
"Simplement, moi, voyez-vous, je n'ai pas envie de parler au compte-gouttes. Sur un sujet pareil, je n'aime pas lâcher trois mots par-ci, et puis quatre par-là. Je veux d'abord arriver à comprendre l'ensemble des faits, saisir les liens entre tous les événements et obtenir des preuves. Des paroles irréfléchies, voilà qui peut causer bien des ennuis inutiles. Vous allez imaginer que je ne dis que ce qui m'arrange mais, monsieur Onda, c'est mon style personnel."
Murakami Haruki, 1Q84, tome 3, chapitre 1, p10

11.4.12

Mes notes de chevet : 85. Choses qui sont proches bien qu'éloignées

" Le Paradis.
La route d'un bateau.
Les relations entre un homme et une femme. "
Sei Shônagon, Notes de Chevet
Utamaro, Jeune samouraï et jeune femme

Je sais si peu de celui qui partage ma vie, de ses premières amours, de son enfance, de sa famille. Je ne sais pas choisir un vêtement pour lui, un menu à sa place.
Avant, cette situation était pour moi impensable. Aujourd'hui, je ne veux pas qu'il en soit autrement, et l'intimité se rit de ces pécadilles.

Autour de Pessah (3)

Un camp.
Un interné.
Une créature sans nom,
Un homme sans visage,
Sans destinée.
C'est la nuit,
La première nuit de Pessah.
Le camp est endormi,
Lui seul est éveillé.
Il parle à lui-même
Sans bruit.
J'entends ses paroles,
Je capte son silence.
A moi, à lui,
Il dit :
Je n'ai pas pris part aux matsot
Ni au maror.
Je n'ai pas vidé les quatre coupes,
Symbole des quatre délivrances.
Je n'ai pas invité
Ceux qui ont faim
A partager mon repas -
Ou même ma faim.
Je n'ai plus de fils
Pour me poser
Les quatre questions -
Je n'ai plus la force de répondre...
La parabole de Had Gadya est trompeuse :
Dieu ne viendra pas
Tuer l'égorgeur.
Les innocentes victimes
Demeureront sans vengeance
Le vieux souhait
Leshana habaa bi-Yeroushalaïm
Ne sera pas exaucé.
Je ne serai pas à Jérusalem
L'année prochaine.
Je ne serai pas.
Aussi
Comment saurai-je
Que Jérusalem est là-bas,
Très loin,
Que Jérusalem n'est pas ici ?
Pourtant, je récite la Haggadah
Comme si j'y croyais.
Et j'attends le prophète Elie
Comme je le faisais jadis.
Je lui ouvre mon cœur
Et dis :
Bienvenue, prophète de la promesse,
Bienvenue, héros de la rédemption.
Viens, partage mon histoire,
Viens te réjouir avec les morts
Que nous sommes.
Vide la coupe
Qui porte ton nom.
Viens à nous,
Viens à nous en cette nuit de Pessah :
Nous sommes en Egypte
Et nous sommes ceux
Qui sont frappés par les plaies
Envoyées par Dieu.
Viens frère des malheureux,
Défenseur des opprimés,
Viens.
Je t'attendrai.
Et même si tu me déçois
Je continuerai d'attendre,
Ani Maamin.

Elie Wiesel, la Haggadah de Pâque, p103? texte issu de Ani Maanim, poème mis en musique par Darius Milhaud

10.4.12

Autour de Pessah (2)

"... pourquoi relater ? Pour la nostalgie qui émane de l'évocation ? L'esclavage d'Egypte, même s'il s'est conclu en apothéose, n'a rien qui invite à la nostalgie. Alors où va-t-on ici ? L'histoire ne servirait à rien si son évocation ne nous invitait pas au questionnement; si elle ne nous fait pas prendre conscience de ce que nous sommes après elle et à travers elle. Une ancienne parole hassidique disait que, pour sortir d'Egypte, il faut au préalable avoir conscience de s'y trouver. Et nous dirons par la suite, par la voix de Rabbi Gamaliel, que l'homme doit se considérer en chaque génération comme lui-même sorti d'Egypte."
Elie Wiesel, la Haggadah de Pâque p28

9.4.12

Autour de Pessah (1)


"Ce soir, toutes les questions ne sont pas seulement permises; elles sont les bienvenues. Cependant, nous commençons par nous pencher sur les traditionnelles quatre questions qui illustrent les quatre attitudes face à la vie : celle du fils sage, lequel connaît la question et la pose; celle du fils pervers, qui connaît la question mais refuse de la poser; celui du fils simplet, qui connaît la question mais s'en désintéresse; enfin celle du fils qui, ignorant la question, est naturellement incapable de la formuler.
Et c'est ici que surgit ma propre angoisse : que pouvons-nous faire afin de ne pas oublier la question ? Que pouvons-nous faire pour vaincre l'oubli ? Quelle est la signification de Pessah, si ce n'est de maintenir en vie nos mémoires ? Être juif signifie assumer le poids du passé et le placer au cœur de nos préoccupations pour le présent et l'avenir."
Elie Wiesel, la Haggadah de Pâque, p6

8.4.12

Prenez-vos précautions : c'est pour demain !

"Quatorzième mermaine, deuxième mermaine de Javril. Il pleut toujours à droite, il fait beau toujours à gauche, et on sourit le matin, on pleure l'après-midi. Sauf si l'on a pris soin de passer tout le lundi à cloche-pied avec une lanterne bleue sur la tête."
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti

Et c'est Pâques, la fête des poussins et des œufs ...

1.4.12

Mon quartier (58) : Rameaux au balcon : Rue Cronstadt

Juste en face du Negresco, citrons et fenouils :
et plus haut, au Castel Flamand, même genre d'ombellifère :

23.3.12

Joyeux printemps


"Onzième mermaine. Le Grosoleille range ses habits d'hiver dans son coffre à habits d'hiver. Il sort ses habits de printemps de son coffre à habits de printemps, les essaie devant son miroir Kirentoubo, sourit, et leur sert le petit déjeuner."

Claude Ponti, l'almanach Ouroulboulouck.

21.3.12

Marché italien : à Mondovi d'en bas


Cette photo date un peu maintenant, il y a longtemps que tout a été mangé ! C'était très bon ! j'ai même oublié le nom de ces délicieuses pâtes fraîches que l'on ne trouve pas à Nice...

19.3.12

C'est la saison

"12e mermaine :
La plui et le beau temps se mélangent. C'est la mermaine des arcs-en-ciel, des bulettes de Grossoleille à essuie-glace, des parapluies solubles, des bottes nu-pieds, des manteaux rafraîchissants et des glaces chaudes."
Almanach Ouroulboulouck, Claude Ponti

16.3.12

Fuji, cent vues (43) : un oiseau, encore, pour la fin de l'hiver

Sanpaku no Fuji, Hokusai

Ici, c'est la fin de cet hiver froid et tardif et la neige a fondu partout dans la montagne...

15.3.12

Mes notes de chevet : 84. Choses qui sont éloignées bien que proches

"... Les relations entre des frères et des sœurs, ou des parents, qui ne s'aiment pas.
Le chemin qui serpente dans la montagne de Kurama.
L'intervalle entre le dernier jour du douzième mois et le premier jour de l'an."
Notes de chevet, Sei Shônagon
Utamaro, Mitate du chariot brisé

Mes notes de chevet : La famille recomposée, en vogue, masque ce qui prédomine et qui relève bien plutôt de la décomposition. Le système canard colvert ne s'est même pas muté en fourmilière où une certaine loyauté régit les membres. La législation n'a guère suivi, qui perpétue l'hérédité à travers les héritages, ou les obligations d'ayant-droits.
Les proches existent, autrement, loin du sang, près du cœur.

14.3.12

Taichi ou l'être en équilibre

photo Hatsuo Adachihara

Se déployer dans l'espace, un tout petit espace immense. L'enchaînement n'est pas nouveau, et je peux laisser la mémoire de mon corps agir. Son poids passe d'un appui sur l'autre, et, bien que je sache où aller, cet appui me rend libre de prendre n'importe qu'elle direction si l'envie m'en prend d'en changer. Comprendre le déplacement de cet équilibre, là est la clé répète le maître sans cesse, mais il faut saisir ce concept intimement; alors tout change. Le corps se déplace dans le présent, libre. Toute pensée parasite le distrait et me faire perdre le fil, l'équilibre. Choisir le chemin fixé en toute liberté, s'y concentrer toute entière en chaque instant sans se laisser distraire, c'est un bon choix de vie en vérité. Et de partage, ce matin, quand tous nous évoluions ensemble, débutants comme confirmés, entraînés par le flux en un bref temps de havre.

7.3.12

Mes notes de chevet : 83. Choses auxquelles on ne peut guère se fier

Un bateau dont la voile est hissée, quand le vent souffle.
Sei Shônagon, Notes de chevet

Kazusa no kairo , Hokusai,in 36 vues du Mont Fuji
Mes notes de chevet.  C'est indubitable, il existe un nombre vraiment infime de gens à qui l'on puisse se fier. Proches, famille, peu importe. Il faut savoir profiter de chaque instant, en sachant que tous sont faillibles. Ce n'est qu'une question de temps.
Certains diront que je suis une indécrottable défaitiste. Certains vont s'en trouver terriblement vexés. Pourtant, penser ainsi est salutaire et relève d'un optimisme heureux et raisonnable.  Les gens sont fiables parfois très longtemps, ou se livrent seulement à de courtes interruptions qu'il peut être intéressant de supporter. La  fiabilité dans le temps est pour moi source d'émerveillement. Je me dis "pas encore, et c'est bien".  ... Infaillible jusqu'à la mort ? Si c'est jusqu'à la mienne, je ne saurais jamais...

4.3.12

Fuji, cent vues (42) : noms d'oiseaux

Yume no Fuji de Hokusai
Les oiseaux se mêlent comme la vie et la mort. Le Fuji est blanc.

3.3.12

les Charlots d'un autre temps...

Je les aimais bien, ils me faisaient rire. Leur héros est mort, et j'en suis toute interloquée ...

1.3.12

Le Train des Merveilles (1) : acheter le billet

Une petite envie, comme ça, de partir à la neige en prenant un petit train, le genre de petit train dont la SNCF se débarasserait bien, et en attendant s'en sert pour les touristes. C'est le train des Merveilles.


Nous nous sommes décidés pour vendredi, et donc c'était hier, d'après le dépliant, qu'il fallait réserver dernier délai.
Mon premier réflexe : internet. Je tape Train des Merveilles. Hier, le site était en maintenance. Bon. Je téléphone au numéro indiqué. Je réserve les deux places auprès d'un gentil monsieur, qui me dit que pour les retirer je peux aller dans n'importe quel guichet de gare. Je demande si c'est possible par internet. Là, il me dit que oui, mais c'est une autre procédure, il faut qu'il annule la sienne, et que j'aie une imprimante, est-ce que je le désire ? J'avoue, je n'ai pas osé, il s'était donné du mal, je maintiens ma commande avec retrait au guichet.
C'est que ces temps-ci je sature des automates. Les péages d'autoroute sans aucun être humain me stresse épouvantablement, en particulier la petite phrase "veuillez payer le montant indiqué par carte ou par espèces" quand on est seul au volant et que l'on tarde à trouver sa monnaie
Vers seize heures, je me rends donc à la gare centrale. Les guichets locaux ont disparu, il n'y a plus que des machines. Les "vrais guichets" sont au fond de la gare, là où jadis étaient les réservations : dix guichets installés, trois guichets ouverts, cent mètres de queue dont une bonne cinquantaine de Japonais ... Bon, ce sera pour plus tard, je vais être en retard à mon rendez-vous (à vue de nez, une bonne heure de queue).
A la fin de mon rendez-vous, je me souviens qu'il existe une boutique SNCF près de la rue piétonne. Je m'y rends : fermée. Pourtant ce n'est que cinq heures. Une affichette : par suite d'un mouvement social votre boutique est fermée aujourd'hui, vous pouvez acheter votre billet aux guichets d'une gare. Oui, je sais...
Le soir, à 21h30, en promenant mon chien, je réessaie à la gare principale. Tous les guichets sont fermés. D'ailleurs un monsieur vient me dire qu'il n'y a plus de train au départ. Fichtre, 9h30 c'est tôt pour arrêter les trains. J'essaie sur la machine "retrait de dossiers" mais elle refuse mon code.
Ce matin, en promenant mon chien, à 9h, je retourne à la gare. Ce n'est plus la grève, mais il y a quand même seulement trois guichets ouverts, et une dizaine de personnes avant moi : deux vietnamiens qui ne savent pas s'ils ont droit à une carte, une réduction, etc., deux américains non francophones qui veulent un ticket simple pour Menton, une femme qui doit échanger son billet tarif spécial et a apporté son dossier, un handicapé en chaise roulante qui veut une place pour tout de suite et a apporté son dossier, un couple pépé-mémé allergique aux machines qui veut un aller-retour pour Menton, un Russe qui veut absolument passer devant tout le monde et qui croit que dire I don't understand lui suffira pour griller la queue (j'ai pris des risques : je lui ai tout expliqué en anglais, à ce grand gaillard de 150kg et de deux mètres de haut, et il a pris la queue finalement !). Deux personnes sont venues s'installer à deux autres guichets, mais ils n'ont pas ouverts. Pendant ce temps, la queue de cent mètres s'est reformée derrière moi le temps que je passe, sans aucun tri des passagers selon leur demande; après tout, on n'a qu'à savoir se servir d'un automate, ou savoir dire non aux gentils employés par téléphone qui vous disent que dès aujourd'hui il suffit simplement de retire sa réservation au guichet.
Vive internet !

29.2.12

Le 29 Février, on se pose des questions stupides...

Lorsqu'un mois commence, comment être sûr que le mois précédent est terminé ?


"Le mois précédent est le mois d'avant. Le mois qui commence est le mois de maintenant. Le mois suivant est le mois d'après. Tous les mois d'après sont devenus des mois d'avant après avoir été des mois de maintenant.  De même, tous les mois d'avant ont été des mois d'après avant d'avoir été des mois de maintenant... Tout Ouroulboulouck avec son cerveau réveillé voit que cette question n'a pas de sens; ni à l'endroit ni à l'envers et pas plus qu'hier qu'aujourd'hui ou demain."
Claude Ponti,  Almanach ouroulboulouck 8e mermaine

25.2.12

Mes notes de chevet : 82. Choses qui ne servent plus à rien mais qui rappellent le passé

"Une natte à fleurs, vieilles, et dont les bords usés sont en lambeaux.
Un paravent dont le papier, orné d'une peinture chinoise, est abîmé.
Un pin desséché, auquel s'accroche une glycine.
Une jupe d'apparat blanche, dont les dessins imprimés, bleu foncé, ont changé de couleur. "
Sei Shonagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet : en voilà une liste bien assortie où l'on sourit quand même...
Paroles ici

19.2.12

Mon quartier (57) : encore des oiseaux

Sur un immeuble parmi mes préférés que je n'avais pas encore cité, j'ai découvert des oiseaux que je n'avais pas perçus


C'est ici

Mes notes de chevet : 81. Choses impatiemment attendues

" Enfiler une aiguille lorsqu'on doit se dépêcher de coudre et que le soir tombe. Mais moi, quand je vois que je vais avoir à faire une chose aussi agaçante, je me saisis d'une partie de l'ouvrage, déjà commencée, où doit se trouver fichée une aiguille enfilée; je laisse le soin d'en préparer une autre à quelqu'une de mes compagnes. Sans doute parce qu'elle se hâte aussi, elle n'y parvient pas rapidement, et je lui dis : "Allons ! Laissez donc cela pour le moment."Cependant, elle a l'air de penser : "Et pouquoi donc n'arriverais-je pas à enfiler cette aiguille ?" Elle ne peut abandonner les morceaux d'étoffe qu'elle a pris; à son ompatience, s'ajoute de l'aversion pour moi. "
Notes de Chevet, Sei Shônagon
Utamaro
Mes notes de chevet : De fils en aiguilles et d'aiguilles en fils, aux quatre bouts du monde, le même geste, depuis les temps des temps, relient les filles coquettes. Et depuis toujours les fils se défilent et nous rendent folles.
aiguilles à chas préhistoriques

Fuji, cent vues (41) : accalmie : l'œil du cyclone ?

Susaki no Fuji
La mer s'est calmée. Les oiseaux sont noirs, le Fuji est noir, bientôt une nouvelle tempête?

5.2.12

Mes notes de chevet : 80. Choses impatiemment attendues

"La lettre d'une personne aimée"
Sei Shônagon, notes de chevet
œuvre d'Utamaro


Mes notes de chevet : s'il m'est un jour donné d'avoir une petite-fille et de lui raconter le temps d'avant, je conterai l'époque ancienne où il n'y avait pas de téléphone mobile, pas de réseaux sociaux, pas de courriel, et même pas de téléphone facilement accessible. Le temps où l'on se consumait d'amour en attendant le facteur, à une époque où les facteurs allaient partout, jusqu'au fin fond des maisons enneigées, des chemins boueux, des terres gelées, afin de remettre une lettre, une chose écrite avec de l'encre sur du papier, où il était de bon ton de dire le maximum de choses poétiques avec le minimum de fautes d'orthographe, un texte que les larmes effaçaient, que les mains froissaient à force d'être déplié, que l'on cachait au fond des poches ou des tiroirs secrets avec des pétales de roses.

Fuji, cent vues (40) : coulé

 Mais où est passé le bateau ?
Ca y est ya pu qu'les p'tits oiseaux !

30.1.12

Mes notes de chevet : 79. Choses enviables

"J'envie beaucoup les gens qui ont de bons enfants, que ces derniers soient des hommes, des femmes, ou des bonzes.
Les dames qui ont de superbes cheveux très longs, et des mèches qui descendent gracieusement sur le front."
Sei Shônagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet : pour dévier l'attention vers du trop personnel, pourrait-on disserter sur le sexe des bonzes ?

29.1.12

Fuji, cent vues (39) : miroir et robe de plumes


La robe de plumes que transporte ce pêcheur est-elle celle de Médée ? Mieux vaut alors voir le monde y compris le Fuji, dans un miroir, et s'enivrer d'alcool...

15.1.12

14.1.12

Marché de samedi, c'est l'hiver !

Le mimosa est en avance d'un mois. Il n'y en aura plus pour Carnaval et les Batailles de fleurs...

4.1.12

Tout se perd ma pauv'dame (2) : légumes




Ce soir, j'avais envie de soupe. Je me rends chez un marchand de légumes. Absolument, cela existe encore, un VRAI marchand de légumes (et de fruits). Une fois ma petite récolte faite, je me rends à la caisse pour que la jeune employée pèse et encaisse. Sur sa machine, pas de petits dessins comme à Casino, mais les mots écrits. Elle pèse les pommes de terre, les carottes, les poireaux. Arrivée au fenouil, elle me demande : pouvez-vous dire comment ça s'appelle ? Elle m'a fait la même demande, ensuite, pour le navet...

Fuji, cent vues (38) : Hokusai au FAPE ?

Hokusai, Le Fuji vu de chez les teinturiers

Sans le savoir, ma dernière action de 2011 pour l'école fut de tendre un rideau sur un bambou. Hokusai serait-il mon ange protecteur ? Il sera en tout cas mon saint patron du FAPE 2012

3.1.12

Mes notes de chevet : 78. Choses qui paraissent affligeantes

"Un exorciste qui s'attaque à un démon récalcitrant. Tout irait bien si seulement les bons effets de ses incantations se manifestaient rapidement; mais s'il n'en est pas ainsi, le malheureux continue stoïquement à prier pour éviter d'être, quelque peine qu'il ait prise, la risée des gens."
Sei Shônagon, Notes de chevet.
Estampe d'Hiroshige, dragon dans un nuage

Mes notes de chevet : Encore une fois, ma vieille amie japonaise me fait un clin d'œil en ce début d'année. La commencer ainsi, par des choses qui paraissent affligeantes ! Espérons qu'en cette année du dragon qui commence, cette citation ne soit prémonitoire, bien que vérifiée pour 2011, et que mes incantations soient efficaces !

2.1.12

2 Janvier : le jour des mauvais vœux

Et si on consacrait le 2 Janvier aux mauvais vœux ?
extrait de Mô-Namour de Claude Ponti

Ce ne serait pas très difficile pour 2012. L'année a toutes les chances d'être mauvaise, donc on n'a peu de chance de se tromper : crise, chômage, présidentielle, peut-être fin de l'euro...
Et puis quel plaisir de pouvoir passer de "à lui je ne lui souhaite pas mes meilleurs vœux" à "je te souhaite de tout mon cœur une mauvaise année".( Le tutoiement dans cette situation parait plus naturel.)
 Tous ces mesquins, ceux rencontrés brièvement dans une administration, quotidiennement au travail, toute une vie dans une famille. Dans l'enthousiasme de l'année nouvelle, les bulles du champagne, des bonnes résolutions, on les avait oubliés. Et puis la journée du premier janvier n'est pas terminée que ça y est, certains se rappellent à nous, en avant-garde.
Bien sûr , souvent, ils n'ont guère besoin de nous pour la passer mauvaise : petit esprit, jalousies, petites magouilles, déceptions dérisoires, inaptitudes aux petits bonheurs.
Pourtant, leur souhaiter un dégât des eaux, un contrôle fiscal, un divorce, certaines plaies d'Egypte avant Pessah (pustules, ténèbres, vermine), ça ne mange pas de pain...
Le 2 janvier, le jour des mauvais vœux, ça vous dit ?

1.1.12

le son de chez moi (56) : en attendant 2012

Avec le champagne, comme il se doit, et dans la foule des Italiens, comme d'habitude !

Bonne année du dragon

L'année 2011 fut une drôle d'année. Riche en surprises des plus diverses, parfois bonnes, souvent mauvaises. Elle m'aura appris à apprécier d'autant les plaisirs précieux, brefs mais répétés, que la vie nous permet de saisir juste en ouvrant les yeux si l'on sait se tenir prêt.