15.2.16

Ecoute le vent (18) : sorcellerie

"Quinze jours après la mort de ma troisième petite amie, je lus La Sorcière de Michelet. Un livre remarquable.  Je notai en particulier ce passage : "(...) si l'on en croit Rémy, le juge de Nancy. Dans son livre dédié au cardinal de Lorraine (1596), il assure avoir brûlé  en seize années huit cents sorcières. "Ma justice est si bonne, dit-il, que l'an dernier, il y en a eu seize qui se sont tuées pour ne pas passer par mes mains." 
Il aurait mieux fait de ne rien dire plutôt que de prétendre que sa justice était si bonne.
Ecoute le chant du vent, MURAKAMI Haruki, ch. 21

Les accusées, si elles peuvent, préviennent la torture et se tuent. Remy, l’excellent juge de Lorraine, qui en brûla huit cents, triomphe de cette terreur. « Ma justice est si bonne, dit-il, que seize, qui furent arrêtées l’autre jour, n’attendirent pas, s’étranglèrent tout d’abord. »
                                                                 MICHELET, La sorcière, Introduction

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