En me promenant dans mon nouveau quartier, j'y découvre la période architecturale que j'aime le plus à Nice. J'aime la combinaison de style raffiné et de naïveté de cette époque.
Ainsi, au 7 rue Amiral de Grasse, l'Aigrette
25.2.11
20.2.11
Fuji, cent vues (13) : grotte
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Hokusai et le Mont Fuji,
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19.2.11
Fidèle
photo : Hatsuo Adachihara
Ce matin, je me suis réveillée avec cette chanson de Charles Trenet en tête :
"Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des choses sans importance pour vous
Un soir d'été, le vol d'une hirondelle
Un sourire d'enfant, en rendez-vous
Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des riens qui pour moi font un tout
Un vieux toutou, une boite d'aquarelle
Le port de La Nouvelle au mois d'août.
Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des lieux et des amis très doux :
Un drôle d'Albert et sa sœur en dentelles
Un castillet tout neuf, un Canigou.
Une rue de Béziers, une tante Emilie
Une maman partant pour Budapest
Ma vieille maison avec sa tonnellerie
Et près de la gendarmerie, les express."
Je n'ai pas mis de vidéo, car je n'aime pas le style musical de cette chanson, ni la fin. Je ne me sens pas une ombre fidèle à d'autres ombres. Il faut aider les lieux, les gens que l'on aime à ne pas devenir des ombres, mais à habiter notre cœur et nos vies comme parcelles d'étoile.
Etre fidèle, cela doit être cela qui m'a sauvé de l'Ombre...
14.2.11
Mes notes de chevet, 45. Choses qui ont une grâce raffinée
« Une jeune et charmante dame relève le rideau blanc, au bas de l’écran d’été, et l’accroche à la traverse du haut. Sur un vêtement sans doublure, de damas blanc, elle a passé un vêtement de dessus fait d’une étoffe légère violette. Elle s’exerce à l’écriture. Les minces feuilles de son cahier sont élégamment reliées par un fil violet de nuance inégale. »
Sei Shônagon, notes de chevet
mes notes de chevet :
Il est devenu rare de voir des gens écrire en public autrement que sur un clavier. Mais je suis toujours très émue lorsque des gens dessinent devant un paysage ou une œuvre d’art. Est-ce parce que, depuis l’enfance, je n’ai pu me résigner à mon incompétence crasse en la matière ? J’envie cette méditation, cette entrée dans le paysage, que pratique l’artiste. Je m’y exerce parfois, par pur plaisir de la forme, par pur plaisir du geste, pour la grâce du moment. Puis jette ensuite sans regret l’œuvre produite, en conservant précieusement le souvenir de l’instant.
10.2.11
Fuji, cent vues (12) : papiers et bambous
Tanabata no Fuji
Tanabata, une de mes fêtes préférées du Japon. Une histoire d'amour et des vœux de papiers
Tanabata, une de mes fêtes préférées du Japon. Une histoire d'amour et des vœux de papiers
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9.2.11
Les matins d'Hiver
A l'époque, déjà, j'éprouvais une émotion triste en écoutant cette chanson dont les paroles un peu surannées dégageaient une poésie nostalgique. Aujoud'hui encore je ressens cela, peut-être parce qu'à mes tout débuts j'ai connu le gros poêle à bois où je me réchauffais après le trajet à vélomoteur, dans la classe où ma maîtresse de stage enseignait aux enfants la différence entre 3x4 et 4 multiplié par 3, dérangée parfois par le bébé qui dormait dans le logement de fonction dont la porte donnait sur la classe.
5.2.11
18.1.11
Fuji, cent vues (11) : le voir
Regarder le mont Fuji, lorsqu'on le voit, est un devoir et en même temps, un tel luxe, un de ces cadeaux que la vie nous fait et dont on ne voit pas toujours le prix.
J'aimerais même être un de ces passants : femme à bébé, porteur de bagages, ou à cheval, pourquoi-pas ?
J'aimerais même être un de ces passants : femme à bébé, porteur de bagages, ou à cheval, pourquoi-pas ?
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15.1.11
Mes notes de chevet, 44. Choses splendides
« ... un chambellan arrive, comme messager du Souverain, auprès d’une fille noble qui sera plus tard épouse impériale ou impératrice. Avant même de prendre la lettre qu’il apporte, la dame, pour qu’il s’asseye, fait passer un coussin par dessous le store ; à ce moment, il aperçoit le bas de sa manche, d’où sortent de riches étoffes. Je ne pense pas qu’il ait l’habitude de voir, du matin au soir, une chose aussi jolie. Si le chambellan appartient à la garde impériale ou à la garde du Palais, il est encore plus gracieux qu’un autre lorsqu’il tire et étale, pour s’asseoir, la traîne de son vêtement de dessous. Quelle impression peut-il ressentir en son cœur, quand le maître de maison daigne lui présenter lui-même une coupe de vin de riz ? »
Sei Shônagon, notes de chevet

estampe d’Utamaro
Mes notes de chevet : contrairement à Sei Shônagon, j’aime les iris. Une des plus belles images de mes souvenirs est celle de les voir poindre leurs fleurs dans les petits ruisseaux qui longent les routes perdues dans la campagne périgourdine, au seuil du printemps.
Sei Shônagon, notes de chevet
estampe d’Utamaro
Mes notes de chevet : contrairement à Sei Shônagon, j’aime les iris. Une des plus belles images de mes souvenirs est celle de les voir poindre leurs fleurs dans les petits ruisseaux qui longent les routes perdues dans la campagne périgourdine, au seuil du printemps.
11.1.11
8.1.11
Fuji, cent vues (10) : Japon- Périgord, même combat !
Hommage à deux populations de chasseurs-cueilleurs !
Les Japonais sont grands amateurs de champignons aussi...
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Mes notes de chevet, 43. Choses qui semblent éveiller la mélancolie
« Le messager emporta... un habit non doublé ; de tissu blanc, et un autre vêtement rouge foncé. On aurait cru voir un costume couleur de prunier. J’eus du plaisir à regarder l’homme s’en aller sous la neige, avec ces vêtements qu’il avait jetés sur son épaule. »
(...)
« Hélas, murmurai-je, quelle pitié ! Nous sommes dans un monde bien cruel. »
Sei Shônagon. Notes de chevet

Gravure d’Utamaro
Mes notes de chevet. Sur les terrasses, là où je révisais mon bac, il ne reste que quelques oliviers. La petite ferme, les chèvres, ont disparu. Les genêts aussi et leur odeur entêtante au printemps, trop inflammables. La neige fondue mouille les bâches des piscines de villas proprettes qui ont bleui le vert glauque. Il y a même une pharmacie, et son parking. Peut-être, aux premières chaleurs de l’été, reste-il quelques cigales qui ne sont pas de céramique ...
(...)
« Hélas, murmurai-je, quelle pitié ! Nous sommes dans un monde bien cruel. »
Sei Shônagon. Notes de chevet
Gravure d’Utamaro
Mes notes de chevet. Sur les terrasses, là où je révisais mon bac, il ne reste que quelques oliviers. La petite ferme, les chèvres, ont disparu. Les genêts aussi et leur odeur entêtante au printemps, trop inflammables. La neige fondue mouille les bâches des piscines de villas proprettes qui ont bleui le vert glauque. Il y a même une pharmacie, et son parking. Peut-être, aux premières chaleurs de l’été, reste-il quelques cigales qui ne sont pas de céramique ...
2.1.11
Fuji, cent vues (9) : barques dans la brume
Aurais-je vu les barques dans la brume si le commentateur ne l'avait signalé ? Les petits paysans gravissant la montagne captent toute l'attention : où s'en-vont-ils ainsi ratisser et bêcher ?
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Mes notes de chevet, 42. Choses qui paraissent agréables
« ... en effet, mon cœur battait ; j’étais inquiète en pensant que peut-être, s’il venait à ma chambre, il écarterait le store. J’allais donc au Palais du jardin des pruniers ; quand le Capitaine sous-chef des chambellans arriva, j’ouvris la demie-jalousie de la face orientale, et je le priai d’approcher. Il s’avança, magnifique, portant un manteau de cour d’une superbe couleur de cerisier, avec une doublure dont la nuance et le lustre avaient un charme indicible. Sur son pantalon à lacets, couleur de vigne très foncée, on voyait, brodés ça et là, des branches de glycine, plus grandes que nature. La teinte et l’éclat de son vêtement de dessous écarlate paraissaient splendides, et, dessous encore, de nombreux vêtements blancs et violet clair étaient mis l’un sur l’autre.
« Comme la véranda était très étroite, il s’y assit à demi seulement, presque sous le store ; il semblait vraiment un de ces personnages que représentent les peintures ou que célèbrent les romans.
« Les fleurs de pruniers qui sont devant le palais, blanches pour celui de l’est et rouges pour celui de l’ouest, commençaient à tomber un peu, mais elles étaient encore belles. Le soleil éclairait tout cela de ces brillants rayons et j’aurais voulu faire contempler par tout le monde ce calme tableau. »
Sei Shônagon, Notes de chevet
Gravure d’Utamaro
Mes notes de chevet : prendre un thé dans une jolie tasse, se faire caresser par le soleil, regarder un paysage en silence avec ses amis, petites choses de la vie, banales et précieuses. Ce sera mes vœux pour vous en cette nouvelle année...
« Comme la véranda était très étroite, il s’y assit à demi seulement, presque sous le store ; il semblait vraiment un de ces personnages que représentent les peintures ou que célèbrent les romans.
« Les fleurs de pruniers qui sont devant le palais, blanches pour celui de l’est et rouges pour celui de l’ouest, commençaient à tomber un peu, mais elles étaient encore belles. Le soleil éclairait tout cela de ces brillants rayons et j’aurais voulu faire contempler par tout le monde ce calme tableau. »
Sei Shônagon, Notes de chevet
Gravure d’Utamaro
Mes notes de chevet : prendre un thé dans une jolie tasse, se faire caresser par le soleil, regarder un paysage en silence avec ses amis, petites choses de la vie, banales et précieuses. Ce sera mes vœux pour vous en cette nouvelle année...
1.1.11
Bonne année 2011, avec de bons amis
"Il me fallut des années pour me libérer des érudits, de leur tutelle, de leur sourire supérieur, et revenir à mes amis fidèles qui savaient qu'un homme n'est rien d'autre qu'une pelote de faiblesses et de peurs. Il ne faut pas en rajouter. S'ils ont le mot juste, ils vous le tendent comme une tranche de pain en temps de guerre, et s'ils ne l'ont pas, ils restent assis près de vous et se taisent.
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, fin du chapitre 23
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, fin du chapitre 23
31.12.10
"La littérature, si elle est littérature de vérité, est la musique religieuse que nous avons perdue. La littérature contient toutes les composantes de la foi : le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec le contenu enfouis de l'âme. "
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 17
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 17
30.12.10
Langue (3) : langue maternelle (1)
L'effort pour conserver ma langue maternelle dans un entourage qui m'en imposait une autre était vain. Elle s'appauvrissait de semaine en semaine et à la fin de la première année il n'en demeura que quelques brandons sauvés des flammes. Cette douleur n'était pas univoque. Ma mère avait été assassinée au début de la guerre, et durant les années qui suivirent j'avais conservé en moi son visage, en croyant qu'à la fin de la guerre je la retrouverais et que notre vie redeviendrait ce qu'elle avait été. Ma langue maternelle et ma mère ne faisaient qu'un. A présent, avec l'extinction de la langue en moi, je sentais que ma mère mourait une seconde fois...
Pendant plusieurs années je poursuivis mes efforts pour adopter l'hébreu et le transformer en langue maternelle... Nul besoin d'être graphologue pour voir le tourment, la confusion, la désorientation. Les fautes d'orthographe n'apparaissaient pas qu'en hébreu, mais aussi dans ma langue maternelle. Chaque lettre raconte la déchirure et le malheur, et une conscience suraigüe de moi-même. Que vais-je faire sans langue ? ... "Sans langue, je suis semblable à une pierre".
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 18
NB : Aharon Appelfeld est un écrivain israélien et son œuvre est en hébreu.
Pendant plusieurs années je poursuivis mes efforts pour adopter l'hébreu et le transformer en langue maternelle... Nul besoin d'être graphologue pour voir le tourment, la confusion, la désorientation. Les fautes d'orthographe n'apparaissaient pas qu'en hébreu, mais aussi dans ma langue maternelle. Chaque lettre raconte la déchirure et le malheur, et une conscience suraigüe de moi-même. Que vais-je faire sans langue ? ... "Sans langue, je suis semblable à une pierre".
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 18
NB : Aharon Appelfeld est un écrivain israélien et son œuvre est en hébreu.
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29.12.10
Langue (2)
Ces petites troupes s'étaient formées sur les routes. Elles allaient d'un camp à l'autre et, la nuit, divertissaient les gens fatigués par la guerre et fatigués d'eux-mêmes. Nul ne savait, à ce moment-là, que faire de sa vie sauve. Il n'y avait pas de mots, et les mots qui subsistaient du passé semblaient fades. De temps en temps surgissait un émissaire ou un homme dont les mots s'écoulaient facilement. Il utilisait des mots d'avant-guerre qui résonnaient comme un rabâchage fastidieux.
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 14
Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, chapitre 14
28.12.10
Langue (1) : Amalia
La guerre avait produit beaucoup d'enfants étranges (...).; il y avait aussi une petite chanteuse, Amalia, qui possédait une voix d'oiseau. Elle ne chantait pas dans une langue connue mais dans sa langue à elle, qui était un mélange de mots dont elle se souvenait, de sons des prairies, de bruits de la forêt et de prières du couvent. Les gens l'écoutaient et pleuraient. Il était difficile de savoir de quoi parlaient ses chansons. Il semblait toujours qu'elle racontaient une longue histoire pleine de mystérieux détails.
Aharon Appelfeld. Histoire d'une vie, chapitre 14
Aharon Appelfeld. Histoire d'une vie, chapitre 14
27.12.10
Ballade d'hiver
Les ballades dominicales ces temps-ci, se doivent d'être courtes, par cause d'hiver :
Pour les allonger et griller au soleil, il faudra attendre le printemps :
Pour les allonger et griller au soleil, il faudra attendre le printemps :
25.12.10
Fuji, cent vues (8) : trois doigts de la main gauche
En ce jour de commémoration de naissance, celle d'un cratère n'est pas mal non plus. Voici celle du mont Hoei, cratère du Fuji. Je suis très intriguée par la position des mains du personnage au goitre, qu'est-ce que cela peut signifier ? Le mystère reste entier...
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Mes notes de chevet, 41. Choses dont on n’a aucun regret
« On entend louer une poésie que l’on a composée pour la donner à une amie, et lui permettre de la présenter comme son œuvre. Cela, pourtant, a aussi quelque chose d’agréable. »
Sei Shônagon, Notes de Chevet
Gravure de Hiroshige
Mes notes de chevet : En ce plein creux de l’hiver, à la veille de quitter ce qui fut ma maison si longtemps, il est bon de pouvoir se dire que ma vie va de l’avant sans regret, et que ce qui se dessine ne l’est que sous de bons auspices.
Sei Shônagon, Notes de Chevet
Mes notes de chevet : En ce plein creux de l’hiver, à la veille de quitter ce qui fut ma maison si longtemps, il est bon de pouvoir se dire que ma vie va de l’avant sans regret, et que ce qui se dessine ne l’est que sous de bons auspices.
17.12.10
le dernier jour de classe de l'année
Journée très fidèle à ma vie du moment. Ma petite fille est partie loin de moi pour les fêtes. Les enfants ont très bien chanté, mieux que jamais, et ils souriaient. Les petites mesquineries des gens stupides. La boîte de truffes de chez Lac, offerte par un petit Oui Oui aux grand yeux bleus. En partant à treize heures, la couture de mon bonnet refaite mercredi a craqué et j'ai perdu un gant rouge. Mais je ne désespère pas du genre humain : en rentrant de l'école, comme avec John Chatterton, j'ai retrouvé mon gant délicatement posé sur une borne PTT sous le pont de chemin de fer.
15.12.10
le son de chez moi (40) : autres lumières
J'aime aussi les autres lumières de l'hiver.
Et le petit grincement du moulinet
12.12.10
Le son de chez moi (39) : Place Massena à Noël
sur fond de tramway...
11.12.10
Mystères ordinaires, 3 : mon ange
Mon ange me ferait-il des blagues ? Il se ceint d'une couronne d'épines, alors que c'est plutôt la saison pour aller dormir dans la paille !
4.12.10
Hanoucah : We Are Lights
Que cette chanson merveilleuse de Hanoucah illumine votre hiver.
A lamp that kept on burning, a miracle they say;
but the world has kept on turning are there miracles today?
Every one who lights the candles has a bit of ancient spark.
We are miracles, lighting up the dark
We are lights, lights of memory rememb’ring times long gone
We are glowing, growing miracles.
We are lights, we are lights, we are lights, shining on and on.
A row of burning candles shines light upon your face,
linking you and me and all of us to a far off holy place.
But the blazing of the candles is not the only light.
Look at all of us, shining here tonight.
We are lights, lights of memory rememb’ring times long gone
We are glowing, growing miracles.
We are lights, we are lights, we are lights, shining on and on.
We are lights, shining on, we are lights, shining on and on.
1.12.10
Hanoucah, premier soir
Ce soir, c'est la première lumière de la fête de Hanoucah.
Cette année, je sens particulièrement le symbole de ce premier soir. Une petite lumière, fragile, dans la grande obscurité de la nuit. Demain, puis peu à peu les jours suivants, elle va augmenter. Mais pour aujourd'hui, la lumière est encore si petite, unique et fragile. Autour de moi, rien de grave m'affectant directement, mais un faisceau de mauvaises nouvelles touchant des gens chers à mon coeur; et tant, tant de petites mesquineries, chez les uns, chez les autres, qui regroupées ensemble augmentent le froid de ce début d'hiver et le noir de la nuit . Je sais qu'il ne dépend que de moi pour apprécier cette lumière, cette petite lumière qui va croitre peu à peu, renouvelant le miracle, le miracle qui veut que la lumière gagne sur l'obscurité, et que c'est à la lumière que l'on se réfère, même petite.
29.11.10
Avent
L'Avent n'a pas de signification particulière pour moi. Et pourtant cette année, l'idée de crèche me rend mélancolique. D'abord parce qu'Olivier n'est plus là, et je ne verrai plus son petit légionnaire parmi les santons de Provence.
Mais une autre crèche aussi me restera inaccessible, et je n'ai pas de nouvelle de celui qui la construisait avec amour. J'espère que la petite fontaine coule toujours sous le ciel de papier, même si nous ne partagerons cette année ni les lumières que l'on souffle ni celles que l'on allume...
Mais une autre crèche aussi me restera inaccessible, et je n'ai pas de nouvelle de celui qui la construisait avec amour. J'espère que la petite fontaine coule toujours sous le ciel de papier, même si nous ne partagerons cette année ni les lumières que l'on souffle ni celles que l'on allume...
16.11.10
Des boucles d'oreilles et de l'abandon.
Beaucoup d'émotion encore ce soir en regardant la jeune fille à la perle sur Arte. Je l'ai vu dans les Landes, dans le ciné-club d'été d'un tout petit village. Ce film, à sa sortie, m'avait déjà bouleversée, alors que ma vie était un long fleuve tranquille. Sans doute n'est-ce n'est pas seulement à cause de cela, et pas seulement aussi parce qu'aujourd'hui une page de mon histoire se tourne. Ce tableau lie étrangement deux personnes qui ne se connaissaient pas. Deux personnes que j'aimais. L'une à qui j'ai offert ce film lorsqu'il est sorti en DVD, parce qu'il était pour lui nécessaire. L'autre chez qui j'avais découvert la reproduction, encadrée antique et plus grande que l'originale, mais saisissante de présence malgré tout. Ces deux personnes que j'aimais, mais m'ont trahie au même moment, par surprise, pour la même cause et de la même façon, par recel d'intimité. Je repense à l'instant, je l'avais complètement oubliée, que l'une d'entre elles m'avaient offert des pendants d'oreilles.
9.11.10
Fuji, cent vues (7) : détruire
Le volcan est en éruption, le temps suspendu comme les objets et les hommes. Hokusai n'a pas d'état d'âme, il peint les détails d'un monde saisi dans sa destruction, nuit de débris.
Le même monde vidé de ces humains n'a plus beaucoup d'intérêt.
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Mes notes de chevet, 40. Choses qu’il ne valait pas la peine de faire
« Après s’être obstiné à prendre pour gendre quelqu’un qui n’y tenait guère, se lamenter en disant qu’il n’est pas tel que l’on pensait. »
Sei Shônagon, Notes de chevet.
estampe japonaise (coll. Musée de Rouen)
Mes notes de chevet : Sei Shönagon ne me semblait pas très inspirée pour ce chapitre. Peut-être est-elle comme moi. Tout en me décarcassant le cerceau, je n’arrive pas à trouver de choses qu’il ne valait pas la peine de faire. Cela doit être notre côté optimiste : plutôt que de tirer leçon de tout, oublier ce qui n’en vaut pas la peine...
Sei Shônagon, Notes de chevet.
estampe japonaise (coll. Musée de Rouen)
Mes notes de chevet : Sei Shönagon ne me semblait pas très inspirée pour ce chapitre. Peut-être est-elle comme moi. Tout en me décarcassant le cerceau, je n’arrive pas à trouver de choses qu’il ne valait pas la peine de faire. Cela doit être notre côté optimiste : plutôt que de tirer leçon de tout, oublier ce qui n’en vaut pas la peine...
3.11.10
Le beau temps est revenu sur la côte d'azur
Observatoire jospinien, 4 : jardin
1.11.10
Le son de chez moi, 38 : un temps de Toussaint
Hier, dernier jour de l'exposition Giacometti à la Fondation Maeght. Il pleuvait sur Miro, avant-hier aussi, aujourd'hui aussi.
:-(
31.10.10
Toussaint
entendu ce matin à la radio, avec le temps qui va avec :
Calme, dans le fauteuil je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse?
La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Calme, dans le fauteuil je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse?
Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857
30.10.10
Mission G
Un des meilleurs films que j'ai vu en ce moment !
Sans faire exprès, j'ai effacé un commentaire ! Pardon :-( C'était un message super important sur le point G de Petit Page, zut alors !
24.10.10
Mes notes de chevet, 39. Choses rares
Ne pas tacher d’encre le livre où l’on copie des romans, des recueils de poésies, ou d’autres choses analogues. Quand c’est un beau cahier, on prend le plus grand soin pour écrire, et cependant, il paraît toujours sali. (...)
Toute la nuit, nous entendons marcher, devant les chambres, des gens chaussés de souliers. De temps en temps, les pas s’arrêtent : on frappe à quelque porte, d’un doigt seulement, et il est amusant de se dire que malgré cela, la dame qui habite cette chambre a bien reconnu tout de suite, à sa manière de frapper, celui qui est là. (...)
Et puis, on doit sans doute admirer du dehors un délicieux spectacle ; lorsqu’un homme portant un pantalon à lacets d’un violet très foncé, avec un superbe manteau de cour qui laisse apercevoir des vêtements de dessous dont les couleurs diffèrent toutes, entre à demi dans la chambre en poussant le store. Qu’il prenne un élégant encrier, puis se mette à écrire une lettre, ou bien demande un miroir à la dame et se peigne les cheveux des tempes, tout cela est ravissant.
Sei Shônagon, notes de chevet.
Utamaro, homme et femme derrière un paravent
Mes notes de chevet : Sei Shônagon, mon amie de mille ans, aurait compris combien le traitement de texte m’a sauvée, moi qui ne sais recopier sans faute, écrire sans barrer, raturer sans gribouiller, dans ces cahiers que je glane dans le monde et remplis de bric à brac et de petits trésors collés.
Sei Shônagon comprend que plutôt qu’un visage, qu’un sourire, me rendent nostalgiques un détail du vêtement , une démarche, un timbre de voix ou une simple intonation.
Toute la nuit, nous entendons marcher, devant les chambres, des gens chaussés de souliers. De temps en temps, les pas s’arrêtent : on frappe à quelque porte, d’un doigt seulement, et il est amusant de se dire que malgré cela, la dame qui habite cette chambre a bien reconnu tout de suite, à sa manière de frapper, celui qui est là. (...)
Et puis, on doit sans doute admirer du dehors un délicieux spectacle ; lorsqu’un homme portant un pantalon à lacets d’un violet très foncé, avec un superbe manteau de cour qui laisse apercevoir des vêtements de dessous dont les couleurs diffèrent toutes, entre à demi dans la chambre en poussant le store. Qu’il prenne un élégant encrier, puis se mette à écrire une lettre, ou bien demande un miroir à la dame et se peigne les cheveux des tempes, tout cela est ravissant.
Sei Shônagon, notes de chevet.
Mes notes de chevet : Sei Shônagon, mon amie de mille ans, aurait compris combien le traitement de texte m’a sauvée, moi qui ne sais recopier sans faute, écrire sans barrer, raturer sans gribouiller, dans ces cahiers que je glane dans le monde et remplis de bric à brac et de petits trésors collés.
Sei Shônagon comprend que plutôt qu’un visage, qu’un sourire, me rendent nostalgiques un détail du vêtement , une démarche, un timbre de voix ou une simple intonation.
23.10.10
Renan Luce - Camelote
Elle vendait dans ma rue des trucs qui ne servent à rien
Des sphères en plastique qu'on retourne sans fin
pour voir une Tour Eiffel sous une neige imbécile
Elle alliait le pas beau au franchement inutile
Mais elle était fière de ces trucs qui ne servent à rien
Elle aimaint les sourire devant son magasin
Qu'une enseigne au néon appelait "chez Charlotte"
C'était son prénom mais je l'appelais Camelotte
quand j'n'avais rien à faire, j'lui donnais un coup de main
Je lui tenais l'échelle pour prendre un nain de jardin
A force de pouponner ces statues en terre cuite
On a voulu s'marrier ici et tout de suite
Une pancarte sur la porte "Fermé pour cause mariage"
On a choisi le nain qui semblait le plus sage
Pour jouer le role du maire et en guise de témoins
Deux fleurs qui dansent le jerk quand on tape des mains
Un diplome certifié de la meilleure maman
Serira de registre quand viendra le moment
Nous seront sugnataire avec un stylo plume
Qui fait de la lumière sur "Au clair de la lune"
J'lui ai dit "Mademoiselle, veux tu prendre ma main ?"
Elle m'a dit "pourquoi faire", j'ai répondu "Pour rien !"
En tournant la molette d'une boite à cadeaux
On a eu deux squelette sertis à un anneau
Puis nous avons compté les enfants qu'nous aurons
Elle en voulais sept, vous savez les prénoms
Puis nous ferons construire sept lits superposés
Moi je tiendrais l'échelle quand faudra les coucher
Le voyage de noce a eu lieu en décembre
On a pris le metro station quatre septembre
Pour la Tour Eiffel sous la neige matinale
Et Paris qui s'éveille dans sa boule de cristal
Des sphères en plastique qu'on retourne sans fin
pour voir une Tour Eiffel sous une neige imbécile
Elle alliait le pas beau au franchement inutile
Mais elle était fière de ces trucs qui ne servent à rien
Elle aimaint les sourire devant son magasin
Qu'une enseigne au néon appelait "chez Charlotte"
C'était son prénom mais je l'appelais Camelotte
quand j'n'avais rien à faire, j'lui donnais un coup de main
Je lui tenais l'échelle pour prendre un nain de jardin
A force de pouponner ces statues en terre cuite
On a voulu s'marrier ici et tout de suite
Une pancarte sur la porte "Fermé pour cause mariage"
On a choisi le nain qui semblait le plus sage
Pour jouer le role du maire et en guise de témoins
Deux fleurs qui dansent le jerk quand on tape des mains
Un diplome certifié de la meilleure maman
Serira de registre quand viendra le moment
Nous seront sugnataire avec un stylo plume
Qui fait de la lumière sur "Au clair de la lune"
J'lui ai dit "Mademoiselle, veux tu prendre ma main ?"
Elle m'a dit "pourquoi faire", j'ai répondu "Pour rien !"
En tournant la molette d'une boite à cadeaux
On a eu deux squelette sertis à un anneau
Puis nous avons compté les enfants qu'nous aurons
Elle en voulais sept, vous savez les prénoms
Puis nous ferons construire sept lits superposés
Moi je tiendrais l'échelle quand faudra les coucher
Le voyage de noce a eu lieu en décembre
On a pris le metro station quatre septembre
Pour la Tour Eiffel sous la neige matinale
Et Paris qui s'éveille dans sa boule de cristal
21.10.10
Fuji, cent vues (5 et 6) : y monter, en descendre
Qu'est-ce que ces mochis tamponnés affluant dans une gorge ? Un indice ? en bas de page : un homme incline son chapeau et boit.

Et lorsqu'on redescend dans les cendres, la route est peu sûre, à en aplatir le chapeau...
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20.10.10
18.10.10
Mes notes de chevet, 38. Choses que l’on ne peut pas comparer
L’été et l’hiver. La nuit et le jour. La pluie qui tombe et le soleil qui brille (...) En hiver, au moment des grands froids, alors qu’on est couchée à côté de son ami, et que l’on écoute, enfouie sous les couvertures, il est délicieux aussi d’entendre le son d’une cloche qui vous paraît être au fond d’une fosse (...)
Quand c’est un amant qui vient la voir, il n’est pas besoin de dire la joie qu’une femme ressent.
Sei Shônagon, notes de chevet
gravure d’Hokusai, Contemplation du coucher de soleil sur le pont Ryôgoku depuis la digue d’Ommaya
Mes notes de chevet
J’aime ce moment entre deux. Rien n’est plus délicieux qu’entre deux choses que l’on ne peut pas comparer.
Quand le soleil descend et qu’il y a encore tant de lumière que le regard en est aveuglé, quand le feu du soleil n’est pas encore passé derrière la montagne, que l’on n’est pas encore dans la sensation douloureuse de la lumière qui meurt.
Le premier soir après le dernier jour de classe, notamment à la veille des vacances d’été ; fatigue d’une journée bien remplie à laquelle ne succèdera rien, aucune projection ni perspective semblable aux journées passées, un autre monde encore hors de la portée de mon sentiment, de mon état, de ma disposition.
Le moment de l’embarquement, quand on n’est pas encore parti et que l’on l’est déjà, quand on n’est plus chez soi mais pas encore ailleurs, sans bagage, sans domicile, juste un passeport et un bout de carton.
Le moment où l’on n’est plus seul mais pas encore à deux, où il n’y a plus de solitude mais pas encore de communauté, où l’attente n’est que bonne et souriante.
Le moment où je suis partie pour le Japon. Le moment où il en est venu. Avec tout cela à la fois.
Quand c’est un amant qui vient la voir, il n’est pas besoin de dire la joie qu’une femme ressent.
Sei Shônagon, notes de chevet
gravure d’Hokusai, Contemplation du coucher de soleil sur le pont Ryôgoku depuis la digue d’Ommaya
Mes notes de chevet
J’aime ce moment entre deux. Rien n’est plus délicieux qu’entre deux choses que l’on ne peut pas comparer.
Quand le soleil descend et qu’il y a encore tant de lumière que le regard en est aveuglé, quand le feu du soleil n’est pas encore passé derrière la montagne, que l’on n’est pas encore dans la sensation douloureuse de la lumière qui meurt.
Le premier soir après le dernier jour de classe, notamment à la veille des vacances d’été ; fatigue d’une journée bien remplie à laquelle ne succèdera rien, aucune projection ni perspective semblable aux journées passées, un autre monde encore hors de la portée de mon sentiment, de mon état, de ma disposition.
Le moment de l’embarquement, quand on n’est pas encore parti et que l’on l’est déjà, quand on n’est plus chez soi mais pas encore ailleurs, sans bagage, sans domicile, juste un passeport et un bout de carton.
Le moment où l’on n’est plus seul mais pas encore à deux, où il n’y a plus de solitude mais pas encore de communauté, où l’attente n’est que bonne et souriante.
Le moment où je suis partie pour le Japon. Le moment où il en est venu. Avec tout cela à la fois.
3 Messages de forum
- Choses que l’on ne peut pas comparer18 octobre 2010 21:16, par Christian JacominoPourquoi je pense à Pascal Quignard ? Ai-je rêvé qu’il vivait au Japon ? A-t-il seulement écrit sur le Japon ? Je ne sais plus...
- Choses que l’on ne peut pas comparer19 octobre 2010 12:04, par Dvorah Massa-Adachihara
- Choses que l’on ne peut pas comparer20 octobre 2010 10:15, par Vincent MespouletUne confirmation ...
et l’une de mes photos de Quignard que j’idolâtre, lors e sa venue à Manosque l’année dernière.
Ce grand libertin en a profité pour draguer très aimablement ma belle amoureuse : nous déjeunions à côté de lui en écoutant Marie Ndyaye... J’en ai profité pour parler d’auteurs grecs anciens dont nous partageons l’amour
14.10.10
L'année égoïste, 4 : dolce farniente
Je suis allée voir un film pour les filles, comme dirait Hatsuo, "Mange, prie, aime". Un vrai navet. Mais une seule notion, très importante, et que je ne connaissais pas malgré mon sang italien, "le Dolce Farniente". Voilà qui est rattrapé :
tableau : Frederik Arthur Brigman, l'indolence
13.10.10
Fuji, cent vues (4) : tout simple
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12.10.10
Mystères ordinaires, 2 : sur les chemins
Vive la grève !
Ce matin au petit déjeuner, à la radio, à la place des Matins, j'ai découvert ça :
Black is the Colour-Natacha Atlas.
Un autre genre que celui de mon chevet, par Helen Merill, mais....
mmmmmmmmmmmm !
11.10.10
Mes notes de chevet, 37. Choses peu rassurantes
... Manger des fraises dans l’obscurité.
Une fête où l’on ne connaît personne.
Sei Shônagon, Notes de chevet
Estampe d’Hiroshige
Mes notes de chevet :
Le téléphone qui sonne la nuit. Parfois simplement le téléphone qui sonne, et un numéro qui s’affiche.
Autrefois les mauvaises nouvelles arrivaient par courrier. La lettre était parfois bordée de noir, avec un faire-part imprimé. Quelquefois la nouvelle s’affichait dehors, dans la rue. Maintenant, elle suit des trajets plus rapides, comme s’il fallait savoir tout tout de suite, comme si le chagrin devait suivre un trajet plus rapide. Comme s’il était intolérable que le chagrin se fasse attendre.
Une fête où l’on ne connaît personne.
Sei Shônagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet :
Le téléphone qui sonne la nuit. Parfois simplement le téléphone qui sonne, et un numéro qui s’affiche.
Autrefois les mauvaises nouvelles arrivaient par courrier. La lettre était parfois bordée de noir, avec un faire-part imprimé. Quelquefois la nouvelle s’affichait dehors, dans la rue. Maintenant, elle suit des trajets plus rapides, comme s’il fallait savoir tout tout de suite, comme si le chagrin devait suivre un trajet plus rapide. Comme s’il était intolérable que le chagrin se fasse attendre.
5.10.10
30.9.10
Fuji, cent vues (3) : des nuages
Je ne sais pas pourquoi l''auteur du catalogue précise que les sandales du moine Gyôja, premier découvreur du mont Fuji, pense que les socques en bois du moine sont inutiles. Mais j'aime les nuages, démons goguenards, qui ont l'air de bien s'amuser...
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Mes notes de chevet, 36. Fleurs des herbes
« La fleur de la lespédèze est d’une couleur très foncée ; ses rameaux, gracieusement fleuris, s’étalent et se courbent doucement lorsqu’ils sont alourdis par la rosée du matin. On assure que le cerf la préfère aux autres plantes, et qu’il aime à venir près d’elle ; je ressens, quand je pense à ces choses, une étrange émotion. »
Sei Shônagon, Notes de chevet.
Shunshô Katsukawa, Banquet dans le jardin de lespédèzes
Mes notes de chevet :
Dans ma première classe, à la campagne, Gwenaelle ramassait des épis et des brins pendant la récréation. Puis elle me les offrait en disant : « maîcresse, regarde, de l’herble ! » Depuis, bien que maintenant Gwenaelle ait l’âge de mener ses propres enfants à l’école, pour moi, l’herbe des prés n’est plus de l’herbe ; elle a toujours le son de celle de Gwenaelle.
Sei Shônagon, Notes de chevet.
Mes notes de chevet :
Dans ma première classe, à la campagne, Gwenaelle ramassait des épis et des brins pendant la récréation. Puis elle me les offrait en disant : « maîcresse, regarde, de l’herble ! » Depuis, bien que maintenant Gwenaelle ait l’âge de mener ses propres enfants à l’école, pour moi, l’herbe des prés n’est plus de l’herbe ; elle a toujours le son de celle de Gwenaelle.
29.9.10
Marché de samedi
Du café, du pain alsacien (j'aimerais bien le faire moi même mais je n'ai pas la recette !), des chayottes (c'est pas si bon que ça !), les figues Bellone délicieuses, du raisin muscat, du café (j'adore aller chez Nespresso et être servi par des monsieurs genre parfums Armani qui pourtant ne sont pas du tout mon genre), des cyclamens pour ma collection, des tomates cœur de bœuf qui ont fini farcies, et du bon fromage de mes chez deux fournisseurs du cours Saleya.
24.9.10
Recette du jardin..
On cueille les combawas
On fabrique le rhum arrangé avec la recette de Laure...
Et on attend 3 semaines...
19.9.10
Code de la route
Ma copine Josette parle joliment de sa rentrée ainsi.
Moi c'est :
Moi c'est :
et à vrai dire :
Oh la la, à quinze jours de la rentrée !
Mes notes de chevet, 35. Sujets de poésie
« Le poulain. La grêle. Le bambou nain. La violette à feuilles rondes. La campanule. »
Sei Shonagôn, Notes de chevet
Mes notes de chevet :
un point commun entre deux grandes dames :
« Violettes à courte tige, violettes blanches et violettes bleues, et violettes d’un blanc-bleu veiné de nacre mauve, violettes de coucou anémiques et larges, qui haussent sur de longues tiges leurs pâles corolles inodores... Violettes de février, fleuries sous la neige, déchiquetées, roussies de gel, laideronnes, pauvresses parfumées... Ô violettes de mon enfance ! Vous montez devant moi, toutes, vous treillagez le ciel laiteux d’avril, et la palpitation de vos petits visages innombrables m’enivre... » (Colette, Les vrilles de la vigne, Le dernier feu).
J’ai découvert ce texte à 8 ans, dans mon livre de lecture ou bien dans le livret de la radio scolaire, je ne sais plus...
Sei Shonagôn, Notes de chevet
Mes notes de chevet :
un point commun entre deux grandes dames :
« Violettes à courte tige, violettes blanches et violettes bleues, et violettes d’un blanc-bleu veiné de nacre mauve, violettes de coucou anémiques et larges, qui haussent sur de longues tiges leurs pâles corolles inodores... Violettes de février, fleuries sous la neige, déchiquetées, roussies de gel, laideronnes, pauvresses parfumées... Ô violettes de mon enfance ! Vous montez devant moi, toutes, vous treillagez le ciel laiteux d’avril, et la palpitation de vos petits visages innombrables m’enivre... » (Colette, Les vrilles de la vigne, Le dernier feu).
J’ai découvert ce texte à 8 ans, dans mon livre de lecture ou bien dans le livret de la radio scolaire, je ne sais plus...
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