10.4.11

Mon quartier (14) : la maison dans l'arbre

Angle rue Verdi-rue Guiglia.
Je me suis toujours demandé quel effet cela faisait d'habiter dans un arbre : pas de lumière, mais beaucoup d'oiseaux...

9.4.11

Chéhéhérianou (4) : glace

Première glace de la saison. De là :
Très bonne adresse boulevard Gambetta, découverte il y a longtemps grâce à mon ami Pancho, dont ce fut peut-être la dernière glace de sa vie. Je penserai toujours à lui quand je mangerai une de ces glaces. Maintenant, c'est juste à côté de chez moi, un vrai supplice de Tentale. 
J'ai ramené deux cornets, un au yaourt pour moi, une au café brésilien pour Hatsuo (oui deux cornets et un sac de courses, c'est possible !) assez vite pour que cela me coule juste un peu sur les doigts. Nous les avons mangées sur notre terrasse, au soleil, en regardant le parc Estienne d'Orves...

Mon quartier (13) : ma station préférée de vélo bleue


...et je finis le reste du trajet à pied en remontant le boulevard Gambetta

8.4.11

Chéhéhérianou (3) : les glycines (2)

Des blanches, chemin des Pins

Mon quartier (12) : place Franklin

Cela fait longtemps que j'avais remarqué ce magnifique bâtiment au 3 de la Place Franklin. 
C'est aussi lui qui abrite ma boîte aux lettres.


Mais, heureusement que, malgré ce qu'imagine mon amie Anne, je ne suis pas toujours les yeux au ciel. Car cette plaque est située bien bas sur le bâtiment, au boulevard Gambetta.

7.4.11

Chéhéhérianou (2) : les asperges

Revoici venu le temps des asperges sauvages. Quand j'étais toute petite, ma mère m'a appris à inciter à les chercher : "ça sent l'asperge" disait-elle, et je cherchais, et je trouvais. Pour ne pas que je me trompe, j'en tenais une entre les mains, comme modèle. j'étais toute fière d'en trouver une que ma mère n'avait pas senties. Plus grande, elle m'a appris à les chercher :  repérer l'asparagus, regarder au pied. De même, je l'ai enseigné à ma fille, qui est une très bonne chercheuse ! Je l'ai enseigné aussi à Hatsuosan qui en la matière est devenu Hatsuosense ! 

Mon quartier (11) : un peu plus loin : boulevard Tsarewitch n°17

Ce n'est pas comme cela que je l'aurais vu, une entrée comme cela, dans un édifice appelée villa Ginette
C'est ici.

6.4.11

Mon quartier (10) : Poste Verte


J'adore ma boîte aux lettres, Place Franklin !

Chéhéhérianou (1) : les glycines

Chéhéhérianou, c'est, chez les Juifs, la bénédiction de la première fois dans une vie, ou la première fois depuis longtemps. C'est ma prière préférée.
Voici revenu le temps de dire Chéhéhérianou sur les glycines. Les plus spectaculaires ? au lycée Masséna :

Faites vite, il n'y en a plus pour longtemps ! Mais si vous avez loupé, revenez dans quelques temps : au même endroit, les bougainvillées...

Il y a quelques années, je ne m'intéressais pas du tout aux glycines; je les trouvais un peu fade, et sans feuillage, pas intéressantes.
Et puis tout a changé...

5.4.11

Pour lutter contre la nostalgie nipponne (29) : Chawanmushi

...avoir un cuisinier attitré à la maison !

Mon quartier (9) : avenue Thiers

L'Etat sait se garder de jolies villas, comme celle du "service départemental de l'architecture", la Césarie, au n° 41 :

Sans doute n'a-t-il pas eu du mal pour obtenir le permis de construire de la merveille d'arhitecture contemporaine voisine, bâtiment officiel du trésor public :
Mais si mais si, je vous assure, les bas des fenêtres sont de la même couleur que les céramiques du balcon !

4.4.11

Mon quartier (8) : rue Cronstadt

Ma villa préférée du coin : la villa Belle Epoque
 Juste à côté, au 41, pas mal non plus, et quel joli nom : villa Asphodèle ...

3.4.11

Le bleu du printemps

 Après une semaine enfermée, j'ai bu le bleu de la prom à la paille

2.4.11

Mystères ordinaires, 3 : iguane

Une photo prise de ma voiture, dans le bouchon matinal entre La Turbie et Monaco, quand on a tout le temps de regarder le paysage...

27.3.11

Jardinage

De nouvelles plantes pour la terrasse :
pour le prochain parfum du rhum arrangé...
et pour se souvenir de la Grèce :

Prudent, l'escargot s'est réfugié sous le géranium plutôt que de rester à proximité du jasmin...

26.3.11

Mon quartier (7) : un peu plus loin... impasse Vernier



En revenant de prendre un café avec mon amie Anne, j'ai découvert, à proximité du collège, de l'église, de la patisserie libanaise et du Secours Populaire, un petit coin presque campagne dans une impasse. 
A l'angle, une petit immeuble fort sympathique, avec chaque fenêtre à fronton arboré donnant un ensemble délicieusement lourd :


 Puis un amateur de ferronnerie



au motif insolite



et enfin, au fond de l'impasse, ce qui avait attiré mon œil, la villa Pauline:

24.3.11

Sans voix


Les événements de ma vie ces dernières semaines, ou plutôt les réactions à ces événements, ont été stupéfiantes. Du coup l'étymologie m'a activement affectée, et je suis sans voix : aphone. C'est la réponse somative la plus adéquate, la plus sage aussi. Impuissante, puisqu'aucune réponse sensée n'a de sens ou d'efficacité, j'apprends à être sage en même temps que l'euphon devient ma destinée.

Mes notes de chevet, 49. Choses pénibles


 


« Pour nous engager à prendre quelque chose, il ajouta : “J’ai cueilli moi-même ces pousses de fougère” mais je lui répondis : “Comment pourrions-nous, comme des servantes, nous installer côte à côte autour des tables ?” Ordonnant alors de desservir, il reprit : “Vous avez raison, vous êtes accoutumées à l’étiquette habituelle en présence de Leurs Majestés.” Pendant que les serviteurs s’empressaient d’ôter les mets de dessus les petites tables et de les présenter convenablement, un valet de pied vint nous avertir qu’il allait pleuvoir, et nous montâmes bien vite en voiture. »
Sei Shonagon, Notes de chevet

mes notes de chevet : Ma première brouille avec Shônagon ? J’aurais tant aimé, moi, goûter de ces fougères, à la table commune. Un de mes meilleurs souvenirs japonais fut un plat de nouilles dans une gargotte minable, sur une toile cirée usée jusqu’à la corde, que mon hôte par sa gentillesse transforma en met exceptionnel, m’en faisant traduire sur son bloc note le nom français, et m’en remerciant longuement, me faisant même offrande d’une savonnette taillée en forme de l’animal de l’année.


Fuji, cent vues (15) : des montagnes sur des montagnes

Yama mata yama.
Quand les temps sont incertains, que le sol sous nos pieds n'est plus stable, que les gens autours de nous vacillent, Fujisan est là, devant nous, imperturbable. Il fait bon s'y accrocher.

23.3.11

19.3.11

Pour lutter contre la nostalgie nipponne (28) : Croisements de population

Voici un extrait des nouvelles que Yoshiko, mon amie de Sendai qui a passé dix ans à Nice, m'envoie ce matin. 

   "C'etait tellement terrible le tremblement de terre de Magnitude 9.0. Les meubles dand la chamble d'ami ou tu a reste ont ete tout  tombe.  Mais Dieu merci que je suis saine et sauve.  Pendant 3 nuits  ni l'electricite, ni l'eau, ni gaz. J'ai bu du vin et un peu de Crema di limoncetta que j'ai achete en Italie au mois de fevrier.  Aussi comme j'en ai achete plusieurs sortes de fromage, j'ai passe les nuits de bougies en chantant les chansons francaise pas tellement desagreable.  Le 4eme nuit l'electricite est venu et ce matin l'eau est arrive, mais le gaz on sait jamais quand viendra."

Sur la photo, en France, pour la fête de mariage où elle était venue tout exprès du Japon, elle chantait "la vie en rose", accompagnée par mon ami Michel qui nous a laissé là en plan vers les anges.
Mon amie Yoshiko, tu me fais rire et je t'admire.
Pendant ce temps, beaucoup de Français quittent le Japon et Tokyo. J'ai pensé que Flo et Yoshiko pourraient bien se retrouver dans la capitale, au chaud, dans les appartements vides attendant le retour de leurs possesseurs : il doit bien y rester quelques bonnes bouteilles pour trinquer à la vie, à l'espoir, et à la reconstruction  

  

15.3.11

Mes notes de chevet, 48. Choses qui frappent de stupeur

 


« La voiture dans laquelle on se trouve est renversée ! On pensait qu’une machine aussi lourde, bien établie sur ses roues écartées, resterait toujours debout, et tout à coup on croit rêver ; on se demande avec stupéfaction comment la chose a pu se faire. »
Sei Shônagon, Notes de chevet
La grande vague, Hokusai
Mes notes de chevet : aujourd’hui je n’ai pas les mots. Pour dire ma douleur, substituer mes images aux leurs, j’emprunterai à Sei Shônagon sa voix et Hokusai ses yeux.

1 Message

  • Choses qui frappent de stupeur16 mars 07:27, par Christian Jacomino
    « Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu’il met
    Dans les coeur brisés et les nuits tombées ? »
    (V. Hugo)

10.3.11

Mes notes de chevet, 46. Choses contrariantes



« Un gouverneur de province ou quelque fonctionnaire de cette sorte vient à vous, et parle rudement. Il est tout à fait mortifiant de l’entendre pendant qu’il a l’air de se dire : "On pensera si l’on veut que je suis impoli ; mais que pourrait-on me faire, à moi ?" »
Sei Shônagon, Notes de chevet
gravure sur bois de Odake Kokkan
Mes notes de chevet :
Est-ce la saison qui me rend plus fragile que l’habitude ou un phénomène qui s’étend ? J’ai l’impression d’être assaillie par la grossièreté : les fonctionnaires qui se sentent tout puissants parce qu’ils ont un tout petit peu de pouvoir à exercer, les lointains qui pensent ne rien vous devoir jamais, les proches qui pensent que vous leur devrez toujours, les proches qui ont pris de mauvaises habitudes, les proches qui en prennent de nouvelles, les gens que l’on croise au quotidien qui pensent qu’il est inutile de mettre des formes.
Ces multi-micro-agressions me donnent la nostalgie du Japon, quoi qu’en décrive mon amie Sei Shônagon.

Mon quartier (6) : rue Verdi

Il faut lever la tête devant le 40 rue Verdi, au Sémiramis. 

9.3.11

Mon quartier (5) : rue Louise Ackermann

Ce jardin-ci est des plus modestes, comme ceux qui me font craquer, à l'arrière des immeubles chics...

8.3.11

Mon quartier (4) : rue Kosma

Céramique bleue sur pilastre et simple cyclamen aux fenêtres. Face au Jardin, Alsace Lorraine. Dans cet immeuble, il y a un très grand appartement à vendre pour 800 000 €. 

27.2.11

Mon quartier (2) : rue Guiglia

Au 16 de la rue Guiglia, ce sont les colonnes peintes qui ont toute mon admiration...

Google Map 

25.2.11

Mon quartier (1) : rue Amiral de Grasse

En me promenant dans mon nouveau quartier, j'y découvre la période architecturale que j'aime le plus à Nice. J'aime la combinaison de style raffiné et de naïveté de cette époque.
Ainsi, au 7 rue Amiral de Grasse, l'Aigrette

19.2.11

Fidèle

photo : Hatsuo Adachihara

Ce matin, je me suis réveillée avec cette chanson de Charles Trenet en tête :

"Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des choses sans importance pour vous
Un soir d'été, le vol d'une hirondelle
Un sourire d'enfant, en rendez-vous
Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des riens qui pour moi font un tout
Un vieux toutou, une boite d'aquarelle
Le port de La Nouvelle au mois d'août.

 Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des lieux et des amis très doux :
Un drôle d'Albert et sa sœur en dentelles
Un castillet tout neuf, un Canigou.
Une rue de Béziers, une tante Emilie
Une maman partant pour Budapest
Ma vieille maison avec sa tonnellerie
Et près de la gendarmerie, les express."

Je n'ai pas mis de vidéo, car je n'aime pas le style musical de cette chanson, ni la fin. Je ne me sens pas une ombre fidèle à d'autres ombres. Il faut aider les lieux, les gens que l'on aime à ne pas devenir des ombres, mais à habiter notre cœur et nos vies comme parcelles d'étoile. 
Etre fidèle, cela doit être cela qui m'a sauvé de l'Ombre...

14.2.11

Mes notes de chevet, 45. Choses qui ont une grâce raffinée



« Une jeune et charmante dame relève le rideau blanc, au bas de l’écran d’été, et l’accroche à la traverse du haut. Sur un vêtement sans doublure, de damas blanc, elle a passé un vêtement de dessus fait d’une étoffe légère violette. Elle s’exerce à l’écriture. Les minces feuilles de son cahier sont élégamment reliées par un fil violet de nuance inégale. »

Sei Shônagon, notes de chevet
Ogiya Hanaogi, estampe d’Utamaro
mes notes de chevet :
Il est devenu rare de voir des gens écrire en public autrement que sur un clavier. Mais je suis toujours très émue lorsque des gens dessinent devant un paysage ou une œuvre d’art. Est-ce parce que, depuis l’enfance, je n’ai pu me résigner à mon incompétence crasse en la matière ? J’envie cette méditation, cette entrée dans le paysage, que pratique l’artiste. Je m’y exerce parfois, par pur plaisir de la forme, par pur plaisir du geste, pour la grâce du moment. Puis jette ensuite sans regret l’œuvre produite, en conservant précieusement le souvenir de l’instant.

10.2.11

Fuji, cent vues (12) : papiers et bambous

Tanabata no Fuji

Tanabata, une de mes fêtes préférées du Japon. Une histoire d'amour et des vœux de papiers

9.2.11

Les matins d'Hiver


A l'époque, déjà, j'éprouvais une émotion triste en écoutant cette chanson dont les paroles un peu surannées dégageaient une poésie nostalgique. Aujoud'hui encore je ressens cela, peut-être parce qu'à mes tout débuts j'ai connu le gros poêle à bois où je me réchauffais après le trajet à vélomoteur, dans la classe où ma maîtresse de stage enseignait aux enfants la différence entre 3x4 et 4 multiplié par 3, dérangée parfois par le bébé qui dormait dans le logement de fonction dont la porte donnait sur la classe.

5.2.11

C'est comme un petit air d'été...

...ce matin, mon nouveau chemin du marché : les tables sur la plage, un baigneur...