8.4.11

Mon quartier (12) : place Franklin

Cela fait longtemps que j'avais remarqué ce magnifique bâtiment au 3 de la Place Franklin. 
C'est aussi lui qui abrite ma boîte aux lettres.


Mais, heureusement que, malgré ce qu'imagine mon amie Anne, je ne suis pas toujours les yeux au ciel. Car cette plaque est située bien bas sur le bâtiment, au boulevard Gambetta.

7.4.11

Chéhéhérianou (2) : les asperges

Revoici venu le temps des asperges sauvages. Quand j'étais toute petite, ma mère m'a appris à inciter à les chercher : "ça sent l'asperge" disait-elle, et je cherchais, et je trouvais. Pour ne pas que je me trompe, j'en tenais une entre les mains, comme modèle. j'étais toute fière d'en trouver une que ma mère n'avait pas senties. Plus grande, elle m'a appris à les chercher :  repérer l'asparagus, regarder au pied. De même, je l'ai enseigné à ma fille, qui est une très bonne chercheuse ! Je l'ai enseigné aussi à Hatsuosan qui en la matière est devenu Hatsuosense ! 

Mon quartier (11) : un peu plus loin : boulevard Tsarewitch n°17

Ce n'est pas comme cela que je l'aurais vu, une entrée comme cela, dans un édifice appelée villa Ginette
C'est ici.

6.4.11

Mon quartier (10) : Poste Verte


J'adore ma boîte aux lettres, Place Franklin !

Chéhéhérianou (1) : les glycines

Chéhéhérianou, c'est, chez les Juifs, la bénédiction de la première fois dans une vie, ou la première fois depuis longtemps. C'est ma prière préférée.
Voici revenu le temps de dire Chéhéhérianou sur les glycines. Les plus spectaculaires ? au lycée Masséna :

Faites vite, il n'y en a plus pour longtemps ! Mais si vous avez loupé, revenez dans quelques temps : au même endroit, les bougainvillées...

Il y a quelques années, je ne m'intéressais pas du tout aux glycines; je les trouvais un peu fade, et sans feuillage, pas intéressantes.
Et puis tout a changé...

5.4.11

Pour lutter contre la nostalgie nipponne (29) : Chawanmushi

...avoir un cuisinier attitré à la maison !

Mon quartier (9) : avenue Thiers

L'Etat sait se garder de jolies villas, comme celle du "service départemental de l'architecture", la Césarie, au n° 41 :

Sans doute n'a-t-il pas eu du mal pour obtenir le permis de construire de la merveille d'arhitecture contemporaine voisine, bâtiment officiel du trésor public :
Mais si mais si, je vous assure, les bas des fenêtres sont de la même couleur que les céramiques du balcon !

4.4.11

Mon quartier (8) : rue Cronstadt

Ma villa préférée du coin : la villa Belle Epoque
 Juste à côté, au 41, pas mal non plus, et quel joli nom : villa Asphodèle ...

3.4.11

Le bleu du printemps

 Après une semaine enfermée, j'ai bu le bleu de la prom à la paille

2.4.11

Mystères ordinaires, 3 : iguane

Une photo prise de ma voiture, dans le bouchon matinal entre La Turbie et Monaco, quand on a tout le temps de regarder le paysage...

27.3.11

Jardinage

De nouvelles plantes pour la terrasse :
pour le prochain parfum du rhum arrangé...
et pour se souvenir de la Grèce :

Prudent, l'escargot s'est réfugié sous le géranium plutôt que de rester à proximité du jasmin...

26.3.11

Mon quartier (7) : un peu plus loin... impasse Vernier



En revenant de prendre un café avec mon amie Anne, j'ai découvert, à proximité du collège, de l'église, de la patisserie libanaise et du Secours Populaire, un petit coin presque campagne dans une impasse. 
A l'angle, une petit immeuble fort sympathique, avec chaque fenêtre à fronton arboré donnant un ensemble délicieusement lourd :


 Puis un amateur de ferronnerie



au motif insolite



et enfin, au fond de l'impasse, ce qui avait attiré mon œil, la villa Pauline:

24.3.11

Sans voix


Les événements de ma vie ces dernières semaines, ou plutôt les réactions à ces événements, ont été stupéfiantes. Du coup l'étymologie m'a activement affectée, et je suis sans voix : aphone. C'est la réponse somative la plus adéquate, la plus sage aussi. Impuissante, puisqu'aucune réponse sensée n'a de sens ou d'efficacité, j'apprends à être sage en même temps que l'euphon devient ma destinée.

Mes notes de chevet, 49. Choses pénibles


 


« Pour nous engager à prendre quelque chose, il ajouta : “J’ai cueilli moi-même ces pousses de fougère” mais je lui répondis : “Comment pourrions-nous, comme des servantes, nous installer côte à côte autour des tables ?” Ordonnant alors de desservir, il reprit : “Vous avez raison, vous êtes accoutumées à l’étiquette habituelle en présence de Leurs Majestés.” Pendant que les serviteurs s’empressaient d’ôter les mets de dessus les petites tables et de les présenter convenablement, un valet de pied vint nous avertir qu’il allait pleuvoir, et nous montâmes bien vite en voiture. »
Sei Shonagon, Notes de chevet

mes notes de chevet : Ma première brouille avec Shônagon ? J’aurais tant aimé, moi, goûter de ces fougères, à la table commune. Un de mes meilleurs souvenirs japonais fut un plat de nouilles dans une gargotte minable, sur une toile cirée usée jusqu’à la corde, que mon hôte par sa gentillesse transforma en met exceptionnel, m’en faisant traduire sur son bloc note le nom français, et m’en remerciant longuement, me faisant même offrande d’une savonnette taillée en forme de l’animal de l’année.


Fuji, cent vues (15) : des montagnes sur des montagnes

Yama mata yama.
Quand les temps sont incertains, que le sol sous nos pieds n'est plus stable, que les gens autours de nous vacillent, Fujisan est là, devant nous, imperturbable. Il fait bon s'y accrocher.

23.3.11

19.3.11

Pour lutter contre la nostalgie nipponne (28) : Croisements de population

Voici un extrait des nouvelles que Yoshiko, mon amie de Sendai qui a passé dix ans à Nice, m'envoie ce matin. 

   "C'etait tellement terrible le tremblement de terre de Magnitude 9.0. Les meubles dand la chamble d'ami ou tu a reste ont ete tout  tombe.  Mais Dieu merci que je suis saine et sauve.  Pendant 3 nuits  ni l'electricite, ni l'eau, ni gaz. J'ai bu du vin et un peu de Crema di limoncetta que j'ai achete en Italie au mois de fevrier.  Aussi comme j'en ai achete plusieurs sortes de fromage, j'ai passe les nuits de bougies en chantant les chansons francaise pas tellement desagreable.  Le 4eme nuit l'electricite est venu et ce matin l'eau est arrive, mais le gaz on sait jamais quand viendra."

Sur la photo, en France, pour la fête de mariage où elle était venue tout exprès du Japon, elle chantait "la vie en rose", accompagnée par mon ami Michel qui nous a laissé là en plan vers les anges.
Mon amie Yoshiko, tu me fais rire et je t'admire.
Pendant ce temps, beaucoup de Français quittent le Japon et Tokyo. J'ai pensé que Flo et Yoshiko pourraient bien se retrouver dans la capitale, au chaud, dans les appartements vides attendant le retour de leurs possesseurs : il doit bien y rester quelques bonnes bouteilles pour trinquer à la vie, à l'espoir, et à la reconstruction  

  

15.3.11

Mes notes de chevet, 48. Choses qui frappent de stupeur

 


« La voiture dans laquelle on se trouve est renversée ! On pensait qu’une machine aussi lourde, bien établie sur ses roues écartées, resterait toujours debout, et tout à coup on croit rêver ; on se demande avec stupéfaction comment la chose a pu se faire. »
Sei Shônagon, Notes de chevet
La grande vague, Hokusai
Mes notes de chevet : aujourd’hui je n’ai pas les mots. Pour dire ma douleur, substituer mes images aux leurs, j’emprunterai à Sei Shônagon sa voix et Hokusai ses yeux.

1 Message

  • Choses qui frappent de stupeur16 mars 07:27, par Christian Jacomino
    « Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu’il met
    Dans les coeur brisés et les nuits tombées ? »
    (V. Hugo)

10.3.11

Mes notes de chevet, 46. Choses contrariantes



« Un gouverneur de province ou quelque fonctionnaire de cette sorte vient à vous, et parle rudement. Il est tout à fait mortifiant de l’entendre pendant qu’il a l’air de se dire : "On pensera si l’on veut que je suis impoli ; mais que pourrait-on me faire, à moi ?" »
Sei Shônagon, Notes de chevet
gravure sur bois de Odake Kokkan
Mes notes de chevet :
Est-ce la saison qui me rend plus fragile que l’habitude ou un phénomène qui s’étend ? J’ai l’impression d’être assaillie par la grossièreté : les fonctionnaires qui se sentent tout puissants parce qu’ils ont un tout petit peu de pouvoir à exercer, les lointains qui pensent ne rien vous devoir jamais, les proches qui pensent que vous leur devrez toujours, les proches qui ont pris de mauvaises habitudes, les proches qui en prennent de nouvelles, les gens que l’on croise au quotidien qui pensent qu’il est inutile de mettre des formes.
Ces multi-micro-agressions me donnent la nostalgie du Japon, quoi qu’en décrive mon amie Sei Shônagon.

Mon quartier (6) : rue Verdi

Il faut lever la tête devant le 40 rue Verdi, au Sémiramis. 

9.3.11

Mon quartier (5) : rue Louise Ackermann

Ce jardin-ci est des plus modestes, comme ceux qui me font craquer, à l'arrière des immeubles chics...

8.3.11

Mon quartier (4) : rue Kosma

Céramique bleue sur pilastre et simple cyclamen aux fenêtres. Face au Jardin, Alsace Lorraine. Dans cet immeuble, il y a un très grand appartement à vendre pour 800 000 €. 

27.2.11

Mon quartier (2) : rue Guiglia

Au 16 de la rue Guiglia, ce sont les colonnes peintes qui ont toute mon admiration...

Google Map 

25.2.11

Mon quartier (1) : rue Amiral de Grasse

En me promenant dans mon nouveau quartier, j'y découvre la période architecturale que j'aime le plus à Nice. J'aime la combinaison de style raffiné et de naïveté de cette époque.
Ainsi, au 7 rue Amiral de Grasse, l'Aigrette

19.2.11

Fidèle

photo : Hatsuo Adachihara

Ce matin, je me suis réveillée avec cette chanson de Charles Trenet en tête :

"Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des choses sans importance pour vous
Un soir d'été, le vol d'une hirondelle
Un sourire d'enfant, en rendez-vous
Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des riens qui pour moi font un tout
Un vieux toutou, une boite d'aquarelle
Le port de La Nouvelle au mois d'août.

 Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
A des lieux et des amis très doux :
Un drôle d'Albert et sa sœur en dentelles
Un castillet tout neuf, un Canigou.
Une rue de Béziers, une tante Emilie
Une maman partant pour Budapest
Ma vieille maison avec sa tonnellerie
Et près de la gendarmerie, les express."

Je n'ai pas mis de vidéo, car je n'aime pas le style musical de cette chanson, ni la fin. Je ne me sens pas une ombre fidèle à d'autres ombres. Il faut aider les lieux, les gens que l'on aime à ne pas devenir des ombres, mais à habiter notre cœur et nos vies comme parcelles d'étoile. 
Etre fidèle, cela doit être cela qui m'a sauvé de l'Ombre...

14.2.11

Mes notes de chevet, 45. Choses qui ont une grâce raffinée



« Une jeune et charmante dame relève le rideau blanc, au bas de l’écran d’été, et l’accroche à la traverse du haut. Sur un vêtement sans doublure, de damas blanc, elle a passé un vêtement de dessus fait d’une étoffe légère violette. Elle s’exerce à l’écriture. Les minces feuilles de son cahier sont élégamment reliées par un fil violet de nuance inégale. »

Sei Shônagon, notes de chevet
Ogiya Hanaogi, estampe d’Utamaro
mes notes de chevet :
Il est devenu rare de voir des gens écrire en public autrement que sur un clavier. Mais je suis toujours très émue lorsque des gens dessinent devant un paysage ou une œuvre d’art. Est-ce parce que, depuis l’enfance, je n’ai pu me résigner à mon incompétence crasse en la matière ? J’envie cette méditation, cette entrée dans le paysage, que pratique l’artiste. Je m’y exerce parfois, par pur plaisir de la forme, par pur plaisir du geste, pour la grâce du moment. Puis jette ensuite sans regret l’œuvre produite, en conservant précieusement le souvenir de l’instant.

10.2.11

Fuji, cent vues (12) : papiers et bambous

Tanabata no Fuji

Tanabata, une de mes fêtes préférées du Japon. Une histoire d'amour et des vœux de papiers

9.2.11

Les matins d'Hiver


A l'époque, déjà, j'éprouvais une émotion triste en écoutant cette chanson dont les paroles un peu surannées dégageaient une poésie nostalgique. Aujoud'hui encore je ressens cela, peut-être parce qu'à mes tout débuts j'ai connu le gros poêle à bois où je me réchauffais après le trajet à vélomoteur, dans la classe où ma maîtresse de stage enseignait aux enfants la différence entre 3x4 et 4 multiplié par 3, dérangée parfois par le bébé qui dormait dans le logement de fonction dont la porte donnait sur la classe.

5.2.11

C'est comme un petit air d'été...

...ce matin, mon nouveau chemin du marché : les tables sur la plage, un baigneur...

18.1.11

Fuji, cent vues (11) : le voir

Regarder le mont Fuji, lorsqu'on le voit, est un devoir et en même temps, un tel luxe, un de ces cadeaux que la vie nous fait et dont on ne voit pas toujours le prix.

J'aimerais même être un de ces passants : femme à bébé, porteur de bagages, ou à cheval, pourquoi-pas ?

15.1.11

Mes notes de chevet, 44. Choses splendides


« ... un chambellan arrive, comme messager du Souverain, auprès d’une fille noble qui sera plus tard épouse impériale ou impératrice. Avant même de prendre la lettre qu’il apporte, la dame, pour qu’il s’asseye, fait passer un coussin par dessous le store ; à ce moment, il aperçoit le bas de sa manche, d’où sortent de riches étoffes. Je ne pense pas qu’il ait l’habitude de voir, du matin au soir, une chose aussi jolie. Si le chambellan appartient à la garde impériale ou à la garde du Palais, il est encore plus gracieux qu’un autre lorsqu’il tire et étale, pour s’asseoir, la traîne de son vêtement de dessous. Quelle impression peut-il ressentir en son cœur, quand le maître de maison daigne lui présenter lui-même une coupe de vin de riz ? »
Sei Shônagon, notes de chevet

estampe d’Utamaro

Mes notes de chevet : contrairement à Sei Shônagon, j’aime les iris. Une des plus belles images de mes souvenirs est celle de les voir poindre leurs fleurs dans les petits ruisseaux qui longent les routes perdues dans la campagne périgourdine, au seuil du printemps.

8.1.11

Fuji, cent vues (10) : Japon- Périgord, même combat !

Hommage à deux populations de chasseurs-cueilleurs !
Les Japonais sont grands amateurs de champignons aussi...

Mes notes de chevet, 43. Choses qui semblent éveiller la mélancolie


« Le messager emporta... un habit non doublé ; de tissu blanc, et un autre vêtement rouge foncé. On aurait cru voir un costume couleur de prunier. J’eus du plaisir à regarder l’homme s’en aller sous la neige, avec ces vêtements qu’il avait jetés sur son épaule. »
(...)
« Hélas, murmurai-je, quelle pitié ! Nous sommes dans un monde bien cruel. »
Sei Shônagon. Notes de chevet

Gravure d’Utamaro

Mes notes de chevet. Sur les terrasses, là où je révisais mon bac, il ne reste que quelques oliviers. La petite ferme, les chèvres, ont disparu. Les genêts aussi et leur odeur entêtante au printemps, trop inflammables. La neige fondue mouille les bâches des piscines de villas proprettes qui ont bleui le vert glauque. Il y a même une pharmacie, et son parking. Peut-être, aux premières chaleurs de l’été, reste-il quelques cigales qui ne sont pas de céramique ...

2.1.11

Fuji, cent vues (9) : barques dans la brume


Aurais-je vu les barques dans la brume si le commentateur ne l'avait signalé ? Les petits paysans gravissant la montagne captent toute l'attention : où s'en-vont-ils ainsi ratisser et bêcher ?

Mes notes de chevet, 42. Choses qui paraissent agréables

« ... en effet, mon cœur battait ; j’étais inquiète en pensant que peut-être, s’il venait à ma chambre, il écarterait le store. J’allais donc au Palais du jardin des pruniers ; quand le Capitaine sous-chef des chambellans arriva, j’ouvris la demie-jalousie de la face orientale, et je le priai d’approcher. Il s’avança, magnifique, portant un manteau de cour d’une superbe couleur de cerisier, avec une doublure dont la nuance et le lustre avaient un charme indicible. Sur son pantalon à lacets, couleur de vigne très foncée, on voyait, brodés ça et là, des branches de glycine, plus grandes que nature. La teinte et l’éclat de son vêtement de dessous écarlate paraissaient splendides, et, dessous encore, de nombreux vêtements blancs et violet clair étaient mis l’un sur l’autre.

« Comme la véranda était très étroite, il s’y assit à demi seulement, presque sous le store ; il semblait vraiment un de ces personnages que représentent les peintures ou que célèbrent les romans.

« Les fleurs de pruniers qui sont devant le palais, blanches pour celui de l’est et rouges pour celui de l’ouest, commençaient à tomber un peu, mais elles étaient encore belles. Le soleil éclairait tout cela de ces brillants rayons et j’aurais voulu faire contempler par tout le monde ce calme tableau. »

Sei Shônagon, Notes de chevet
Gravure d’Utamaro

Mes notes de chevet : prendre un thé dans une jolie tasse, se faire caresser par le soleil, regarder un paysage en silence avec ses amis, petites choses de la vie, banales et précieuses. Ce sera mes vœux pour vous en cette nouvelle année...

1.1.11

Bonne année 2011, avec de bons amis

"Il me fallut des années pour me libérer des érudits, de leur tutelle, de leur sourire supérieur, et revenir à mes amis fidèles qui savaient qu'un homme n'est rien d'autre qu'une pelote de faiblesses et de peurs. Il ne faut pas en rajouter. S'ils ont le mot juste, ils vous le tendent comme une tranche de pain en temps de guerre, et s'ils ne l'ont pas, ils restent assis près de vous et se taisent.

Aharon Appelfeld, Histoire d'une vie, fin du chapitre 23