10.11.12

Danse, danse, danse (65) : plafond

"Tout en conduisant, je repensai aux colonies de vacances de mon enfance. A trois heures, c'était l'heure de la sieste. Mais moi je ne pouvais pas faire la sieste, j'étais incapable de dormir simplement parce qu'on m'en donnait l'ordre. La plupart de mes camarades dormaient à poings fermés, moi je regardai le plafond pendant une heure. Et quand on regarde un plafond longtemps, il devient un monde indépendant. On a l'impression que si on pouvait se transporter là-bas, on se retrouverait dans un monde complètement différent d'ici. Un monde où les valeurs seraient inversées. Comme dans Alice au pays des merveilles. "
Danse, danse, danse, MURAKAMI Haruki, ch. 41

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