28.10.14

On s'est baladé : la Roche de l'Abisse

Personne n'a l'air de connaître en France ce fabuleux endroit. Nous avions prévu plusieurs fois cette randonnée et deux fois au moins avons du renoncer à cause du brouillard. Mardi, nous avions décidé de suivre ce circuit:
Partis de Nice très tôt, nous sommes arrivés au Col de Tende avec un temps épouvantable, et nous avons du renoncer, très déçu. Nous avons fait alors une randonnée en voiture en cherchant un temps plus clément vers le Fort Marguerite puis vers Casterino. Le temps est devenu magnifique, et un chasseur nous a indiqué un autre itinéraire possible pour la Roche de l'Abisse, au départ de la balise 376. C'était beaucoup plus long, mais magnifique. Le brouillard sur le col de Tende était somptueux, et cerise sur le gâteau, un petit troupeau de chamois nous a rejoint au sommet !
Les photos 

24.10.14

On s'est baladé : Lac Vert et Fontanalbe


A la poursuite de l'automne des mélèzes, nous sommes allés à Casterino prendre le départ pour le Lac Vert et Fontanalbe.
Nous avons suivi presque cette randonnée, avec un détour au Lac des Grenouilles, et surtout un retour par l'autre piste beaucoup moins joli que l'aller, plus long et qui fait ensuite marcher sur le goudron. L'aller retour ce sera très bien, la prochaine fois.
 

18.10.14

Voyage avec un incolore (20) : Article Imagination de l'Encyclopédie

"Voltaire le réaliste disait que l'originalité n'était rien d'autre qu'une imitation judicieuse".
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, chapitre 4

15.10.14

Voyage avec un incolore (19) : en cuisine


" Le chef hait le serveur, et l'un et l'autre haïssent les clients, déclara Haida. Ce sont les mots d'Arnold Wesker, dans la pièce La Cuisine."

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

30.9.14

Voyage avec un incolore (18) : par force

"Ce coffret de trois disques, à présent encore, se trouvait chez Tsukuru."




L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

28.9.14

Voyage avec un incolore (17) : Rome et le Chili


"Chez les pianistes contemporains, rares sont ceux qui peuvent jouer Listz avec toute l'exactitude requise et en même temps avec poésie."
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

26.9.14

Voyage avec un incolore (16) : de la Suisse et de la Russie

"C'est un pianiste russe, il interprète Listz comme s'il décrivait un paysage mental très subtil."


L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

24.9.14

Voyage avec un incolore (15) : le temps qui court ...

Dans l'appartement de Tsukuru, il y avait une chaîne stéréo qui marchait tant bien que mal, mais comme sa sœur n'avait laissé que des albulms de Barry Manilow ou des Pet Shp Boys, Tsukuru ne s'en servait jamais.

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

23.9.14

Voyage avec un incolore (14) : le nom


" Quoi qu'il en soit, il avait acquis son individualité en s'appelant Tsukuru Tazaki". Son moi d'avant était un néant, un chaos primitif sans nom. Une masse de chair rose qui pesait trois kilo tout au plus, qui pleurait et respirait difficilement dans l'obscurité. Il avait reçu un nom, puis la conscience et la mémoire lui était advenues et, progressivement, son moi avait pris forme. Le nom était le point de départ de toutes choses."

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4

22.9.14

Voyage avec un incolore (13) : poids

" "Si on lui donne le prénom le plus sophistiqué, peut-être que ses bagages dans la vie seront un peu trop lourds à porter, avait fait remarquer son père. (...) Tsukuru hésitait cependant à partager son opinion sur le fait que, grâce à ce prénom, sa vie avait été "allégée". Certes, la forme de ses bagages avait peut-être été légèrement différente. Mais quand était-il de leur poids ?"

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.4



21.9.14

Voyage avec un incolore (12) : la barbe

"- Les pensées sont comme des barbes. Elles ne poussent que lorsqu'on est adulte. Je suis sûr que quelqu'un a dit ça..., dit Tsukuru. Mais qui ? Je ne m'en souviens pas.
- Voltaire", répliqua le jeune homme.
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinages, MURAKAMI Haruki, ch.4

"En voilà trop sur les barbes."
Dictionnaire philosophique, Voltaire, article Barbe,


20.9.14

Voyage avec un incolore (11) : secret

"Quoi qu'il en soit, le jeune garçon désigné sous le nom de Tsukuru Tazaki était mort. Il avait poussé son dernier soupir, englouti dans les ténèbres sauvages, et avait été enseveli dans une petite clairière au milieu d'une forêt. En grand secret, silencieusement, avant l'aube, quand tout le monde était encore profondément endormi. Sans stèle ni épitaphe. celui qui se tenait là et qui respirait, c'était le nouveau "Tsukuru Tazaki", dont la composition interne avait été largement renouvelée. Mais il était le seul à le savoir. Et il n'avait pas l'intention de le dire à quiconque. "
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.3

19.9.14

Voyage avec un incolore (10) : tic tac

" Ce qui subsista ensuite, ce fut seulement une pensée paisible qui ressemblait à de l'acceptation. Elle n'avait pas de couleur. C'était une émotion neutre, qui rappelait une bonace. Il était assis dans une vieille salle vide, seul, et il écoutait avec beaucoup d'attention le bruit creux  de la grande et antique pendule murale qui égrenait le temps. Sans un mot, sans détourner le regard, il restait simplement les yeux fixés sur la progression des aiguilles. Ses émotions captives dans le vide de son cœur, enveloppé dans plusieurs couches d'une fine membrane, à chaque heure, il vieillissait inexorablement.
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.3

18.9.14

Voyage avec un incolore (9) : jalousie

"La jalousie, du moins telle que Tsukuru l'avait conçue dans son rêve, est la prison la plus désespérée du monde. Parce que c'est une geôle dans laquelle le prisonnier s'enferme lui-même. Personne ne le force à y rentrer. Il y pénètre de son plein gré, verrouille la porte de l'intérieur puis jette la clé de l'autre côté de la grille. Personne ne sait qu'il s'est lui-même emprisonné. Bien entendu, si le captif décidait d'en sortir, il le pourrait. Parce que cette prison se situe dans son cœur. Mais il est incapable de prendre cette décision. Son cœur est aussi solide et dur qu'un mur de pierre. Telle est la véritable nature de la jalousie."
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.3

17.9.14

Voyage avec un incolore (8) : double

" Lorsqu'il sentait que la souffrance devenait insupportable, il se séparait de son corps. Et, depuis un lieu sans souffrance situé légèrement à l'écart, il observait Tsukuru Tazaki en train de résister à la douleur."
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.2

16.9.14

Voyage avec un incolore (7) : alien

"La nature de cette nouvelle matière de substitution, Tsukuru ne pouvait la concevoir, pas plus qu'il ne pouvait l'accepter ou la refuser. Telle une nuée d'ombres, elle demeurait dans son corps et y donnait naissance à d'innombrables œufs d'ombres."
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.2

15.9.14

Voyage avec un incolore (6) : puits

" Durant les cinq mois qui suivirent son retour à Tokyo, Tsukuru vécut aux portes de la mort. Il se fabriqua un minuscule refuge, relié à une fosse obscure et sans fond, dans lequel il mena une vie totalement solitaire. C'était un endroit dangereux où il risquait de tomber et de dégringoler dans les profondeurs du néant. Mais il n'en étit pas effrayé. Il pensait seulement. "Que ce serait facile de tomber. "  "
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.2

14.9.14

Voyage avec un incolore (5) : transformations


" Le Tsukuru qui revint à Tokyo cet été-là était sous l'emprise d'une sensation étrange : c'était comme si la composition de son corps avait été totalement renouvelée. Toutes les choses qui lui étaient familières jusqu'alors avaient pris des teintes différentes, comme s'il les voyait à travers un filtre spécial. Il se mettait à entendre des sons inconnus jusque là et il était incapable de percevoir ceux qu'il avait entendus auparavant. Lorsqu'il essayait de bouger son corps, il s'apercevait que ses mouvements étaient terriblement gauches. On aurait dit que la nature de la pesanteur environnante s'était modifiée."
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.2

5.9.14

Voyage avec un incolore (4) : ondulations


"Sara fit légèrement tournoyer son verre, et contempla un moment les ondulations du vin. Comme si elle y lisait l'avenir de quelqu'un"
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage, Murakami Haruki, ch.2