20.8.07

Roppongi Hills, Mori Tower

D abord, mes yeux sont ouverts. toute la ville, là, en bas. La Grand roue qui change de robe de lumière chaque deux secondes, les petites lumières rouges clignotantes à chaque sommet d' immeubles. Les lustres municipaux, les écrans Time Square, les embouteillages de la nuit. Et puis chaque balcon, chaque fenêtre; des centaines, des milliers, des millions. Pour chacune un pleur ou un rire, des cris d'enfants ou des gémissements de veilleur. Un labeur ou un vide.
La ville ne fait aucun bruit, silencieuse, une illusion de sérénité.
Yeux fermes. La ville est devant moi, mais je ne la vois pas. Je la sens. Mais la rumeur des visiteurs. Des rires, des cris d'enfants, des exclamations. Une rumeur qui tourne. Par dessus quelques phrases isolées, précises, mais dont je ne comprends pas un traître mot. Pourquoi faire ?
Je suis au Japon. Je suis bien.

1 commentaire:

  1. Mes yeux aussi, bien ouverts, malgré l'heure tardive.
    D'image en image, je vous ai suivie, d'abord au Japon, puis en Grèce - à rebours sans doute de votre chronologie itinérante.
    Chaque cliché est différent, comme différentes les heures, la lumière, l'inspiration du moment, l'émotion. Et pourtant : ce qui m'a touchée, mais que j'y ai retrouvé de connu déjà, c'est votre regard, à vous, avec toujours semblable la curiosité tendre que je vous connais, la couleur de vos mots, auquels l'heure et le lieu variant ne savent rien changer, et qui sont si agréables à retrouver, même de loin en loin.
    Bien à vous, en remerciement de la promenade.
    Laurence

    RépondreSupprimer