6.3.22
Conjuguons avec Murakami (14) : base ball
5.3.22
Conjuguons avec Murakami (13) : perplexité
"Je ne parvenais pas à intégrer la réalité de sa mort."
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
4.3.22
Conjuguons avec Murakami (12) : lecture
"Ce fut ainsi que se termina mon dimanche matin : je lus au très étrange frère de ma petite amie un extrait d'Engrenage d'Akutagawa"
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
3.3.22
Conjuguons avec Murakami (11) : The sound of music
2.3.22
Conjuguons avec Murakami (10) : happy end
1.3.22
Conjuguons avec Murakami (09) : millésime
28.2.22
Conjuguons avec Murakami (08) : mensualités
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
27.2.22
Conjuguons avec Murakami (07) : canapé
Ce que je me rappelle, durant cet été de 1965, c'est sa robe blanche, le parfum citronné de son shampooing, la sensation de son très robuste soutien-gorge à armature
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond26.2.22
Conjuguons avec Murakami (06) : remake
"Elles me firent de l'effet, et il en va de même quand je les écoute aujourd'hui, mais, enfin, ce n'étaient que des reprises."
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
25.2.22
Conjuguons avec Murakami (05) : bof !
"Aucune des huit chansons originales n'étaient franchement faramineuses"
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
24.2.22
Conjuguons avec Murakami (04) : hit parade
Et un an après, en 1964, ils furent au top de tous les hit-parades américains, raflant les cinq premières places.
2.
MURAKAMI Haruki, With the Beatles, Première personne du singulier, ed. Belfond
23.2.22
Conjuguons avec Murakami (03) : un refrain qui vous trotte dans le crâne.
21.2.22
Conjuguons avec Murakami (02) : les mots
" Il semble étrange (ou peut-être après tout, non, cela n'a rien de curieux), mais il suffit d'un battement de paupières, et les hommes vieillissent. A chaque instant nos corps, sans espoir de retour, s'en vont vers l'anéantissement. A peine a-t-on fermé les yeux, puis les a-t-on rouverts, que bien des choses ont disparu (certaines avaient un nom, d'autres pas). Soufflées par les vents violents de la pleine nuit, elles ont été emportées quelque part sans laisser de trace. Il n'en subsiste qu'un frêle souvenir. Mais non, on ne peut pas compter sur les souvenirs non plus. Qui pourrait affirmer avec certitude ce qui nous est vraiment arrivé par le passé ?
Cependant, si nous avons de la chance, demeureront parfois quelques mots à nos côtés. Dans les profondeurs de la nuit, ils graviront la colline, se faufileront dans des cavités adaptées à leur morphologie et effaceront tout signe de leurs présences en laissant souffler bien loin les vents sauvages du temps. Et lorsque, à l'aube, la tempête aura enfin cessé, les mots survivants réapparaîtront secrètement à la surface de la terre. Généralement calmes, timides, ne disposant que de moyens d'expression ambigus, ils sont toutefois prêts à témoigner. En témoins honnêtes et impartiaux. Seulement, pour forger des mots aussi persévérants, ou les découvrir et les abandonner, il faut un dévouement inconditionnel, qui vous engage corps et âme. Et pour cela, poser le cou sur un oreiller de pierre glacé, illuminé par le clair de lune hivernal. "
MURAKAMI Haruki, Sur un oreiller de pierre, Première personne du singulier, ed. Belfond
20.2.22
Conjuguons avec Murakami (01) : maladie mentale
"Aimer quelqu'un, c'est comme être atteint d'une maladie mentale que l'assurance maladie ne prend pas en charge."
MURAKAMI Haruki, Sur un oreiller de pierre, Première personne du singulier, ed. Belfond
16.8.21
Lectures : Vivre avec nos morts (2) : identité juive
"J'ai souvent eu le sentiment que le judaïsme porte en ses langages, quelque chose qui résonne avec cette idée. L'identité juive repose elle aussi sur une vacance. Tout d'abord parce qu'elle n'est pas prosélyte et ne cherche pas à convaincre l'autre qu'elle détient l'unique vérité. Ensuite, parce qu'elle peine à formuler ce qui la fonde. Nul ne sait vraiment ce qui fait un juif et encore mot "bon juiif". est-ce une origine, une pque, une croyance, une tradition culinaire ? L'identité juive est toujours au-delà de ce qu'on pourrait en dire, et ne se laisse jamais enmurer dans une définition unique qui réduirait les possibles.
Pour le dire autrement : "le" judaïsme est toujours plus grand que le "mien". Il préserve un espace libre pour une autre conception que la mienne, et donc une transcendance infinie : celle de la définition qu'en donnera un autre.
Le judaïsme garantit en soon sein la place d'Elsa et la mienne, celle d'une juive non croyante et celle d'un rabbin, sans qu'aucune de nous puisse se revendiquer plus légitime. Aucune ne peut affirmer "plus" ou"meilleure" juive que l'autre.
Dès lors, dans mon judaïsme, si je ne fais pas de place pour le sien, je le trahis. Le réduire à ma définition ou à la sienne reviendrait à le profaner. "
Delphine Horvilleur. Vivre avec nos morts , ch. Elsa
12.8.21
Lectures : Vivre avec nos morts (1) : laïcité
"La laïcité française n'oppose pas la foi à l'incroyance. Elle ne sépare pas ceux qui croient que Dieu veille, et ceux qui croient aussi ferme qu'il est mort ou inventé. Elle n'a rien à voir avec cela. Elle n'est fondée ni sur la conviction que le ciel est vide ni sur celle qu'il est habité, mais sur la défense d'une terre jamais pleine, la conscience qu'il y reste toujours une place pour une croyance qui n'est pas la nôtre. La laïcité dit que l'espace de nos vies n'est jamais saturé de convictions, et elle garantit toujours une place laissée vide de certitudes. Elle empêche une foi ou une appartenance de saturer tout l'espace. En cela, à sa manière, la laïcité est une transcendance. Elle affirme qu'il existe toujours en elle un territoire plus grand que ma croyance, qui peut accueillir celle d'un autre venu y respirer."
Delphine Horvilleur. Vivre avec nos morts, ch. Elsa
18.6.21
En cheminant avec la parasha (40) : 'Houkat : la vache rousse
Célèbre parasha de la vache rousse.
Recette :
Ingrédients :
une vache rousse, totalement rousse, sans défaut, qui n'a jamais porté le joug. Bois de cèdre, hysope, écarlate
Immoler la vache. Prendre de son sang avec le doigt et asperger par sept fois en direction de la Tente d'assignation.
Brûler la vache avec sa peau, sa chair, son sang, sa fiente.
Brûler les autres ingrédients en les jetant dans le foyer où brûle la vache.
Il faudra ensuite vous purifier.
Demander à quelqu'un de pur de récolter les cendres et de les amener dans un dépôt hors du camp avant la transformation en eau lustrale à usage de purification.
Usage :
purification après avoir toucher un mort
Peut éventuellement dépanner une femme non adultère ...
11.6.21
En cheminant avec la parasha (39) : Qora'h : sort des révoltés
Dans cette parasha, de nouveaux adversaires se lèvent contre Moïse et Aaron. Les explorateurs, les complotistes, ont semé la graine du mal, et elle germe, par deux fois encore, malgré les preuves données par l'Eternel. Et par deux fois sa colère frappe et déchire, même si tout fini par une verge qui donne fleurs et fruits.
Car le mal est toujours là et toujours il guette.
J'ai pensé alors à mettre en parallèle la parasha avec le célèbre passage du puits dans le Talmud. Ici, les opposants à Dieu ne sont pas châtiés, bien au contraire, Dieu les félicite et rit. C'est que le Temps a passé, et surtout, l'Etude. Lorsqu'on étudie, on peut poser des questions à Dieu, et sans doute même le défier. Les Hébreux de la Bible ne se sentent élus que parce qu'ils "sont". Mais cela ne suffit pas, l'élection se mérite, et c'est par l'étude qu'elle s'acquiert.
4.6.21
En cheminant avec la parasha (38) : Chela'h-Lekha : les gavés de manne
Dans cette parasha, le célèbre passage des explorateurs. Je n'ai pu m'empêcher de le restituer dans le contexte actuel :
D'après le compte-rendu des explorateurs , dans ce pays, il y coule bien le lait et le miel, les fruits sont magnifiques, mais mais mais mais ... les habitants, dont Amalek, est bien plus fort que nous.
Les Hébreux, toujours à regretter l'Egypte, gavés de manne, sont devenus des geignards mous. Renonçant à tout, capable d'accepter le mal absolu, Amalek, s'il se tient loin d'eux.
Je comprends la colère divine. En cette époque était Moïse, prêt à tout pour sauver son peuple. C'est peut-être en cela que lui aussi sera puni de cette terre. Ce peuple méritait-il d'être sauvé ? C'est la question que je pose souvent , aujourd'hui, par les temps qui courent.
28.5.21
En cheminant avec la parasha (37) : Beha'alotekha : la femme est toujours coupable
Quel peuple de geigneurs ! Dans le désert, la manne offerte généreusement ne suffit pas aux Hébreux qui n'ont pas l'âme de vegans. Ils pleurent après la viande, après le poisson de leurs souvenirs. Moïse craque, il a bien raison, quel cadeau ce peuple ! Mais l'Eternel n'est guère patient non plus, et il se venge. Dans sa vengeance, il n'est guère juste : il en tue quelques uns après la chute des cailles, mais on ne dit pas quels sont ses critères; on ne sait pas non plus les critères pour punir Miriam de la lèpre, alors qu'Aaron aussi a péché avec elle : comme dit le proverbe populaire, les femmes savent toujours de quoi elles sont coupables ...



