12.5.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 18

Shushû Ejiri en Suruga (coup de vent dans les rizières d'Ejiri dans la province de Suruga).


Cette gravure est bien dans "l'air" du climat du Japon et de Nice : vent, vent et encore vent...
Cette gravure a inspiré ce photographe. Allez-y voir, ça vaut le coup d'œil !

Les copains de l'époque aussi :
43e relais du Tokaido (Yokkaichi) par Hiroshige :

Prince charmant ?

J'avais dit que ça n'a pas marché ! J'avais tort ! L'effet est seulement différé. Venez essayer...

Pivoines (suite)

N'enlevez-pas les pétales tombées, svp. C'est trop joli...

8.5.08

carpes japonaises sur balcon niçois

Il n'y a pas de petites carpes, c'est normal : chez nous il n'y a que des filles...pour le moment !

3ans + 1 jour : clôture

https://sadside-melissa.blogspot.fr/2008/05/3ans-1-jour-clture.html

3 ans + 1 jour.
Et cela m'est égal. Un jour comme les autres.
Je n'ai pas oublié. Je me suis même souvenu de la date. Mais cela n'a produit aucun effet. Ou plutôt l'effet d'un événement du passé que l'on se souvient très douloureux mais qui fait totalement partie d'une ancienne vie, d'une autre vie, qu'un autre nous-même a pu vivre.
Un jour comme les autres. Faits de tracas quotidiens, et de tas de petits bonheurs dont la source est ici et aussi à l'autre bout de la terre.
Un jour comme les autres. Presque.
Ce jour là, j'ai reçu des nouvelles de l'autre. La même forme pitoyable que d'habitude. La différence est que cette fois-ci, avec mes amies, nous avons pu jouer au brunch de "sex and the city". J'étais Carrie, c'était bon ! L'incident est rentré dans les tracas quotidiens, au même titre que l'incident avec parent d'élève énervé le matin. Simplement fatigant.
J'ai pu me consacrer à mon tas de petits bonheurs dont la source est ici et aussi à l'autre bout de la terre.
Je peux clôre définitivement the sad side of the she-wolf. Plus de she-wolf, plus de sad-side...

4.5.08

Pivoines et ambre solaire

Sur la promenade, ça sent l'été, et l'ambre solaire...Autant de monde sur la plage


que de pivoines au marché

2.5.08

Ponti et Murakami


photo Adachihara Hatsuo

J’ai été chargée par Christian pour la journée de formation du 26 Avril, de présenter l’œuvre de Claude Ponti, de la rendre accessible à ceux qui ne la connaissaient pas et surtout à ceux qui, après s’y être frotté, ne la comprenaient pas, y restaient insensibles.
Et maintenant, je suis chargée de faire un compte-rendu et je n’y arrive pas. Comment le faire sans la base picturale, sans les textes intégraux que j’ai lus ? Pour le tenter, j’ai repensé au texte de Cable, un blogger que j’ai lu hier, texte qui parlait de mon écrivain préféré Haruki Murakami :
Je cite:
« Je me suis dit que c’était moi qui n’avais pas compris le sens caché, que mon manque d’expérience de lecture était en faute…alors j’ai cherché les réponses sur Internet. Bah en fait, j’avais raison dans ce que je lui reprochais; il n’y a aucun sens à cette histoire. Même l’auteur le dit dans une interview: “Je n’ai aucune idée du sens de cette histoire. J’ai écrit un rêve, mais moi-même je n’en comprends pas le sens. Bon en fait, en le relisant des dizaines de fois comme j’étais obligé puisque c’est moi qui l’ai écrit, j’ai commencé à comprendre le sens caché. Je recommande donc aux lecteurs de le lire plusieurs fois, ils y verront plus clair.”. Cet abruti est un grand comique. Lui-même dit qu’il a écrit un truc qui n’a pas de sens, et il demande aux gens de le lire plusieurs fois! Hallucinant. A lire les quelques critiques sur ses œuvres, ce genre d’histoire, c’est son style. Ses histoires (…) sont toutes en dehors de la réalité et n’ont aucun sens. … »

Je n’avais jamais songé à cela, à rapprocher Ponti et Murakami. Mais Câble a raison, en un sens, je comprends sa critique. Car Murakami ou Ponti ont en commun d’aller chercher leur texte dans l’Océan de la Mère des Histoires
« A 11h15, l ‘écorce des arbres disparaît. Les arbres s’ouvrent comme des portes. Dedans, on voit le bleu de l’Océan de la Mère des Histoires. L’eau de cet Océan est faite de toutes les histoires du monde. Toutes. Celles qui ont été mille fois racontées, celles que presque personne ne connaît, celles qui ont été oubliées, celles que l’on n’a pas encore racontées et celles qui n’ont pas encore été inventées.
C’est un Océan immense qui n’a pas de bord, pas de fond. Les poissons trouvent les passages entre notre monde et l’Océan de la Mère des Histoires. Ils sont silencieux et légers comme des bulles de savon. Ils ne disent jamais rien. On ignore ce qu’ils font. Ils survolent les palais, les écoles, les maisons perdues, les pauvres cabanes de pêcheur, puis ils repartent sans que l’on sache pourquoi. »
(Claude Ponti, Georges Lebanc, 11h15)
Je n’aimais pas Claude Ponti. Les dessins m’effrayaient, et puis tant de violences et de grouillements chez les poussins. Mais en même temps, j’avais le sentiment que quelque chose m’échappait. Alors j’ai suivi mes élèves de maternelle. Je les ai observés dans le coin lecture devant la grosse pile de livres que j’avais apportées et que je ne savais pas attaquer avec eux. Ils l’ont fait pour moi, ils ont regardé, page après page, regardé encore. Et ri, encore et encore. Alors j’ai été leurs yeux et j’ai lu pour eux. J’ai découvert l’écrivain, le tisseur de mots, le détourneur d’expression, le dresseur de listes. Les livres pour les Tous-Petits, la série Tromboline et Foulbazar : j’ai « étudié » le A avec eux en le chatouillant et en lui faisant peur ; j’ai suivi la fourmi à Grosse Voix pour trouver le père, la mère, les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, les copains, les copines, etc du bébé bonbon. J’ai découvert Blaise et les poussins, ces personnages qui vivent derrière les livres et qui nous ouvrent les portes du mystère de l’écriture, et dont la violence apparente n’est là que pour nous aider à affronter la fadeur du monde que nous proposent les adultes.
J’ai attaqué les livres plus importants. J’ai voyagé avec Petronille et parcouru les noms de ces 120 petits comme les autres énumérations de Ponti : le goûter au square de Georges Lebanc, celui des invités d’Anne Hiversaire. J’ai exploré ma vallée.
Comme toujours en littérature. j’y ai trouvé soutien dans les jours de peine : j’ai grimpé dans « l’arbre sans fin » dans les jours de deuil, j’ai été architecte dans Schmélele et l’Eugénie des Larmes : « c’est une maison qui s’est construite autour d’une petite fille avec les larmes qu’elle pleurait. Une petite fille si malheureuse qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps. Une fois la maison construite, la petite fille est partie. Tout son chagrin était passé dans les murs de la maison. ». J’ai offert à mon amoureux Bizarre…bizarre , car comme Mademoiselle Oiselle « je laisse beaucoup de moi-même sous cette branche de Charmilla »
Quand je n’ai pas le temps, je me contente des quatrièmes de couverture où les codes-barres délirent.
Bien sûr, Câble a raison.« Ses histoires sont toutes en dehors de la réalité et n’ont aucun sens. … » On n'est pas obligé d'aimer Claude Ponti ou Murakami, et d'aimer leurs histoires .Et bien, je serai comme Pétronille : qu'il y ait un sens ou non, je n’en ai rien à faire, et je veux suivre toujours les poissons de l'Océan de la Mère des Histoires.

1.5.08

Fleurs de tous les continents, unissez-vous!

Pour vous lecteur de mon blog, en ce 1er mai, muguet français en vase et japonais en terre...

Athos et salade de tomate

Je viens de finir Ap. J.-C. de Vassilis Alexakis. Une petite merveille.
"En sortant de la maison, nous nous sommes trouvés face à un moine du nom d'Andréas, que tout le monde appelle l'Aviateur.
-Salut l'Aviateur ! lui a dit Onoufrios.
Il était venu chercher le drapeau byzantin.
-Les avions ne vont pas tarder à passer ! nous a-t-il annoncé avec une exaltation enfantine. Ils m'ont prévenu !
Malgré sa fébrilité, il a réussi à ouvrir la porte d'entrée sans faire de bruit.
-Le coin le plus paisible de l'Athos, le paradis des anachorètes, est devenu un des endroits les plus bruyants de la Grèce, a commenté Onoufrios d'un air enjoué. Regarde !
J'ai vu Andréas, portant la hampe devant lui, traverser la terrasse à grandes enjambées comme s'il envisageait de se jeter dans le vide. Il n'a déployé le drapeau, qui était aussi grand qu'un drap, que lorsqu'il a été debout sur le muret. L'aigle bicéphale a étendu ses ailes au-dessus de l'abîme.
-Andréas parle avec les avions comme d'autres devisent avec les oiseaux(...)
Les yeux tournés vers le ciel, il a placé sa main libre en cornet autour de son oreille. On aurait dit qu'il attendait un appel divin. Un ronronnement s'est fait entendre et quatre points noirs sont apparus au même moment à l'horizon. Andréas s'est mis aussitôt à esquisser de grandes ellipses avec son drapeau, sachant que les avions ne tarderaient pas à nous survoler. Ils n'ont pas tarder en effet. Dans un vacarme épouvantable ils ont plongé l'un après l'autre au dessus de nos têtes. J'ai eu l'impression que leur souffle faisait trembler toute la péninsule(...)Andréa était aux anges. Les avions sont montés très haut dans le ciel puis sont de nouveau descendu en piqué dans notre direction.
-Ils m'ont salué deux fois, a-t-il crié. Ils m'ont salué deux fois ! "
Quand j'ai lu ce passage, les souvenirs sont revenus en moi. J'ai vécu quelques temps en face de l'Athos, sur une falaise dominant la mer. Je me souviens de la "patrouille de Grèce" qui me faisait un show privé chaque jour. Je me souviens de la montagne sacrée, capricieuse, qui apparaissait quelquefois à travers la brume. Je me souviens précisément de la texture de l'eau et du sable, du goût précis de cette salade de tomate unique au monde à la taverne, dont j'ai mis si longtemps à m'apercevoir qu'il venait de celui de l'huile d'olive dont je n'ai plus goûté jamais une telle splendeur.
"Comment as-tu eu l'idée de faire des signaux aux avions ?
-Elle m'est venue un jour où j'étais sur la terrasse de père Daniel. j'avais de longues conversations avec lui naguère. Mais il a énormément vieilli ces derniers temps, il n'a plus le courage de soutenir une discussion. J'étais en train de me demander ce que j'allais pouvoir faire désormais pour passer le temps lorsque j'ai vu un avion à l'horizon.
-Il s'agit d'un jeu, en somme.
-Tu trouves que je suis trop vieux pour jouer sans doute ?
J'ai perçu une légère anxiété dans sa voix."

25.4.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 17

Shinshû Suwa-no-ko (Le lac Suwa dans la province de Shinano).

Deux peintres pour le même lac !
Hokusai


et Hiroshige

24.4.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 13, (le) retour (de la honte!)

Blaise et le château d'Anne Hiversaire, de Claude Ponti, ed l'école des Loisirsp22-23
Comment ne l'ai-je pas vu ? Quelle honte pour la fan de Claude Ponti que je suis ! C'était ça!
Heureusement que je m'en suis aperçu toute seule !

20.4.08

Front de nuages

Les jours passent et le temps reste identique : zone de front dans les cieux. Hier, le soleil a gagné.

17.4.08

Résistance


Aujourd'hui, j'ai fait de la résistance.
J'avais décidé de lire le chapitre suivant d'Ap. J.-C. au bord de la mer.
Mais en chemin, je me suis souvenue que la plage est interdite au chien. Et Tony était là.
Je cherchai donc un banc sur la Prom. Le soleil disparut sous les nuages, bien que d'autres, nombreux, plus résistants encore que moi, continuassent à nager dans la mer, avec plaisir semble-t-il. En fait, le vent était glacé. J'entamai mon chapitre. Puis je dus mettre ma capuche. Mon nez commençait à couler lorsque je suis arrivée à la dernière ligne. Mission accomplie !
Ap J.-C vaut bien quelques sacrifices !
En revenant, je suis passée par le cours Saleya et j'ai fait quelques courses :

14.4.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 16

Kôshû Mishima-goe (la passe de Mishima dans la province de Kai)

Il y a aussi un énorme chêne, à Courmes, dans ma région. Il faut être nombreux pour en faire le tour. On s'y tient silencieux, sans faire d'effort, tant on y est impressionné. Bien sûr, on n'y voit pas le mont Fuji. Mais la région n'est pas mal du tout, dans les gorges du Loup, surtout à l'automne, avec les paysages rouges et le brame du cerf...

13.4.08

Un dimanche Ap. J.C.


J'ai repris, enfin, la lecture de Ap. J.C. de Vassilis Alexakis, délaissée depuis trop longtemps. Comme souvent, j'y ai trouvé des fragments de serendipity avec ma vie présente :
ch8, p126:
"Je suis fatiguée. Je me suis toujours sentie fatiguée en avril, dès mon plus jeune âge. C'est le mois le plus épuisant."
p129:
"Dans quelques mois je n'habiterai plus cette maison. Je me suis endormi sur cette pensée".
et chapitre 9 ce passage qui devrait plaire à Christian :
"Je ne lis plus de livre à Nausicaa. Elle m'a dégagée de cette obligation, jugeant manifestement qu'elle avait suffisamment chargé mon emploi du temps avec la recherche qu'elle m'a demandée. Nous avons clos le cycle des lectures il y a un mois(...) Ce jeudi lorsque je suis allée la voir, je me suis rendu compte que nos tête-à-tête m'avaient manqué, malgré le fait que nous ne discutions presque jamais. Je crois que nous communiquions par le biais des textes que nous écoutions ensemble, en faisant le même voyage. Nous découvrions des phrases qui convenaient tantôt à elle, tantôt à moi. Nous nous entretenions d'une certaine façon aux dépens de l'auteur, mais en utilisant sa voix. "Je vous connais par les livres que je vous ai lus" pourrais-je lui dire."

9.4.08

Snow Falling on cedars

Hokusai et le mont Fuji, semaine 15

Kôshû Kajikazawa (dans la région de Kajikazawa )

Cette gravure est si connue. Et si belle.
Elle m'évoque un film de Scott Hicks, "la neige tombait sur les cèdres".

Sieste


Ce n'était pas dimanche, mais le dimanche avant. Comme elle, je me suis adossée à la muraille, comme un lézard, et j'ai bu le soleil de partout. Le bruit des vagues, c'est tout.
Dimanche, ce n'était plus pareil. Je l'ai compris tout de suite. Déjà, en haut, remontaient les effluves de l'ambre solaire; en haut trop de vent, en bas, trop chaud et ça pue. Une image m'est venue : Ceux d'en haut, ceux d'en bas. En haut des gens, trop couverts qui marchent et observent ceux d'en bas, nus, qui prennent le temps et attrapent des coups de soleil.

Pas de risque aujourd'hui, tout le monde est en harmonie : il pleut, et j'ai rallumé le chauffage...

3.4.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 14

Sôshû Umezawa-zai en Sagami (les champs du hameau d'Umezawa dans la province de Sagami)
Je n'ai jamais vu de grues sauvages. Mais je les ai entendues. En grand nombre.
C'était en Dordogne, une nuit de printemps. Nous avions attendu la nuit avec un télescope, mais la brume légère ne semblait pas vouloir se lever. Tout d'un coup, des cris par centaine, tout près, très bas, mais on ne voyait rien. Les grues en migration passaient tout près de nous, invisibles, inexorablement, pendant de longues minutes. Puis le silence de la nuit, de nouveau, mais pas comme avant.

Ici la lumière

Un p'tit air de Grèce

et un p'tit air de tropique

mais en fait c'est ici

31.3.08

Du cornet de barbe à papa


Elle a été achevée, cette jolie fusée mousseuse rose et jaune qui vivait tranquillement en famille à Alexanderplatz. Après avoir été arrachée de ses soeurs au ciseau, puis compactée sauvagement dans les bagages, elle a été totalement dévorée hier par trois affamés incapables de s'en tenir à leur résolution de la consommer en plusieurs repas.

30.3.08

Tourner comme un fauve en cage

Zoo de Berlin, dimanche de Pâques


Ca me donne un mal au ventre d'enfer. Une envie de vomir, un malaise violent, un besoin d'être ailleurs. Une culpabilité immense. Car c'est à cause de moi qu'il est là. Parce que j'ai pris ce putain de billet d'entrée. Il tourne en rond. Peut-être des heures avant de se résigner. En fait, ce n'est pas juste. Je devrais ressentir cela pas seulement pour lui .
Je n'aime pas les zoos, par éthique. Mais pour lui, c'est plus fort que moi. Cela devient un malaise physique.

27.3.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 13

Cette semaine, c'est le retour du froid en Europe...

Sôshû Shichiri-ga-hama (la plage de Shichiri dans la province de Suruga)


Photo de lu.ciole
That photo was taken 4,5 kilometers from Shichirigahama in Zushi City east of Kamakura. So, the relative positions of Mt. Fuji and Enoshima are different from those in Hiroshige's picture. Shichirigahama or Shichiri Beach is next to Enoshima.


Photo de lu.ciole

23.3.08

Le lapin de Pâques est passé à Berlin



Il a travaillé sous la neige ! Libérez nos travailleurs de l'Est (c'est là que je loge à Berlin) !

22.3.08

Joyeuses Pâques



Sur un marché près de notre hôtel, et dans un grand chocolatier en ville, les Pâques ne sont pas les mêmes...

Les ailes du désir



Le premier monument que j’ai vu hier à minuit en arrivant à Berlin est le Siegessaüle. Cela m’a mis de très bonne humeur. Bonjour Uriel !

17.3.08

Rameaux


Pour la fête des Rameaux, le parvis des églises prend comme des airs d'abords de temple japonais. Des palmes tressées, que des femmes tissent sur le parvis. Quand j'étais enfant, ce mouvement me fascinait, et d'ailleurs il me fascine toujours. Dans la rue, hier, j'ai croisé de nombreux passants, la plupart avec de simples rameaux de buis ou d'olivier à la main. Ce côté païen des chrétiens, au lieu de me hérisser, me les rend sympathiques. Nous ne sommes encore que des enfants, croyant malgré tout à la magie des choses et faisant de simples rameaux des trésors domestiques.

12.3.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 11

tôto Asakusa Honganji (Le temple de Honganji d'Asakusa à Edo)

Vole vole cerf volant, plus haut que le mont Fuji

8.3.08

Ca y est...



J'ai reçu le bout de papier à entête. Je suis "officiellement" libérée et moralement satisfaite. Mais finir ainsi trente ans de vie commune, c'est triste. Prenons le avec humour, comme il se doit !

3.3.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 10

Bishû Fujimigahara (les champs de Fujimi dans la province d'Owari)



Il est là. Tout petit au loin. Mais il est là.

1.3.08

Tania de Montaigne 2 : les insectes


"Ce que je sais : les insectes meurent souvent de mort violente, mais c'est un peu de leur faute. Un insecte c'est moche, ça ne va avec rien. Les objectifs de l'insecte sont mal définis, parfois il déplace des boulettes de matière indéterminée pendant des heures avec ses petites mandibules. Il est là et il fait rouler sa boulette, il en chie, c'est visible, mais il continue. C'est le type qui n'a pas de bol, tout le monde a voté, et par 456 voix contre 222, c'est lui qu'on a désigné. On lui a dit : Gérard c'est toi qui va rouler la boulette. Et on le voit le cafard qui s'escrime à déplacer ce truc jusqu'à chez lui. Normalement, si tout se passe comme prévu, à un centimètre du but, un enfant accroupi, armé d'un râteau en plastique, visera maladroitement et empalera Gérard. Un bonne chose de faite, pensera l'enfant qui aura oublié l'incident en quelques secondes, alors que chez Gérard on pleurera et on votera en session extraordinaire pour savoir qui sera le prochain. Mort d'un cafard, c'est tragique et banal, il en reste tant d'autres, petites bêtes noires qui s'infiltrent et ne me lâchent pas. "
in Tokyo c'est loin

25.2.08

hokusai et le mont Fuji, semaine 9

kôshû inume-tôge (le col d'Inume dans la province de Kai)


Dans cette gravure, je me vois toujours à droite, sur la pente escarpée, sur un col du pays basque, tôt par un matin ensoleillé d'été. Je ne me souviens pas du nom de l'endroit. Il y avait des palombières sur la ligne du col, inoccupées, comme un rappel de la cruauté vaine des hommes en un si bel endroit.

21.2.08

le bonheur à la paille


La fenêtre est ouverte. Le soleil, la chaleur, entrent par cascades. On entend de petits oiseaux gazouiller. Tony est couché sur le tapis. Je repasse du linge. Il aide Léa à faire son algèbre. C'est une image d'Epinal, ou plutot Rossignol, comme celle que l'on peut en trouver dans la méthode Bocher. Tout ça pour en arriver là dirait un pilier du MLF. Un bonheur à pleurer dirait une autre. Oui, c'est vrai, les larmes me montent aux yeux. Mais je ne veux pas pleurer. Je bois le bonheur à la paille. Dans un grand verre.

19.2.08

Le mausolée Hanbury


C'est un bel endroit pour reposer. Paisible, tout près de la maison. Parmi les feuilles, une touche africaine parmi toute cette Italie. Ce jardin est une merveille. Un havre de lumière, de verdure, une atmosphère précieuse et simple. Mais pas intime comme à la serre de la Madone. Une impression d'immensité...

Un dragon italien


S'il vous plait, ne dites pas : encore ! Oui oui je sais ! Je suis allée me promener en Italie, à Vintimille, dans les jardins anglais d'Hanbury. Ce n'est pas ma faute ! Bien sûr, bien sûr, il y avait des choses plus italiennes. Bien sûr. Mais avouez qu'il est beau ce dragon !

hokusai et le mont Fuji, semaine 8


bushû tamagawa (la rivière Tama dans la province de Musashi)

16.2.08

Tania de Montaigne 1 : la langue maternelle

Tokyo c'est loin, de Tania de Montaigne, je l'ai acheté à cause du titre, et puis à cause du résumé de l'histoire qui me rappelait un peu la mienne. J'ai beaucoup aimé au début, mais ensuite, au Japon, l'histoire retombe comme un soufflé. Mais le plaisir de petits extraits reste délicieux, comme celui-ci :
"Je dis personne ne sait qui je suis, et c'est faux. Une personne sait, depuis toujours, avant moi peut-être. Ma mère me sait, avant que je parle, avant les mots, elle me savait déjà. C'est vers elle que je vais, sans réfléchir, avec mon sac sur l'épaule et mon tailleur de dame. Je vais vers la seule qui puisse faire mon mutisme sans trouver ça étrange. Une mère sait faire avec les mots, c'est par là qu'elle a commencé, avec les phrases qu'elle retire de sa bouche pour vous les donner à mâcher, à goûter. Elle vous a donné des mots, des tables, des arbres, des nuages. Votre table n'est pas celle du voisin et pourtant c'est la table de tout le monde, le mystère est là. Elle a donné la becquée un par un , mot par mot, des verbes, des adjectifs, des noms propres, des noms communs, un peu chaque jour. Elle a attendu qu'on les digère, elle a tapoté votre dos. Elle a expliqué l'abstrait et le concret. On n'a pas toujours compris, ona cherché la liberté dans les supermarchés, un pot de liberté, un rouleau. On n'en a pas trouvé et on a été déçu, comme quand on a appris que le père Noël n'existait pas. Elle vous a donné le père Noël, ce gros monsieur immortel qui circule en rennes. En y repensant aujourd'hui, on s'étonne d'avoir pu croire un truc pareil, le type de 200kg qui passe par des trous de cheminées de 50cm de diamètre. Le type habillé en rouge et blanc qui sort de la cheminée sans une tache. Mais à l'époque c'était impossible que ce soit faux puisque c'est elle qui vous le disait, bien sûr que c'était vrai. Et puis un jour elle vous l'a repris le père Noël, elle vous a dit bah oui, te voilà grand, tout ce qui nous entoure doit mourir, moi y compris. ... Ce que je sais : c'est triste quand le père Noël meurt."

15.2.08

Près du bassin du jardin de la Serre de la Madone


Ici dans mon pays, beaucoup de gens n'aiment pas les riches, et les maudissent.
Je me suis assise là, entre les deux fenêtres, sous la manivelle. C'est un très bel endroit. Paisible, précieux et simple. Empli de trésors botaniques qui n'ont l'air de rien. Tout cela était à un seul homme, qui y a mis tout son amour, et une partie de sa fortune. Heureusement, à sa mort, de petites gens se sont battus pour que tout ceci soit conservé. Maintenant, c'est aussi à moi, et je puis m'y promener à loisir. Et m'y asseoir près du bassin. Mais je regrette vraiment que plus personne n'y vive. Un paradis passager. Mais un vrai paradis.

Le Temple de l'Amour



Ici, c'est le Temple de l'Amour. Une Folie, très belle, colonnade antique et tout et tout. Romantique à souhait à deux. Cafardeux au possible seul.
Mais pour lui, c'est un toboggan. C'est tout.

14.2.08

Aujourd'hui c'est la saint Valentin


Aujourd'hui, j'ai croisé dans la rue toutes sortes d'hommes avec des bouquets. Un jeune avec un bouquet de roses dans sa poussette de marché; un vieux avec une canne et un bouquet de fleurs des champs. Je n'ai pas croisé le mien. Mais j'ai son bouquet sur mon buffet.

13.2.08

Origamis


J'ai trouvé ceci par hasard : une petite merveille.
Le site du film: http://www.salvadorsimo.com/Insight.html

Au revoir Henri Salvador

C'était dans mon enfance. Je regardais Salves d'or à la télévision. Henri Salvador faisait tous les rôles. C'était le high tech de l'époque au niveau des trucages, et je regardais totalement médusée. Zorro est arrivé, Juanita Banana, c'était mon enfance...

Serre de la Madonne, 1


C'est un banc où l'on a tout de suite envie de s'asseoir. Pas de vue grandiose sur un mont Fuji. Pas de vue sur les bassins. Pas de rareté botanique à proximité. Non, c'est le banc, le banc lui même...

12.2.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 7


bushû senjû (senju dans la province de Musashi)

Un homme a attrapé une pauvre petite tortue attachée par une corde. Il y a aussi deux pêcheurs à la ligne, totalement incongrus...

3.2.08

Hokusai et le mont Fuji, semaine 6


Aoyama enza-no-matsu (le pin-coussin à Aoyama)

Je me joindrais volontiers au pique-nique de ces hommes, dans les jardins du temple Ryuganji de Edo. Surtout que dans leur bento doivent se cacher quelques mets succulents... Je pourrais espionner tout à loisir le jardinier caché dans les arbres dont on voit le pied, tout à gauche de la gravure...