20.4.17
Des hommes sans femmes (11)
"Les branches du saule oscillaient sous la brise du début d'été. Dans une petite chambre sombre, quelque part à l'intérieur de Kino, quelqu'un allongeait la main pour la poser sur la sienne. Les yeux fermés, il sentit son poids, sa chaleur, sa douceur. C'était quelque chose qu'il avait oublié depuis très longtemps. Dont il avait été mis à l'écart."
Le bar de Kino, Des hommes sans femme, MURAKAMI Haruki
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19.4.17
Des hommes sans femme (10) : le temps de trois brandys
"Elle était toute à la musique, buvant son brandy lentement sans dire un mot, complètement perdue dans ses pensées. Le silence ne semblait pas lui peser. Le brandy était le genre d'alcool qui s'accordait bien avec lui. En agitant son verre, elle prenait tout son temps pour humer les parfums, en admirer la couleur.
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18.4.17
Des hommes sans femmes (9) : face B
? ???????
pas trouvé ! Help ! ;-)
"Tout deux l'écoutèrent en silence. Quand il fut terminé, elle lui dit : "Pourriez-vous mettre l'autre face ?" Et c'est ce qu'il fit.
Le bar de Kino, Des hommes sans femme, MURAKAMI Haruki
pas trouvé ! Help ! ;-)
"Tout deux l'écoutèrent en silence. Quand il fut terminé, elle lui dit : "Pourriez-vous mettre l'autre face ?" Et c'est ce qu'il fit.
Le bar de Kino, Des hommes sans femme, MURAKAMI Haruki
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Des hommes sans femmes (8) : vieillerie
Ce soir-là, la femme entra seule dans le bar. Il n'y avait aucun autre client. La pluie tombait alors sans discontinuer. Quand elle ouvrit la port, l'air gorgé des parfums de la pluie et de la nuit s'engouffra à l'intérieur. Elle s'assit au comptoir, commanda un brandy, et demanda à Kino de mettre un disque de Billie Holiday. "Le plus ancien possible."
Le bar de Kino, Des hommes sans femme, MURAKAMI Haruki
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17.4.17
Des hommes sans femmes (7) : la bataille de Jericho
Il était évident que le comportement de ces hommes déplaisait fortement à Kamita - dont Kino ne connaissait pas encore le nom. Son visage resta imperturbable mais, de la main gauche, il se mit à tapoter sur le comptoir, comme un pianiste qui teste les touches du clavier. Je dois intervenir, pensa Kino. Ici, c'est moi le responsable.
Le bar de Kino, Des hommes sans femme, MURAKAMI Haruki
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12.4.17
11.4.17
4.4.17
2.4.17
Sur les chemins de l'école (23) :glycines
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29.3.17
Des hommes sans femmes (6) : souvenirs
J'ai l'impression alors que tous ces événements se sont produits hier. La musique a le pouvoir de revivifier les souvenirs, avec une intensité et une clarté telles que l'on en est parfois blessé.
Yesterday, Des Hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
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28.3.17
Des hommes sans femmes (5) : nous faisons tous des détours sans fin
Du regard, je fis lentement le tour de la salle. Ici où là, des hommes en costume élégant portaient un verre aux lèvres. L'une après l'autre, des bouteilles de prix étaient débouchées.
Yesterday, Des Hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
27.3.17
Des hommes sans femmes (4) : Murakami, le retour (2)
"Quand nous sommes allés dans ce petit restaurant italien, à Shibuya, nous avons bu du chianti très ordinaire. Tu te rappelles ? Et aujourd'hui, nous dégustons ces vins de prix de la Napa Valley. Un drôle de retournement, non ?
- Je m'en souviens très bien", dit-elle.
Elle avait retrouvé ses esprits.
"Nous avons vu un film de Woody Allen. C'était lequel, déjà ?"
Je lui rappelai le titre.
"C'était un très bon film"
J'étais d'accord. C'était l'un des meilleurs films de Woody Allen."
Yesterday, Des Hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
- Je m'en souviens très bien", dit-elle.
Elle avait retrouvé ses esprits.
"Nous avons vu un film de Woody Allen. C'était lequel, déjà ?"
Je lui rappelai le titre.
"C'était un très bon film"
J'étais d'accord. C'était l'un des meilleurs films de Woody Allen."
Yesterday, Des Hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
26.3.17
Des hommes sans femmes (3) : kinô
"Il l'entonnait d'une voix tonitruante chaque fois qu'il était dans son bain.
Hier, c'est
deux jours avant demain
et parce que c'est
le lendemain d'avant-hier ...
Dans mes souvenirs, c'est ainsi que cela commençait, mais comme beaucoup de temps a passé, je n'en suis plus tout à fait certain."
Yesterday, Des hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
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25.3.17
Cent vues (101) : quand y en a plus, y en a encore
Jaoinuma no Fuji, Hokusai

Une cabane, un arbre et le Fuji, c'est ainsi que je le vois, dans mes rêves. Les serpents, non, je ne les vois pas, c'est ma vision optimiste du monde.

Une cabane, un arbre et le Fuji, c'est ainsi que je le vois, dans mes rêves. Les serpents, non, je ne les vois pas, c'est ma vision optimiste du monde.
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Des hommes sans femmes (2) : théâtre russe
"
" Vous avez lu Oncle Vania ?
- Chaque jour, vous n'avez cessé de m'en faire entendre des tirades, et à très haute voix ! Alors j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur cette histoire. Moi aussi, je suis curieuse, voyez-vous ! répondit Misaki. "Ah, quel malheur de ne pas être séduisante ! Pourquoi suis-je née ainsi, aussi peu charmante , Pourquoi ce destin ?" C'est une pièce plutôt triste.
- Une histoire désespérée, fit Kafuku. "Ah ! Quel malheur ! J'ai déjà quarante-sept ans. Il se peut que je vive jusqu'à soixante. Une éternité ! Comment pourrais-je supporter de vivre ainsi encore treize années ? Que ferais-je ? Comment les occuperais-je chaque jour ?". A cette époque, les gens mourraient généralement vers soixante ans. Oncle Vania a peut-être eu de la chance de ne pas vivre aujourd'hui. "
Drive my car, Des hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
" Vous avez lu Oncle Vania ?
- Chaque jour, vous n'avez cessé de m'en faire entendre des tirades, et à très haute voix ! Alors j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur cette histoire. Moi aussi, je suis curieuse, voyez-vous ! répondit Misaki. "Ah, quel malheur de ne pas être séduisante ! Pourquoi suis-je née ainsi, aussi peu charmante , Pourquoi ce destin ?" C'est une pièce plutôt triste.
- Une histoire désespérée, fit Kafuku. "Ah ! Quel malheur ! J'ai déjà quarante-sept ans. Il se peut que je vive jusqu'à soixante. Une éternité ! Comment pourrais-je supporter de vivre ainsi encore treize années ? Que ferais-je ? Comment les occuperais-je chaque jour ?". A cette époque, les gens mourraient généralement vers soixante ans. Oncle Vania a peut-être eu de la chance de ne pas vivre aujourd'hui. "
Drive my car, Des hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki, ed. Belfond
24.3.17
Des hommes sans femmes (1) : Murakami, le retour
"Au retour, il écoutait souvent un quatuor à cordes de Beethoven. Il aimait ces quatuors, et ne se lassait jamais de les écouter. Une musqiue qui vous laissait libre de penser, ou, au contraire, de ne penser à rien. Lorsqu'il était d'humeur à entendre quelque chose de plus léger, il mettait une cassette de vieux rock américain, comme les Beach Boys, les Rascals, Creedence ou encore les Temptations."
Drive my car, Des hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki,
Drive my car, Des hommes sans femmes, MURAKAMI Haruki,
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23.3.17
variations gnocchesque (2) : encore des champignons
Mais cuits, à peine, avec une échalotte.
par Dvorah. Leerdamer en micro-cubes, œuf mollet, levure de bière et huile d'olive. Les gnocchis verts viennent d'Agnoletti.
par Dvorah. Leerdamer en micro-cubes, œuf mollet, levure de bière et huile d'olive. Les gnocchis verts viennent d'Agnoletti.
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