15.5.13

Marché du samedi : des touristes et des fraises


La période du marché pénible commence : envahi de touristes en troupeaux, la progression y est difficile. Une "niçoise" à l'accent du Nord ne peut laisser empêcher sa mauvaise humeur de se manifester : "Qu'est-ce que c'est que tout ce monde qui n'a jamais rien vu ? Que font-ils au marché ? Ils ne peuvent pas les emmener dans un musée  ?"
Dans un musée, lors de ma recherche de fraises, j'avais bien l'impression d'y être : version MAMAC, du conceptuel 100%, avec de grosses fraises très design, aussi grosses que sans aucune saveur, à 2,90€ la barquette; et version Musée des Beaux-Arts pour les autres, variétés anciennes, protégées, sauvegardées à 5€90 la demie-portion.

29.4.13

Mon quartier (62) : printemps sur les façades (suite)

Quittons la Buffa et ces glycines pour se glisser dans Maréchal Joffre :



des fruits, des fleurs, que du bonheur ...











28.4.13

Mes notes de chevet (105) : danses

Dans la "danse de la tête tirée" les acteurs ont les cheveux épars et font des yeux effrayants; mais la musique ne lasse pas d'être fort belle.
Sei Shônagon, Notes de chevet

Mes notes de chevet : prémonition du Sacre du Printemps ?

26.4.13

Printemps sur les façades (1)

Puisque l'hiver est interminable, et que l'on détruit même les glycines du lycée Masséna




cherchons les fleurs  parmi l'architecture !




22.4.13

Cent vues (77) : cul par dessus tête

Fuzei omoshiroki Fuji, Hokusai


Lancer par dessus la montagne, à en perdre ses socques ...



20.4.13

De l'art de la conversation

"- Le départ est donc décidé ? demanda Karénine.
 - Oui, il va à Paris, il a entendu une voix, répondit Lydie Ivanovna en regardant Oblonski.
- Une vois, vraiment ! répéta celui-ci, sentant qu'il fallait user d'une grande prudence dans une société où se passaient des mystères dont il n'avait point la clé."
Anna Karénine, septième partie, ch. XXI

19.4.13

Test d'antidépresseur de la belle saison : le café gourmand (2) : Di Yar



n°2 au catalogue
lieu :  Di Yar, rue de la préfecture
genre : libanais 
présentation : agréable, j'adore le design de la soucoupe de la tasse !
café : excellent
pâtisserie : deux mini-pâtisseries orientales changeant chaque jour;
 ce jour là, le gâteau à droite classique oriental bon sans plus, le gâteau au fromage de gauche à la crème de lait est une petite merveille absolument délicieuse !
accueil : excellent
rapport qualité-prix : très bon
prix : 5 € 
le plus : terrasse fraîche l'été, la gentillesse du personnel.

17.4.13

Test d'antidépresseur de la belle saison : le café gourmand (1) : Palais de la Méditerranée

Une nouvelle rubrique avec le retour du soleil.


n°1 au catalogue
lieu :  Palais de la Méditerranée, terrasse 3e étage
genre : chic
présentation : très belle, original, design : plateau en ardoise, belle composition des différents éléments
café : très bon
pâtisserie : nombreux petites choses à déguster, le choix varie selon les moments, goûts et textures variés, présence de fruits frais
accueil : excellent
rapport qualité-prix : excellent (moins cher que Columbus Café et son gobelet en carton !)
prix : 7 € 
le plus : terrasse extrêmement agréable et très calme, vue sur mer et ponton (sauf par vent fort)
conclusion : excellent

13.4.13

Bruits de mariage

"Parents et invités suivirent le jeune couple dans un murmure de voix et un froufrou de robes. Quelqu'un se baissa pour arranger la traîne de la mariée, puis un silence si profond régna dans l'église qu'on entendait les gouttes de cire tomber des cierges."
Léon Tolstoï, Anna Karénine, 5e partie, ch.IV

2.4.13

Fragments du quotidien (17) : passer la Mer Rouge


Chaque année, il faut recommencer à passer la Mer Rouge, et d'abord laisser l'Egypte.
Tout fut presque au rendez-vous : les grenouilles dans mon ventre, la vermine qui guette, la peste qui s'est abattue sur mes invités au seder, ulcère au singulier, absence du premier-né, l'obstination rituelle d'un pharaon prévisible. Mais la Mer, comme toujours, quand on n'y croit plus, s'est ouverte, et ce soir, l'on mangera le couscous au beurre, à l'elben et aux fèves ...


30.3.13

Cent vues (76) : pile de couvre-chefs

Hakkai-meguri no Fuji, Hokusai

Mais au retour, comment feront-ils pour récupérer LEUR chapeau, sans pou ?

29.3.13

Fragments du quotidien (16) : deux vieux amis

Alors que je me débats entre l'épluchage de patates germées et mes douleurs cervicales (il faut bien se nourrir même en période de claustration), j'entends la voix de deux amis perdus de vue depuis longtemps : Marc-Alain Ouaknin citant Nietzsche : "L’art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité".

28.3.13

Lectures : un touriste russe avant Depardieu ?


"... ce prince jouissait d'une santé exceptionnelle, même pour un prince; des soins hygiéniques minutieux joints à une gymnastique appropriée le maintenaient en si bel état qu'en dépit des excès auxquels il se livrait, il gardait la fraîcheur d'un concombre de Hollande, long, vert et luisant. Il avait beaucoup voyagé, les facilités de communication modernes lui offrant l'avantage, qu'il prisait entre tous, de pouvoir goûter sur place les amusements à la mode dans tel et tel pays. En Espagne, il avait donné des sérénades et courtisé une joueuse de mandoline; en Suisse, il avait tué un chamois; en Angleterre, sauté des haies en habit rouge et parié d'abattre deux cents faisans; en Turquie, il avait pénétré dans un harem; aux Indes, il s'était promené sur un éléphant; il tenait maintenant à savourer les plaisirs spécifiquement russes. "
Anna Karenine, quatrième partie, ch. 1, Léon Tostoï

27.3.13

Fragments du quotidien (15) : franchir la mer à pied sec

Le passage en Egypte cette année fut des plus mouvementés. Descendance aux abonnés absents, déficience du physique (alliance dos et estomac pour semer la panique), atteinte des colatéraux invités par une des dix plaies les rendant indisponibles. Nous avons cependant réussi à mener un seder de style romantique, en duo aux chandelles, 
avec un corban Pessah qui ne manquait pas d'allure ... juste ce qu'il fallait pour traverser la Mer et être prêts, tels Chaboudeau et Escarbille, à l'errance désertique. En espérant trouver une chaise, peu importe la couleur ...

18.3.13

Fragments du quotidien (14) : météo

Reflets de la folie du mois : le ciel est gris de gris, son reflet bleu de bleu

17.3.13

Fragments du quotidien (13) : it's beyond my control


Tant qu'il y aura des jonquilles au marché, je ne pourrai acheter rien d'autre. Je ne peux pas faire autrement, c'est plus fort que moi. Et c'est très bien, ces éclats de soleil parmi la grisaille de cet apocalyptique mois de mars

16.3.13

Fragments du quotidien (12) : mots d'enfant

Sur la Prom, sur une toute petite trottinette, et dessus une toute petite, si petite que je fus toute étonnée de l'entendre parler si distinctement. Elle jouait toute seule à la course, et se donnant le départ, cria :
"Un
Deux
Trois
Bye bye !"

15.3.13

Fragments du quotidien (11) : Truman show

 Les gardiens en uniforme m'avaient ouvert la barrière, j'avais longé le lac, le club house, le village et ses petits commerces. Dans mon rétroviseur qui tient avec une élastique, je voyais le véhicule garé derrière, une Porsche Cheyenne. Devant moi une énorme Audi jamais vue auparavant. J'étais calfeutrée dans ma voiture, attendant l'ouverture de l'école maternelle publique enclavée là, regardant tomber la neige à gros flocons. A l'horizon le cap d'Antibes.

14.3.13

Mélisande, celle qui laisse tout tomber dans l'eau et ne se laisse pas prendre par la main (24) : le mot de la fin



C'était un petit être si tranquille, si timide et silencieux. C'était un pauvre petit être mystérieux comme tout le monde.
Pelleas et Mélisande, Acte V, Debussy/Maeterlinck

13.3.13

Mélisande, celle qui laisse tout tomber dans l'eau et ne se laisse pas prendre par la main (22) : dialogue avec Arkel, celui qui est toujours à côté de la plaque



Pelleas et Mélisande, Acte 5 scène 1. Debussy, Maeterlinck.

-Je n'ai jamais été mieux portante. Il me semble cependant que je sais quelque chose.
- Que dis-tu ? Je ne te comprends pas.
- Je ne comprends pas non plus tout ce que je dis. Je ne sais pas ce que je sais. Je ne dis plus ce que je veux.
- Mais si, mais si ! Je suis tout heureux de t'entendre parler ainsi; tu as eu un peu de délire ces jours-ci, et l'on ne te comprenait plus. Mais maintenant, tout cela est bien loin.

Pelleas et Mélisande, Acte 5 scène 1. Debussy, Maeterlinck.