17.5.10
13.5.10
Tapis rouge
Plateau spécial pour l'inauguration du Festival de Cannes-Canal + par un grand cuisinier japonais. Clip Tim Burton parfait. Je déconseille absolument Robin des Bois, une vraie daube (indigeste avec la cuisine japonaise).
11.5.10
Senteurs
"Les Arabes ont un sens aigu de cette pureté qui naît de la raréfaction. Je m'en avisais pour la première fois, voici des années, un jour où nous avions chevauché très loin par les plaines mouvantes du Nord de la Syrie jusqu'à une ruine de la période romaine. C'étaient, dirent mes compagnons, les restes d'un palais bâti dans le désert pour une reine par son époux, seigneur de la région limitrophe. Ils ajoutèrent que l'argile de cette construction avait été, pour plus de richesse, pétrie non pas avec de l'eau, mais avec de précieuses essences de fleurs. Reniflant l'air comme des chiens, mes guides me conduisaient de salle croulante en salle croulante disant : "voici le jasmin, voici la violette, voici la rose."
A la fin Dahoum m'entraîna : "venez sentir le parfum le plus doux"; nous entrâmes dans le corps du logis, et là, dans l'embrasure des fenêtres béantes sur sa façade orientale, nous pûmes aspirer à pleine bouche le souffle sans effort ni tourbillon qui palpitait en frôlant les murailles. Il était né, ce souffle vide du désert, quelque part au delà du lointain Euphrate; et pendant des jours et des nuits, il s'était traîné sur une herbe morte : rencontrant son premier obstacle en ce palais ruiné élevé par la main des hommes, il paraissait s'attarder alentour avec de puérils murmures. "Voilà bien le meilleur parfum, dirent mes guides : il n'a pas de goût."
T.E. Lawrence, in Les sept piliers de la sagesse
A la fin Dahoum m'entraîna : "venez sentir le parfum le plus doux"; nous entrâmes dans le corps du logis, et là, dans l'embrasure des fenêtres béantes sur sa façade orientale, nous pûmes aspirer à pleine bouche le souffle sans effort ni tourbillon qui palpitait en frôlant les murailles. Il était né, ce souffle vide du désert, quelque part au delà du lointain Euphrate; et pendant des jours et des nuits, il s'était traîné sur une herbe morte : rencontrant son premier obstacle en ce palais ruiné élevé par la main des hommes, il paraissait s'attarder alentour avec de puérils murmures. "Voilà bien le meilleur parfum, dirent mes guides : il n'a pas de goût."
T.E. Lawrence, in Les sept piliers de la sagesse
Shaï-Hulud
"Il y a aussi dans le fleuve Indus un ver qui ressemble assez de forme au ver du figuier. Il a environ sept coudées de long. Il est si gros qu'un enfant de dix ans aurait peine à le prendre dans ses bras. Ce ver n'a que deux dents, mais tout ce qu'il parvient à saisir avec, il le dévore. Il passe ses journées dans la vase du fleuve, sort la nuit, et se jette sur tout ce qu'il rencontre : bœuf, chameau...Il le mord, l'entraîne dans le fleuve, et n'en fait qu'une bouchée. On l'attrape avec un grand hameçon auquel on accroche un agneau ou un chevreau. Une fois pris, le ver est suspendu pendant trente jours au dessus de récipients en terre, et il distille pendant ce temps une huile très visqueuse qui remplit au moins dix bonnes jarres. Après quoi, on jette l'animal, on scelle les jarres, et on les porte au roi. Personne d'autre que lui n'a le droit d'avoir cette huile. Elle enflamme tout ce qu'elle touche, bois ou chair."
Récits indien de Ctésias de Cnide, in En cheminant avec Hérodote, Jacques Lacarrière.
Récits indien de Ctésias de Cnide, in En cheminant avec Hérodote, Jacques Lacarrière.
Mes notes de chevet, 26. Choses élégantes
« Sur un gilet violet clair, une veste blanche. Les oeufs des canards. Dans un bol de métal neuf, on a mis du sirop de liane. Un rosaire en cristal de roche. De la neige tombée sur les fleurs des glycines et des pruniers. Un très joli bébé qui mange des fraises »
Sei Shônagon, Notes de chevet.
Sei Shônagon, Notes de chevet.
Mes notes de chevet :
La robe déclinée de Maggie Cheung dans In the mood for love,
surtout celle avec la jonquille.
Un chocolat noir sur une tasse à expresso blanche.
Des pivoines dans un vase bleu
Des carpes koi dans un bassin
L’amant dans le film de Jean-Jacques Annaud
Mon homme dans un tee-shirt noir.
10.5.10
Pour retrouver la nostalgie nippone, 20 : calme plat
Libellés :
Japon,
Nice,
pour retrouver la nostalgie nippone
2.5.10
Mes notes de chevet, 25. Oiseaux
« De la grue, j’aurais trop à dire. Cependant, il est vraiment splendide que sa voix monte par delà les nuages, et cela, je ne puis le taire »
Sei Shônagon, Notes de chevet

Mes notes de chevet :Je n’ai jamais vu de grues sauvages. Mais je les ai entendues. En grand nombre.
C’était en Dordogne, une nuit de printemps. Nous avions attendu la nuit avec un télescope, mais la brume légère ne semblait pas vouloir se lever. Tout d’un coup, des cris par centaines, tout près, très bas, mais on ne voyait rien. Les grues en migration passaient tout près de nous, invisibles, inexorablement, pendant de longues minutes. Puis le silence de la nuit, de nouveau, mais pas comme avant.
Sei Shônagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet :Je n’ai jamais vu de grues sauvages. Mais je les ai entendues. En grand nombre.
C’était en Dordogne, une nuit de printemps. Nous avions attendu la nuit avec un télescope, mais la brume légère ne semblait pas vouloir se lever. Tout d’un coup, des cris par centaines, tout près, très bas, mais on ne voyait rien. Les grues en migration passaient tout près de nous, invisibles, inexorablement, pendant de longues minutes. Puis le silence de la nuit, de nouveau, mais pas comme avant.
1.5.10
Marché de vendredi
18.4.10
Autre marché
Au marché des bouquinistes, sur la table de l'étal, c'est le tableau de Klee sur la couverture qui m'a attiré, celui que je suis en train d'étudier avec les enfants.
Gloires, Psaumes, traduit par Mechonnic
"La fièvre au cœur au fond de moi dans mon songe brûle un feu j'avais ces paroles sur la langue "
(39, 4)
Gloires, Psaumes, traduit par Mechonnic
"La fièvre au cœur au fond de moi dans mon songe brûle un feu j'avais ces paroles sur la langue "
(39, 4)
17.4.10
Marché de samedi
Pour changer cette semaine, tome de chèvre., mais quand même un p'tit frais comme d'habitude.
Un plan de tomates cerises pour l'école
Et du lilas, enfin ! agrémenté par une rose rouge offerte par le vieux marchand de 83 ans !
Japonisation gastronomique, 2 : tiramisu...
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thé
Japonisation gastronomique, 1 : asperges sauvages...
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recette
14.4.10
Mes notes de chevet , 24. Arbres
« Le katsura, le pin à cinq aiguilles, le saule, l’oranger. L’aubépine de Chine (...) quand tous les arbres ont perdu leurs fleurs, et sont tout verts, les feuilles rouge foncé de l’aubépine, sans prendre garde à la saison, brillent et attirent l’œil au milieu des feuilles vertes auxquelles on ne fait plus attention. C’est merveilleux »
Sei Shônagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet : L’odeur de miel qui me fascinait tant enfant. Le bourdonnement des abeilles dans le soleil. Cette cascade blanche compacte, accrochant la lumière en paillette, cachant ses dards, gare à qui s’approche. Elle a raison : l’aubépine est une merveille...
Sei Shônagon, Notes de chevet
Mes notes de chevet : L’odeur de miel qui me fascinait tant enfant. Le bourdonnement des abeilles dans le soleil. Cette cascade blanche compacte, accrochant la lumière en paillette, cachant ses dards, gare à qui s’approche. Elle a raison : l’aubépine est une merveille...
9.4.10
Pour retrouver la nostalgie nippone, 19 : où sommes-nous, 4 ?
A la Bambouseraie d'Anduze, ils sont vraiment arrivés à me filer le bourdon : c'est quand qu'on repart ?
6.4.10
Pour retrouver la nostalgie nippone, 18 : mochi
Vous êtes un dimanche de Pâques. Vous avez une amie anglaise. Elle vous invite chez une autre amie anglaise, au fin fond d'une guarrigue cévenole. Et voilà ce que vous y trouvez ! Et voilà qu'Hatsuo se met au fourneau... Un étrange miracle de Pâque...œcuménique !
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